Logo Triman – Une apposition à systématiser

Depuis le 1er janvier 2015, l’apposition du logo Triman sur tous les imprimés est obligatoire conformément au décret d’application n°2014-1577. Pour rappel, le logo Triman a pour objectif d’identifier clairement et sans ambiguïté tous les produits recyclables faisant l’objet d’une collecte séparée et d’un dispositif de responsabilité élargie du producteur. Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, les metteurs sur le marché doivent apposer le logo Triman sur les produits concernés, ou à défaut sur l’emballage, la notice ou tout autre support y compris dématérialisé, pour informer le consommateur que ceux-ci relèvent d’une consigne de tri.

Avec l’entrée en vigueur du nouveau cahier des charges d’Ecofolio au 1er janvier 2017, une nouvelle disposition va permettre aux imprimés bénéficiant de l’apposition du logo Triman directement sur le produit, d’un bonus de 5 % dans le cadre de leur éco-contribution. Par ailleurs, l’apposition de la boucle Papier n’est plus obligatoire. Ecofolio élaborera prochainement – en cohérence avec les travaux sur « l’infotri » initiés en inter-filières REP – une signalétique intégrant le Triman et un message explicatif sur le tri.

Selon une étude de l’ADEME datée d’août 2016, seuls 37 % des imprimés gratuits et 32 % des publications de presse sont porteurs de la signalétique Triman, directement sur le produit. Aussi, l’UNIIC vous conseille de sensibiliser au maximum vos clients en systématisant l’apposition du logo Triman sur les imprimés. Le bonus de 5 % s’appliquera sur les tonnages mis sur le marché en 2018. Les critères d’éco-modulation, comme le montant de l’éco-contribution (54 €/tonne), restent inchangés pour 2017.

Circular Challenge – félicitations aux deux lauréats

PREMIER PRIX : PILI

 

Fondée en 2015 par Jérémie Blache, la start-up PILI est composée de 6 collaborateurs, et basée à Paris (75). Elle proposera bientôt aux industriels papetiers une gamme unique d’encres performantes et compétitives élaborées à partir de colorants naturels issus de micro-organismes. Ces nouvelles encres contribueront à faire du papier une filière propre, utilisant des produits 100% biosourcés et biodégradables. D’ici 3 ans Pili projette de commercialiser trois colorants à grande échelle tout en continuant à développer leur catalogue de couleurs avec de nouvelles molécules.

L’innovation

La production mondiale de colorants renouvelables sans pétrochimie ni pesticide est un défi majeur pour la protection de l’environnement. PILI innove en utilisant des micro-organismes capables de transformer de la matière organique en colorants. Ainsi les molécules développées sont facilement dégradées par l’environnement et ne présentent pas de toxicité.
Par ailleurs ces colorants ont l’avantage de pouvoir être intégrés dans des solvants à base d’eau afin d’éviter au maximum l’ajout de produits polluants. Pili a déjà prototypé une encre à l’eau pour l’écriture sur papier et pour l’imprimante à jet d’encre avec des résultats très concluants (bonne résistance à l’oxydation, la température et les UV). Ces premiers résultats devront être approfondis avec les acteurs de l’industrie papetière, les industriels du textile et les formulateurs d’encres.

Les bénéfices pour la filière

Grâce à l’innovation mise en place, PILI proposera bientôt aux industriels papetiers une gamme unique de colorants naturels, respectueuse de l’environnement à prix compétitifs. En conjuguant la productivité de l’industrie chimique et la durabilité du végétal, les biotechnologies ouvrent la voie au biosourcé et au biodégradable en couleurs. Les avantages :
• La nouvelle gamme de colorants permettra de réduire l’empreinte environnementale des produits finis (plus facilement recyclables) et ainsi d’en réduire les coûts de traitement. Avec cette innovation 100% biosourcée et 100% biodégradable c’est donc toute la filière dans son ensemble qui en profite !
• En utilisant des micro-organismes capables de transformer efficacement la matière organique en colorants et pouvant être produits à grande échelle sur de petites surfaces, PILI proposera bientôt à ses clients industriels une gamme unique de colorants naturels performants et compétitifs.
• Ces colorants seront pour le marché, une réelle alternative aux colorants synthétiques et végétaux (encore coûteux aujourd’hui).
• à terme, le développement d’encres biosourcées pourra s’appliquer au marché du textile et à celui de la cosmétique afin de proposer également des solutions propres dans ces domaines et réduire leur empreinte environnementale.

 

PRIX COUP DE CŒUR : LINKROOF

 

Link Roof est une toute jeune entreprise qui ambitionne de révolutionner le domaine de la toiture en proposant aux particuliers et aux professionnels un produit écologique et innovant à la fois en termes de performances, de design et de fonctions connectées. L’idée ? Utiliser les excédents de fibres recyclées pour produire des toitures étanches et résistantes au feu.
Cette start-up est portée par François RUFFENACH, qui occupa précédemment des postes de direction industrielle au sein d’un groupe de matériaux de toiture pendant 20 ans. Link Roof est accompagnée par l’incubateur SATT Linksium, et par un laboratoire spécialisé dans les matières organiques fibreuses et leur procédé de transformation.
LINKROOF est actuellement en recherche d’associés (designer/architecte ; industriel papetier ; R&D cellulose/fonctionnalisation).

L’Innovation

Des papiers recyclés pour des toitures design, performantes et intelligentes.
LINKROOF propose des toitures fabriquées à partir d’une matière première biosourcée, pour les particuliers et les professionnels.
Cette matière est composée pour moitié de papiers recyclés et notamment ceux ne pouvant pas être réutilisés par l’industrie papetière. L’exploitation des fortes potentialités techniques de la fibre de cellulose, alliée à l’optimisation des ressources naturelles (éco-conception, recyclage des papiers) permet de créer des toitures à faible impact environnemental (empreinte carbone réduite). Grâce à son procédé de fabrication, LINKROOF offre des possibilités infinies de formes 3D. A la clé : de nouveaux profils pour des bâtiments modernes, éco-responsables, dotés d’un design qui s’adapte à l’environnement. Bientôt, le toit LINKROOF sera intelligent et offrira des services à forte valeur ajoutée aux utilisateurs et aux usagers en zone urbaine.

Les bénéfices pour la filière

LINKROOF a pour ambition de créer un véritable débouché à la fibre de cellulose, en développant la commercialisation de toitures écologiques, économiques et designées. LINKROOF souhaite se positionner en leader sur le marché du particulier et des marchés professionnels ciblés. à moyen terme, l’objectif de LINKROOF est d’assurer un ensemble
de services facilitant le choix, l’achat, la livraison et la mise en oeuvre d’une toiture intelligente.
• Une matière première pour les toitures (et accessoires) biosourcée et designée.
• Une matière première plus légère, facile à installer tout en assurant la sécurité des habitants face au dérèglement climatique et aux catastrophes naturelles.
• Une réponse à la difficulté de combiner des toitures performantes à un design recherché.
• Aux regards des contraintes réglementaires environnementales, une réponse à une forte demande des industriels de bénéficier de produits issus de matières premières respectueuses de l’environnement.
• Un nouveau service qui facilite le choix de sa toiture, l’achat, la livraison, la pose et l’accès à une nouvelle clientèle plus féminine.
• D’autres applications sont déjà envisagées et utiliseront les matières premières et la technologie LinkRoof.

Elargissement de la REP Papier à la presse – Les préconisations de l’UNIIC entendues

Le décret relatif à la contribution des publications de presse apportée aux organismes agréés de la filière à responsabilité élargie des producteurs de papiers a été publié au Journal Officiel du 6 juillet en application de l’article 91 de la loi sur la Transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) d’août 2015.

L’UNIIC se félicite que celui-ci reprenne intégralement les préconisations du rapport parlementaire réalisé par Serge Bardy et Gérard Miquel, remis à Ségolène Royal et Audrey Azoulay le 17 février 2016. En effet, nous avons œuvré lors des différents travaux préparatoires afin que cet élargissement de la REP papiers à la presse limite les conséquences financières sur le secteur, tout en assurant une équité avec les autres metteurs sur le marché.

Ce décret contient en outre une disposition qui limitera les effets sur la presse des hausses futures de l’éco-contribution, à défaut d’en réformer le mode de calcul, sans pénaliser les autres metteurs sur le marché puisque l’assiette reste inchangée.

 

Ainsi, l’éco-contribution pourra être versée en tout ou partie sous forme de prestations en nature par la mise à disposition d’encarts publicitaires destinés à informer le consommateur sur la nécessité de favoriser le geste de tri et le recyclage du papier.

Cette contribution en nature est soumise au respect d’au moins un des quatre critères suivants, comptant chacun pour un quart de la contribution financière que les donneurs d’ordre auraient dû acquitter :

–              La composition du papier des publications devra être, jusqu’au 31/12/2019, exclusivement en fibres recyclées, ou issues de forêts durablement gérées (et, à compter du 01/01/2020, contenir un pourcentage de plus de 50 % de fibre recyclées et le reste issues de forêts durablement gérées) ;

–              La publication ne comportera pas plus d’un élément perturbateur de recyclage ;

–              Le cumul des distances entre la papeterie fournissant le papier sur lequel est imprimée la publication, l’imprimerie dans laquelle elle est imprimée et le centre principal de diffusion de la publication est inférieur à 1 500 km ;

–              Il est mentionné en caractères apparents dans la publication les informations relatives à ses caractéristiques environnementales.

 

Aussi, les travaux menés par l’UNIIC au sujet de l’Affichage Environnemental au sein de la plateforme ADEME/AFNOR, avec la publication en juin 2012 du référentiel pour les ouvrages imprimés, vont permettre à la presse de s’acquitter de ce dernier critère.

Circular Challenge – Un concours d’innovation au service de l’économie circulaire

L’UNIIC est partenaire du « Circular Challenge », un concours d’innovation lancé par Ecofolio au service de l’économie circulaire. L’objectif ? Identifier et accélérer les pépites qui sauront révolutionner la filière papier, de l’association à la PME, du prototype au produit commercialisé. Les finalistes participeront à un bootcamp de deux jours et tenteront de remporter une dotation de 60 000 € ou un « pack média » valorisé à 20 000 €. Si vous êtes intéressé, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 octobre et la remise des prix se tiendra le 22 novembre.

 

Pour accéder à la plateforme de dépôt des candidatures : http://www.circularchallengebyecofolio.com/

 

Vous êtes adhérent de l’UNIIC et vous voulez vous donner toutes les chances ? N’hésitez pas à solliciter un accompagnement personnalisé auprès de notre service environnement.