C’était mieux avant…

Il y a tout juste 100 ans, en janvier 1918, c’était pour une fois moins bien car la guerre n’était pas encore terminée, mais l’Union Syndicale des Maîtres Imprimeurs de France, ancêtre de l’UNIIC, était déjà à la manœuvre et avait fondé l’Œuvre de Guerre des Industries du Livre pour venir en aide à nos valeureux soldats prisonniers de l’ennemi.

Ci-dessous le fac-similé de la une du Bulletin de l’USMIF de janvier 1918 suivi d’un compte-rendu de l’action de l’Œuvre. Prenez quelques instants pour les lire…

C’était mieux avant…

L’histoire ne dit pas si les droits de licence des polices étaient respectés mais on peut en douter…

À l’époque c’était une machine destinée aux typographes professionnels…

Aujourd’hui on pourrait la trouver au pied du sapin de Noël à destination de nos chères petites têtes blondes…

C’était mieux avant…

En ce temps-là, dans les années 1949/1950, Caractère est imprimé en 2 couleurs et parait au format 12,5 x 17,5 cm : plus pratique, plus économique certes, mais après avoir appelé dans ses colonnes les lecteurs à donner leur avis, son format variera plusieurs fois.

Et c’est aussi pour cela que sera décidée la parution de la magnifique collection des Albums de Noël qui viendra remplacer la collection L’illustration du Livre Français publiée par « la Fédération ».

En ce temps-là il s’agit à la fois d’une revue technique telle que nous la connaissons aujourd’hui, mais aussi de l’organe de presse porte-parole de la profession, publié comme indiqué sur la une ci-dessous, « sous les auspices  de La Fédération Française des Syndicats Patronaux de l’Imprimerie et des Industries Graphiques ». C’était juste après l’USMIF mais bien avant l’UNIIC… Nos destins sont donc étroitement liés et depuis bien longtemps.

En ce temps-là, publicités, articles techniques et petites annonces côtoyaient textes de lois, jugements prud’homaux ou coups de gueule syndicaux…

En ce temps-là patrons et ouvriers roulaient en Mercedes…

 

C’était mieux avant…

Comme elles étaient fraîches et pleines de candeur ces petites annonces du début des années 1900… Qu’il s’agisse d’offres ou de recherches d’emplois ou encore de ventes de fonds de commerce, le Bulletin Officiel de l’Union Syndicale des Maîtres Imprimeurs de France en regorgeait mais proposait aussi de mettre en relation gracieusement les salaries et les employeurs. A l’époque déjà l’USMIF, ancêtre de l’UNIIC, avait le sens du service…

 

C’était mieux avant…

En ce lendemain de Toussaint, jour des Morts, nous vous invitons à lire la nécrologie d’Hippolyte Marinoni parue dans le Bulletin Officiel de l’Union Syndicale des Maitres Imprimeurs de France de janvier 1904.

Après avoir fusionné avec Voirin, puis reprise par Harris et enfin Goss, la marque Marinoni n’a pas eu le bonheur de perdurer jusqu’à nos jours comme Agfa ou KBA, qui viennent de fêter respectivement leur 150ème et 200ème anniversaire ; mais beaucoup d’imprimeurs auront une pensée émue pour ce grand homme en se remémorant leurs débuts sur ses célèbres machines.

Son autobiographie est un hymne à la réussite, à l’opiniâtreté, à la modestie et au travail comme on n’en fait plus !

Lire la nécrologie d’Hypolite Marinoni

C’était mieux avant…

Même s’il date de 116 ans en arrière, voici un conseil « juridique » qui  rappellera peut-être de mauvais souvenirs à beaucoup d’entre vous…

Escrocs, aiglefins et autres arnaqueurs en col blanc sévissaient déjà à l’époque; et à l’époque déjà, les imprimeurs qui se battaient pour remplir leurs plannings étaient quelquefois imprudents.

C’était le 20 février 1901 mais finalement rien ou pas grand-chose n’a changé !

C’était mieux avant…

Certes les élections sénatoriales qui se dérouleront ce dimanche 24 septembre ne feront pas les choux gras des imprimeurs.

Mais à l’heure où l’UNIIC se bat pour sauver la propagande électorale, on ne peut oublier que, depuis des décennies, les périodes d’élections étaient attendues par la profession, au point qu’elles pouvaient parfois justifier et nécessiter de nouveaux investissements.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui, mais nous avons trouvé pour l’époque l’argumentaire commercial de ce fabricant de plieuses fort à propos !

C’était en 1936,  les plieuses collaient et rognaient déjà et déjà la guerre commerciale faisait rage, obligeant les fournisseurs à faire de la publicité mais aussi à proposer des offres percutantes…

Une précision importante qui figure sur cette publicité :  le moteur est compris !

 

C’était mieux avant…

En 1901 les publicités pour le matériel d’imprimerie et notamment les presses, étaient nombreuses dans le Bulletin Officiel des Maîtres Imprimeurs de France.

Nous en avons retrouvées de savoureuses et notamment celle de la Monocylette (ne pas confondre avec motocyclette même si la similitude n’est sans doute pas fortuite car dans beaucoup d’imprimeries elle était appelée monocyclette…) : construite par les établissements Édouard Lambert*, elle n’offrait, comme vous pouvez le lire, que des avantages… et avait déjà à l’époque réglé le problème qui taraude nos penseurs et philosophes actuels qui songent à créer un genre « neutre »…

* Édouard Lambert, né en 1859,  était ingénieur des Arts et Manufactures de l’École Centrale à Paris. Inventeur prolixe, il fonda les établissements éponymes et fut à l’origine de nombreux brevets qui révolutionnèrent l’impression, dont le mouvement du marbre par translation. Décédé en 1933, il créa un grand nombre de modèles tels que la Monelby, la Super Elby Bébé, l’Elby Bloc… De conception et de fabrication entièrement françaises elles étaient les plus vendues en France à cette époque jusqu’à ce que la guerre ne vienne rebattre les cartes…

 

C’était mieux avant…

1936 : le Bulletin Officiel de l’Union Syndicale des Maîtres Imprimeurs de France, ancêtre de l’UNIIC pour ceux qui n’auraient pas suivi nos précédentes éditions sur cette rubrique, publie au mois de juillet, en réponse aux questions de ses adhérents, certaines circulaires concernant la loi promulguée en juin et appliquée par décret en septembre.

Nous en retiendrons qu’à l’époque, pour un an d’ancienneté, l’employeur devait octroyer 15 jours de congés à ses salariés et une semaine pour six mois de présence…

Le planning des congés était relativement facile à établir et ne perturbait pas trop la production…

Si vous voulez plus de détails vous pouvez consulter ce fac-similé, mais pour vos questions du moment relatives à ce sujet interrogez plutôt les services de l’UNIIC…

 

C’était mieux avant…

Après le succès de notre dernier Congrès le 22 juin dernier nous ne pouvons résister au plaisir de vous livrer quelques fac-similés issus du Bulletin Officiel de l’Union Syndicale des Maîtres Imprimeurs de France, ancêtre de l’UNIIC comme nous l’avions relaté dans une précédente brève.

Ceux-ci concernent le Congrès de 1900 baptisé Congrès Gutenberg pour célébrer le 500 éme anniversaire de Gutenberg : les dirigeants de l’UNIIC de l’époque avaient déjà l’esprit d’à-propos…

Prenez quelques instants pour les parcourir, vous y découvrirez des expressions et des situations savoureuses et qui sait, peut-être quelques patronymes en rapport avec votre entreprise…

N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez plus de précisions ou si vous voulez obtenir  l’intégralité du compte-rendu de ce Congrès…