Print’Story – Episode 53

Pour compenser le départ en congés de l’hôtesse d’accueil, Antoine avait laissé à son assistante Cathy et à Claude, le comptable, le soin de recruter une remplaçante pour le mois de juillet.

Lorsqu’il arrive ce matin-là il fait la connaissance d’Inès, au demeurant fort sympathique, mais il est très surpris de découvrir une jeune fille voilée.

Il demande à Claude et Cathy de le rejoindre dans son bureau pour éclaircir la situation et ils lui confirment qu’elle n’était pas voilée lors de son entretien d’embauche. Ils lui apprennent aussi que, bien qu’elle ne soit là que depuis deux jours, un client a déjà fait une remarque sur cette jeune fille qui porte un voile religieux.

Antoine décide donc de convoquer Inès et entre de suite dans le vif du sujet :

–  Je respecte totalement vos convictions mais comme vous n’êtes ici que pour un mois, je vous demanderai de ne pas porter le voile au travail.
–  C’est incroyable, qui cela peut-il gêner ?
–  Pas moi mais certains clients qui ne comprennent pas…
–  C’est dans ma culture je ne l’enlèverai pas !

Antoine lui présente alors le règlement intérieur qu’elle a reçu et accepté lors de son embauche et lui lit l’article qui impose un principe de neutralité, interdisant en conséquence le port de signes ostensibles devant les clients.

–  Je ne l’ai pas lu mais ça ne change rien pour moi.
–  Et pourquoi ne le portiez-vous pas lors de votre entretien d’embauche… ?
–  Je me doutais bien que ça poserait problème…

Antoine ne pouvait en vouloir à Cathy et Claude, il se serait sans doute fait piéger aussi… En attendant il était bien ennuyé…

Mais au fait :
Sous quelles conditions un employeur peut-il restreindre le port de signes visibles au sein de son entreprise ?
Quelles sont les conséquences d’un refus du salarié de se plier à cette neutralité ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 51

C’est en saluant Carla sur sa machine ce matin-là qu’Antoine eut un doute : ne serait-elle pas enceinte ?

Suite au départ d’un conducteur il y a deux mois et aux problèmes d’heures supplémentaires, Antoine avait embauché cette conductrice offset. Ce n’était pas courant de recevoir des candidatures féminines pour ce poste mais les références et l’expérience de Carla ne laissaient aucun doute quant à ses capacités.

Par le passé il avait déjà embauché une conductrice sur une machine petit format et elle avait été excellente jusqu’à son départ pour l’autre bout de la France.

Lors de l’entretien d’embauche de Carla en qualité de conductrice machine, Antoine lui avait demandé si elle était enceinte, l’exposition aux produits toxiques, notamment les solvants, étant dangereuse pour le fœtus. Joséphine lui avait alors répondu négativement.

Il tombait encore une fois de haut !

Après réflexion il se demanda si, dans la mesure où sa période d’essai n’est pas encore expirée (il a eu l’intelligence de la renouveler), il pouvait mettre fin au contrat de Carla au motif que celle-ci lui a menti et met sa santé en danger…?

Mais au fait :
Quelles informations l’employeur peut-il légitimement demander lors d’un entretien d’embauche ?
Peut-on reprocher à une salariée d’avoir menti sur son statut de femme enceinte ?
Est-il possible légalement de rompre la période d’essai d’une femme enceinte ?
Quelles sont les conséquences si Antoine décide de rompre la période d’essai ?
Quelles sont les obligations de l’employeur envers cette salariée enceinte ?

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Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 50

Même si cela lui coutait humainement car Céline était une figure de l’imprimerie et aussi un lien entre la gouvernance de son père et la sienne, Antoine avait l’impression de bien s’en sortir avec cette rupture conventionnelle.

Jamais il n’aurait imaginé qu’au sein de son entreprise une personne qui avait toute sa confiance puisse déraper au point de se mettre tout un atelier à dos…

Mais il était aussi heureux que Céline ait choisi la voie amiable, en quelque sorte un mea culpa qui l’honorait, plutôt que s’arc bouter sur des positions difficiles à gérer et déstabilisatrices pour le personnel.

Tout allait donc (presque) pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand, deux jours après avoir demandé la rupture conventionnelle, Céline vint présenter à Antoine un tableau  répertoriant une centaine d’heures supplémentaires qu’elle disait avoir accomplies et dont elle entendait obtenir le paiement.

C’était trop beau, il pensait rompre aisément ce contrat de travail et voilà que Céline lui opposait des heures supplémentaires dont il n’avait absolument pas connaissance !

Mais au fait :
La conclusion de la rupture conventionnelle est-elle possible lorsqu’un différend oppose les parties ?

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Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 48

Serge était très content d’accompagner Antoine en Chine au salon All in Print et il lui avait demandé s’il était possible que son épouse l’accompagne et aussi d’en profiter pour rester un peu plus longtemps, à ses frais bien sûr, tout en prenant quelques jours de congés pour découvrir un peu plus en profondeur ce pays qu’il ne connaissait pas.

Comme Serge avait beaucoup de congés en retard Antoine n’avait pas formulé  d’objections d’autant qu’il avait lui aussi prévu de faire une surprise à sa femme en l’inscrivant au voyage. Il avait déjà organisé la garde des enfants avec ses beaux-parents et tout était calé car l’Uniic proposait une formule all inclusive.

Il avait évoqué le sujet avec son expert-comptable qui était un fervent adepte de la Chine et l’avait sillonnée dans tous les sens.

Au-delà des aspects touristiques du pays, celui-ci avait attiré l’attention d’Antoine sur la nécessité de clarifier la partie professionnelle  du déplacement de la partie loisirs : le bleisure était certes devenu monnaie courante pour motiver le personnel dans les entreprises mais il  valait mieux tout prévoir et notamment s’assurer que tous les risques étaient couverts…

Mais au fait :
Quelle est la situation d’un salarié en déplacement à l’étranger notamment en dehors des activités et horaires mentionnés dans la formule du « bleisure » ?
Que se passerait-il en cas d’accident lors d’une sortie privée dans un bar, un night-club… ?
Quelles dispositions prendre ?

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Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 47

Antoine était abonné à plusieurs hebdomadaires et il profitait généralement du week-end pour se mettre à jour dans leur lecture. Il ne trouvait malheureusement pas toujours le temps de lire tous les articles d’autant qu’il récupérait aussi quelques revues au salon Grand-Voyageur lors de ses déplacements en train. Il sélectionnait donc ceux qui l’intéressaient le plus mais avait de toute façon beaucoup de mal à les mettre au recyclage sans les avoir au moins feuilleté une fois.

C’est d’ailleurs en feuilletant l’une d’entre elles pendant un voyage en train qu’il avait été interpellé par un terme qu’il ne connaissait pas : bleisure. La lecture de l’article lui appris que le mot venait de la contraction de business qui signifie affaires et de leisure signifiant loisirs.

Antoine se souvint alors qu’il devait s’inscrire rapidement au voyage organisé par l’UNIIC pour visiter la Drupa chinoise et se dit qu’il s’agissait bien là d’un exemple de bleisure

Et il avait pris la décision d’y emmener Serge, son Chef de Fabrication. C’était une façon de le remercier pour son implication mais il souhaitait surtout que celui-ci l’aide à trouver les idées et le matériel innovant qui pourraient permettre à l’entreprise de se démarquer.

Mais au fait :
Antoine pouvait-il prétendre à une prise en charge de ces voyages et sous quelles conditions?
À qui s’adresser et comment faire ?

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Réponses élaborées par Mariama BEGUITE, Responsable de la coordination administrative et pédagogique à Agefos PME-CGM

Print’Story – Episode 46

Antoine venait à peine d’entrer dans l’atelier que déjà Sarah l’interpellait :

– Bonjour Monsieur, vous êtes toujours d’accord pour embaucher mon fils au mois de juillet ?
– Bonjour Sarah. Je vous ai déjà répondu : ce n’est pas parce que je l’ai pris l’année dernière que c’est automatique ! Il faut que je voie les besoins cet été et aussi peut-être partager avec vos collègues s’il y a d’autres demandes…
– Je comprends mais ça m’arrangerait bien plutôt que de prendre des intérimaires d’autant que son chef était content de lui l’année dernière.
– Je vais voir tout ça et vous tiendrai au courant d’ici une quinzaine.

Arrivé à son bureau, Antoine ressortit le dossier de demandes de stages et celui des emplois saisonniers. Il prenait souvent des enfants du personnel selon les besoins mais il devait, bien évidemment, les rémunérer au SMIC. Aussi se demandait-il s’il ne serait pas plus judicieux de prendre des stagiaires qui connaissaient déjà le métier, ce qui lui permettrait peut-être, tout en leur assurant un complément de formation, d’économiser un peu de salaire…

Le hic c’est que toutes ces demandes de stages ne tombaient pas pendant l’été…

Il allait interroger l’UNIIC pour voir ce qu’il était possible de faire.

Mais au fait :
Quelles sont les conditions d’embauche pour les jobs d’été ?
Comment les rémunérer ?
Et pour les stages ? Quelles modalités et quelles gratifications ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 45

Dans la foulée des réponses de l’UNIIC concernant le made in France et la Frenchprint, Antoine avait repensé, avec l’aide du service PAO, les visuels de communication de son imprimerie.
Et cela avait été l’occasion de se reposer les bonnes questions quant à la signature des imprimés ainsi qu’aux mentions obligatoires à y faire figurer pour être en règle avec la législation en vigueur.
Bien sûr, quand le client confie la prestation de création et de mise en pages au service PAO de l’imprimerie, celui-ci pense systématiquement à intégrer au document les mentions obligatoires.
Par contre les fichiers fournis par les clients sont très souvent exempts de toute indication, à commencer par le nom de l’imprimeur… Et la plupart du temps, lorsqu’il s’agit d’une agence ou d’une plate-forme, il est impossible de l’obliger à préciser ces mentions de base pourtant obligatoires !

Mais au fait :
Quelles sont les obligations de signature et pour quels documents ?
Quels sont les risques encourus en cas d’infraction ?
Qui est responsable : le donneur d’ordre ou l’imprimeur ?

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Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 44

Sans tomber dans un chauvinisme exacerbé Antoine essayait, dans la mesure du possible, de favoriser dans ses choix et achats les produits, s’ils n’étaient régionaux, au moins français.

Et il aurait aimé que les donneurs d’ordres et acheteurs de produits imprimés favorisent la production dans l’hexagone. Mais combien de magazines, livres, emballages, cartes-postales ou encore catalogues ne portaient même pas le nom de l’imprimeur ni l’origine du pays d’impression ? Comment le consommateur pouvait-il privilégier un produit plutôt qu’un autre dans ces conditions ?

Enfin, il considérait aussi que les impôts, taxes et contributions en tout genre dont il s’acquittait rubis sur l’ongle auprès des pouvoirs publics obligeaient ces derniers à œuvrer pour que, juste retour des choses, la production de leurs documents sorte le moins possible de nos frontières, nonobstant les réglementations européennes évidemment.

Il en était là de ses réflexions, après avoir choisi chez son libraire un roman portant non seulement la mention « imprimé en France » mais aussi le nom de l’imprimeur. Ce qui n’était pas le cas de la majorité des albums et autres ouvrages quadri.

De retour à l’imprimerie, il chercha sur internet quel logo ou label « made in France » il pourrait apposer sur les documents et ouvrages qui sortaient de ses ateliers sous réserve d’accord du client. Pas si simple…

Mais au fait :

Quelles conditions pour un marquage « Made in France » ?

Où et comment déposer votre demande d’IMF (Information sur le Made in France) ?

Quelles mentions pouvez-vous apposer ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées grâce aux conseils de la Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects.

Print’Story – Episode 43

Claude, en tant que comptable, avait suivi le stage proposé par l’IDICG et le SNCD et il avait bien compris les enjeux du nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
Les collaborateurs concernés par le sujet dans l’entreprise s’étaient quant à eux inscrits aux sessions d’information dispensées par l’UNIIC via Webex et il avait pu vérifier que tout le monde avait bien appréhendé les enjeux de cette nouvelle réglementation.
Il lui fallait maintenant mettre en place les procédures légales en interne, communiquer pour sensibiliser les sous-traitants et les clients et concrétiser les contrôles grâce à des formulaires ad hoc.
Il avait aussi décidé d’en profiter pour faire un tri des documents de gestion et des dossiers du personnel qui occupaient une place considérable aux archives.

Mais au fait :
Quelles sont les procédures à mettre en place et quels formulaires ?
Combien de temps conserver les documents administratifs et de gestion ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par Chantal Richardeau, Responsable HSE à l’UNIIC – chantal.richardeau@uniic.org 

Print’Story – Episode 42

Bien qu’il essaye de pratiquer la « déconnexion » lorsqu’il est à la maison, Antoine garde toujours un œil (ou une oreille…) sur son portable lorsqu’il lit son journal, pendant le petit-déjeuner.

Et c’est précisément pendant la lecture d’un article sur les mouvements de grève à la SNCF qu’il entendit résonner la petite musique annonçant un SMS :

Bonjour Monsieur, je suis bloquée à la gare, je n’ai pas de train de la journée et mon mari est parti avec la voiture ce matin. Je prendrai une journée de CP, à demain, Cathy.

Et ce n’était pas fini puisque à peine arrivé à l’imprimerie, Serge se chargea de le réconcilier avec la SNCF (…) :

– J’ai un conducteur et une papetière qui ne peuvent pas venir à cause des grèves. Je voulais les mettre en CP mais ils voudraient récupérer une heure par jour : je fais quoi ?
– Voyez déjà plutôt s’ils ont des RC. Quant à récupérer une journée entière à raison d’une heure par jour, non : plutôt deux samedis matins si ça nous arrange… Sinon s’ils ne veulent pas utiliser de CP ce sera sans solde.
– Et pour Michel qui est arrivé avec deux heures de retard ?
– Ce n’est pas pareil, ça c’est rattrapable.
– Qu’allons-nous faire si ça continue comme ça pendant trois mois… ?
– Il faut que chacun s’organise. On peut se faire piéger une fois mais après il faut essayer d’anticiper et que ça ne devienne pas une excuse pour  justifier des absences à répétition…
– En attendant j’ai une machine arrêtée et ça ne m’arrange pas pour la livraison du magazine du Conseil Régional. Il y a des pénalités de retard prévues au marché sauf cas de force majeure. Vous croyez que c’est le cas ?
– Je vais voir avec l’UNIIC ce qu’ils pensent de tout ça et je vous dirai.

Mais au fait :

Comment faire face aux absences des salariés consécutives aux  grèves ?
Quelles sont les modalités de gestion des absences résultant des difficultés de transport liées à la grève à la SNCF ?
Qui décident de ces modalités ?
Quel est le mode de travail alternatif qui pourrait être mis en place par Antoine pendant la période de la grève SNCF ?
L’employeur peut-il faire rattraper les heures perdues ?
Les salariés doivent-ils fournir obligatoirement un justificatif ?
La grève est-elle un cas de force majeure ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org