Print’Story – Episode 45

Dans la foulée des réponses de l’UNIIC concernant le made in France et la Frenchprint, Antoine avait repensé, avec l’aide du service PAO, les visuels de communication de son imprimerie.
Et cela avait été l’occasion de se reposer les bonnes questions quant à la signature des imprimés ainsi qu’aux mentions obligatoires à y faire figurer pour être en règle avec la législation en vigueur.
Bien sûr, quand le client confie la prestation de création et de mise en pages au service PAO de l’imprimerie, celui-ci pense systématiquement à intégrer au document les mentions obligatoires.
Par contre les fichiers fournis par les clients sont très souvent exempts de toute indication, à commencer par le nom de l’imprimeur… Et la plupart du temps, lorsqu’il s’agit d’une agence ou d’une plate-forme, il est impossible de l’obliger à préciser ces mentions de base pourtant obligatoires !

Mais au fait :
Quelles sont les obligations de signature et pour quels documents ?
Quels sont les risques encourus en cas d’infraction ?
Qui est responsable : le donneur d’ordre ou l’imprimeur ?

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Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 44

Sans tomber dans un chauvinisme exacerbé Antoine essayait, dans la mesure du possible, de favoriser dans ses choix et achats les produits, s’ils n’étaient régionaux, au moins français.

Et il aurait aimé que les donneurs d’ordres et acheteurs de produits imprimés favorisent la production dans l’hexagone. Mais combien de magazines, livres, emballages, cartes-postales ou encore catalogues ne portaient même pas le nom de l’imprimeur ni l’origine du pays d’impression ? Comment le consommateur pouvait-il privilégier un produit plutôt qu’un autre dans ces conditions ?

Enfin, il considérait aussi que les impôts, taxes et contributions en tout genre dont il s’acquittait rubis sur l’ongle auprès des pouvoirs publics obligeaient ces derniers à œuvrer pour que, juste retour des choses, la production de leurs documents sorte le moins possible de nos frontières, nonobstant les réglementations européennes évidemment.

Il en était là de ses réflexions, après avoir choisi chez son libraire un roman portant non seulement la mention « imprimé en France » mais aussi le nom de l’imprimeur. Ce qui n’était pas le cas de la majorité des albums et autres ouvrages quadri.

De retour à l’imprimerie, il chercha sur internet quel logo ou label « made in France » il pourrait apposer sur les documents et ouvrages qui sortaient de ses ateliers sous réserve d’accord du client. Pas si simple…

Mais au fait :

Quelles conditions pour un marquage « Made in France » ?

Où et comment déposer votre demande d’IMF (Information sur le Made in France) ?

Quelles mentions pouvez-vous apposer ?

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Réponses élaborées grâce aux conseils de la Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects.

Print’Story – Episode 43

Claude, en tant que comptable, avait suivi le stage proposé par l’IDICG et le SNCD et il avait bien compris les enjeux du nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
Les collaborateurs concernés par le sujet dans l’entreprise s’étaient quant à eux inscrits aux sessions d’information dispensées par l’UNIIC via Webex et il avait pu vérifier que tout le monde avait bien appréhendé les enjeux de cette nouvelle réglementation.
Il lui fallait maintenant mettre en place les procédures légales en interne, communiquer pour sensibiliser les sous-traitants et les clients et concrétiser les contrôles grâce à des formulaires ad hoc.
Il avait aussi décidé d’en profiter pour faire un tri des documents de gestion et des dossiers du personnel qui occupaient une place considérable aux archives.

Mais au fait :
Quelles sont les procédures à mettre en place et quels formulaires ?
Combien de temps conserver les documents administratifs et de gestion ?

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Réponses élaborées par Chantal Richardeau, Responsable HSE à l’UNIIC – chantal.richardeau@uniic.org 

Print’Story – Episode 42

Bien qu’il essaye de pratiquer la « déconnexion » lorsqu’il est à la maison, Antoine garde toujours un œil (ou une oreille…) sur son portable lorsqu’il lit son journal, pendant le petit-déjeuner.

Et c’est précisément pendant la lecture d’un article sur les mouvements de grève à la SNCF qu’il entendit résonner la petite musique annonçant un SMS :

Bonjour Monsieur, je suis bloquée à la gare, je n’ai pas de train de la journée et mon mari est parti avec la voiture ce matin. Je prendrai une journée de CP, à demain, Cathy.

Et ce n’était pas fini puisque à peine arrivé à l’imprimerie, Serge se chargea de le réconcilier avec la SNCF (…) :

– J’ai un conducteur et une papetière qui ne peuvent pas venir à cause des grèves. Je voulais les mettre en CP mais ils voudraient récupérer une heure par jour : je fais quoi ?
– Voyez déjà plutôt s’ils ont des RC. Quant à récupérer une journée entière à raison d’une heure par jour, non : plutôt deux samedis matins si ça nous arrange… Sinon s’ils ne veulent pas utiliser de CP ce sera sans solde.
– Et pour Michel qui est arrivé avec deux heures de retard ?
– Ce n’est pas pareil, ça c’est rattrapable.
– Qu’allons-nous faire si ça continue comme ça pendant trois mois… ?
– Il faut que chacun s’organise. On peut se faire piéger une fois mais après il faut essayer d’anticiper et que ça ne devienne pas une excuse pour  justifier des absences à répétition…
– En attendant j’ai une machine arrêtée et ça ne m’arrange pas pour la livraison du magazine du Conseil Régional. Il y a des pénalités de retard prévues au marché sauf cas de force majeure. Vous croyez que c’est le cas ?
– Je vais voir avec l’UNIIC ce qu’ils pensent de tout ça et je vous dirai.

Mais au fait :

Comment faire face aux absences des salariés consécutives aux  grèves ?
Quelles sont les modalités de gestion des absences résultant des difficultés de transport liées à la grève à la SNCF ?
Qui décident de ces modalités ?
Quel est le mode de travail alternatif qui pourrait être mis en place par Antoine pendant la période de la grève SNCF ?
L’employeur peut-il faire rattraper les heures perdues ?
Les salariés doivent-ils fournir obligatoirement un justificatif ?
La grève est-elle un cas de force majeure ?

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Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 41

Antoine s’arrachait les cheveux en voyant le nombre de jours fériés du mois de mai et l’inventivité de certains salariés pour mettre en place des ponts qui ressemblaient à des aqueducs. Du coup, pour sauver tant soit peu le chiffre du mois de mai, il s’était mis en tête de ne pas fixer cette année le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité.
Il pensait même faire désormais travailler un samedi entier : après tout c’est l’intérêt de l’entreprise qui compte et chacun doit faire l’effort… Évidemment quand il en avait parlé à Serge celui-ci lui avait fait valoir que le personnel donnait déjà beaucoup et que la décision risquait d’être mal perçue. Antoine n’était pas dupe et il savait bien que Serge était le premier à ne pas cautionner son projet…
Il décida de « tâter le terrain » auprès de Sarah la déléguée du personnel et profita que celle-ci soit à la machine à café pour aborder le sujet et lui expliquer ses intentions :

– Bien sûr que je comprends votre position, mais pour le personnel c’est la double peine : venir travailler un samedi sans être rémunéré alors qu’on devrait l’être en heures sup !
– Il faut voir le bon côté des choses : tout le monde posait une journée de congé le lundi de Pentecôte, là vous économiserez une journée de congés…
– Ce qui n’empêchera pas certains de poser une journée le samedi en question !
– Que je ne suis pas obligé d’accepter, vous le savez bien…
– …
– Comprenez bien Sarah, je viens en discuter avec vous avant parce que je sais que vous êtes intelligente et soucieuse des intérêts de l’entreprise : si vous me soutenez et pour vous aider à faire passer l’idée je veux bien abandonner une heure et adapter les horaires le samedi en question…
– C’est-à-dire ?
– On pourrait imaginer de commencer à 6h00 et sortir à midi : vous gagnez une heure et il vous reste tout le week-end quand même… Qu’en pensez-vous ?
– Moi ça m’irait, je vais voir avec mes collègues et vous tiendrez au courant.

Antoine n’était pas mécontent de la tournure que prenaient les événements, il voulait maintenant sécuriser la procédure avec l’UNIIC.

Mais au fait :

Quelles sont les règles de cette journée de solidarité ?
L’employeur peut-il l’imposer et quand ? Quelles sont les modalités d’accomplissement de la journée de solidarité ?
Peut-elle être fractionnée ?
Peut-elle être différente par services ou ateliers ?
Que se passe-t-il en cas d’absence du salarié ?

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Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 40

Ses problèmes de transports lui rappelaient qu’il en avait un autre à régler : il devait livrer impérativement un client alsacien à Strasbourg et le transporteur venait de lui signaler qu’il ne pourrait pas le faire vendredi avant Pâques comme prévu car ce Vendredi Saint est férié en Alsace-Moselle.
Il n’y aurait donc personne pour réceptionner la marchandise, mais le colloque auquel était destiné ce catalogue imprimé ouvrant le mardi matin (lendemain du lundi de Pâques…) et il était indispensable que la marchandise soit livrée la veille.
Le BaT n’ayant été donné qu’hier, il ne pourrait la faire partir en tout état de cause que jeudi soir, veille du Vendredi Saint : ça semblait insoluble sauf à organiser un transport spécial le mardi matin de bonne heure…
Il savait bien qu’il y avait des spécificités en Alsace-Moselle inhérentes au Droit Local car ce client avait déjà attiré son attention à ce sujet, mais là il s’était fait piéger par les délais…

Mais au fait :

Quelles sont les dispositions spécifiques du Droit Local qui impactent nos métiers ?

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Réponses élaborées par Claudine Florange, Juriste en Droit Social
à l’UNIIC – claudine.florange@uniic.org

Print’Story – Episode 39

Nouvelle journée, nouveaux problèmes : ce matin un chauffeur a refusé d’avancer les palettes du fond du camion vers l’avant et c’est le cariste d’Antoine qui a dû monter dans la remorque pour non seulement manipuler le papier qui était destiné à l’imprimerie, mais aussi bouger quelques tonnes de papier qui ne le concernaient pas afin de pouvoir y accéder. Un comble !

Cerise sur le gâteau, le chauffeur d’origine slave ne parlait pas un mot de français, à peine quelques bribes d’anglais et d’allemand.

Grâce aux explications de l’UNIIC, il était content d’avoir tiré au clair les problèmes de permis et de Caces mais maintenant cette histoire l’énervait passablement. Jamais depuis qu’il avait repris la suite de son père, il ne s’était trouvé confronté à une telle situation et son père auparavant non plus.

Il avait décidé de faire une réclamation sévère au papetier et de le menacer de refuser la marchandise si cela se reproduisait…

Mais au fait :

Quelle est la législation en vigueur ?

Le chauffeur est-il dans son droit ?

Doit-il parler la langue du pays de livraison ?

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Réponses élaborées par Chantal RICHARDEAU, Responsable HSE à l’UNIIC – chantal.richardeau@uniic.org

Print’Story – Episode 38

– Bonjour Monsieur, vous avez 5 minutes s’il vous plait ?
– Bonjour Serge, c’est urgent ?
– Maintenant ça ne changera plus rien, mais il faut absolument faire passer le Caces aux conducteurs.
– Et pourquoi donc ?
– Ce matin un camion est arrivé à 6 heures, ni Pierre ni Guillaume n’étaient là et comme aucun des conducteurs n’a le Caces et que le chauffeur n’a pas voulu décharger il est reparti sans livrer. Du coup il va falloir appeler le client pour gagner une journée. En plus je me suis pris la tête avec André : quand je lui ai dit qu’il aurait pu décharger les 3 palettes il m’a fait tout un laïus sur les responsabilités en cas d’accident etc, etc…
– Il n’a pas tort, mais vous l’avez le permis vous, non ?
– Oui mais je ne suis pas là avant 7 heures en général, vous savez bien. Et en plus il n’est plus à jour depuis 6 mois car je n’ai pas réussi à me libérer pour le remettre à niveau.
– Bon, je vais réfléchir et comme ce n’est pas l’urgence du siècle voir si on peut passer ça dans le budget formation. Je vous tiendrai au courant.

Mais au fait :

Quelles sont les règles pour la conduite des chariots élévateurs ?
Quelle est la durée de validité du permis ?
Quels risques en cas d’accident ou de contrôle si le conducteur n’est pas à jour de son permis ?
Quels sont les matériels concernés ?
À qui s’adresser pour inscrire des salariés à la formation ?
Comment la financer ?

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Réponses élaborées par Chantal RICHARDEAU, Responsable HSE à l’UNIIC – chantal.richardeau@uniic.org  

 

Print’Story – Episode 37

Antoine considérait que la Convention Collective était déjà suffisamment favorable aux salariés sans avoir besoin d’en rajouter… Même s’il admettait que pour retenir les bons éléments, il fallait donner quelques avantages, il n’était pas vraiment d’accord avec son père qui avait instauré il y a une quinzaine d’année une prime d’ancienneté.
Il avait déjà à plusieurs reprises évoqué sa suppression sans trouver l’assentiment des DP qui s’y opposaient ! Il aurait dans un premier temps souhaité la faire disparaître pour les nouveaux entrants mais il craignait de provoquer des disparités et des jalousies compliquées à gérer par la suite…  Certes l’entreprise n’était pas en difficulté, mais il était bien placé pour savoir qu’en matière de compétitivité, la bataille était rude et que chaque point de marge sauvé assurait la pérennité des emplois. Il avait beau l’expliquer régulièrement au personnel, le message était difficilement audible…

Mais au fait :

Quelle est la définition de l’usage ?
À partir de combien de temps un avantage peut-il être considéré comme un usage ?
Est-il possible de supprimer un usage établi de longue date ?
Quelle est la procédure de dénonciation d’un usage ?
Quelles sont les conséquences de la dénonciation ?
Quels sont les types d’usages ?

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Réponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 36

Habituellement, Antoine traversait les ateliers sans être trop interpellé à propos des problèmes de la vie de l’entreprise, ceux-ci étant généralement traités pendant les réunions des DP.
Mais depuis que les DP avaient eu vent des difficultés liées aux heures supplémentaires et à leurs contreparties, les esprits étaient à l’affût…

– Bonjour Sarah, tout va bien ?
– Oui, merci. On a beaucoup de travail mais tant mieux. Je sais que vous n’aimez pas qu’on parle de ça en dehors des réunions, mais il faut vraiment penser à réembaucher aux offset sinon ils vont péter les plombs !
– Je sais Sarah, c’est en cours et on va aussi former des apprentis ; mais tout ça c’est si on trouve des profils qualifiés, en attendant il faut faire face.
– À propos, ceux qui ont fait beaucoup d’heures supplémentaires ces derniers mois m’ont demandé si elles entraient bien dans le calcul du treizième mois : je pense que oui mais je leur réponds quoi ?
– Vous voulez parler de la prime annuelle je suppose… Mais si vous voulez bien, mettez le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion. Ce n’est pas si simple, ne vous engagez surtout pas.
– Ce serait normal tout de même, non ?
– On en reparlera, travaillez bien.

Antoine avait coupé court à la conversation car il avait un sérieux doute…

Mais au fait :

Qu’est-ce que cette fameuse prime annuelle appelée encore « treizième mois » ?
Qui y a droit et sous quelles conditions ?
Quels sont les éléments pris en compte dans son calcul ?
Sarah a-t-elle raison ou tort ?

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Réponses élaborées par Claudine Florange, Juriste en Droit Social à l’UNIIC – claudine.florange@uniic.org