Print’Story – Episode 34

Antoine était arrivé ce matin de bonne heure car il voulait réfléchir tranquillement à tout ce qu’il pourrait mettre dans l’accord d’entreprise qu’il envisageait de proposer aux DP, après avoir prorogé leurs mandats sur les conseils de l’UNIIC. Il allait bien sûr le faire valider par l’UNIIC, mais il lui appartenait dans un premier temps de bien déterminer ce qui lui semblait le plus important. Vouloir tout révolutionner d’un seul coup pourrait braquer certains DP qui sont aussi DS…
Comme Cathy n’était pas encore arrivée, il décida d’aller se prendre un café au distributeur. Il y retrouva Serge et André qui étaient manifestement en train d’échanger sur un sujet pour lequel leurs opinions divergeaient…

– Bonjour messieurs, calmez-vous. Que se passe-t-il ?
– Bonjour monsieur, rien de bien grave, lui répondit Serge.
– Pourtant la discussion semblait animée…
– Bon moi il faut que je prenne mon poste, on en parlera plus tard dit André et je ne veux pas d’histoires.
Serge se lança :
– Il n’y a rien à cacher : avec toutes ces heures supplémentaires dont nous avons déjà parlé, André et d’autres ont beaucoup de repos compensateur (RC) à prendre, mais comme ce n’est pas le moment, je n’ai pas signé les demandes d’André.
– Pourtant il faudra bien que je les prenne, j’ai trois jours en retard ! rétorqua André.
– Écoutez André, j’imagine que vous n’êtes pas pressé à ce point : laissez-nous le temps de remettre en place l’équipe de nuit et vous pourrez les prendre.
– Moi je veux bien Monsieur mais ils sont de l’année dernière et je ne veux pas les perdre. Sinon payez-les-moi.
– Je vais voir ça, je vous donnerai une réponse cette semaine.
– OK, merci, j’y vais.
– Bon, Serge essayez au moins de faire prendre un RC à ceux qui en ont en retard pour calmer les esprits le temps que je trouve une solution. Quand je pense que j’étais venu de bonne heure pour être tranquille … !

Mais au fait :

Sous quelles conditions accorder les RC ?
Comment se calculent-ils ?
Quels sont les délais pour les prendre ?
Peuvent-ils être payés à défaut d’être pris ?
Antoine peut-il en modifier les règles dans l’accord d’entreprise qu’il veut bâtir ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par Claudine Florange, Juriste en Droit Social à l’UNIIC – claudine.florange@uniic.org

Print’Story – Episode 33

Après avoir pris connaissance des réponses de l’UNIIC concernant le port des EPI, Antoine avait décidé de mettre le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de DP et de voir avec eux comment sensibiliser les récalcitrants : il avait aujourd’hui plutôt besoin de personnel que l’inverse et il ne se voyait pas licencier un salarié au prétexte qu’il refusait de mettre ses bouchons d’oreilles…

Il voulait aussi, avant cette première réunion de l’année et à l’approche des nouvelles élections des représentants du personnel, remettre à plat les modalités et obligations par rapport aux nouvelles ordonnances Macron. Avec ses 37 salariés il ne savait plus exactement quelle organisation adopter et quelle formule retenir afin de perdre le moins de temps possible en réunions.

Mais au fait :

Quels changements depuis les ordonnances Macron ?

À partir de quelle taille une entreprise est-elle concernée ?

Quels délais pour appliquer les nouvelles mesures ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Print’Story – Episode 32

Cela faisait quelques jours qu’Antoine n’avait pas pris le temps de lire le compte-rendu succinct qu’il avait exigé que son chef d’ateliers, Serge, lui fasse quotidiennement par mail et il s’en voulait…

Il ne regrettait absolument pas d’avoir mis en place cette procédure car il arrivait de moins en moins à assister aux réunions de planning ou de fabrication depuis qu’il avait repris une partie de la clientèle. Cela lui permettait d’être au courant des petits problèmes de l’entreprise, mais aussi quelquefois d’être alertés sur des manquements plus graves.

Et là, en déroulant les trois derniers mails, il s’aperçut qu’un problème récurrent apparaissait : plusieurs ouvriers de l’atelier de finition ne portaient pas leurs chaussures de sécurité malgré les rappels de Serge.

Toutes les excuses étaient bonnes : « j’ai un problème de pieds », « je les ai oubliées à la maison », « je ne les supporte pas »…

Et pourtant Antoine ne les achetait pas au rabais et ce sont les DP qui les choisissaient avec Cathy.

Il avait déjà dû intervenir quelques mois auparavant concernant le port des bouchons d’oreilles et il commençait vraiment à en avoir assez !

Il se demandait quelle serait sa responsabilité si un de ses salariés se blessait accidentellement ou s’il avait un contrôle de l’inspection du travail… ?

 

Mais au fait :

Quels pouvoirs a le Chef d’Entreprise pour obliger au port des EPI ?

Quelles sont les sanctions possibles envers les salariés ?

Que risque le chef d’entreprise en cas d’accident ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par
Chantal Richardeau, Responsable HSE à l’UNIIC, chantal.richardeau@uniic.org

Print’Story – Episode 31

Au travers de ces problèmes d’heures supplémentaires, Antoine se rendait bien compte qu’il manquerait de conducteurs offset dans un proche avenir.

Il se souvenait avoir vu passer dans le courrier les bordereaux pour la collecte de la taxe d’apprentissage et il se demandait s’il ne serait pas judicieux de reprendre un ou deux apprentis en prévision. Il demanda à Cathy de faire venir Claude et Serge un instant dans son bureau pour en parler :

  • Je pense qu’il faut que nous reprenions un, voire deux apprentis pour compenser le départ d’Étienne mais aussi ceux à venir. On ne pourra pas jongler éternellement avec les HS ni même en allongeant les horaires.
  • Je suis d’accord avec vous dit Serge, en plus ça nous apporterait de la souplesse pendant les congés ou les absences mais avant qu’ils soient opérationnels il y en a pour un moment… Et n’oublions pas que si on veut s’en occuper sérieusement c’est une perte de temps au début…
  • Je sais mais il faut bien commencer par là si on veut faire du prévisionnel. En même temps rien n’empêche de  chercher un conducteur. D’ailleurs Cathy doit avoir quelques candidatures spontanées sous le coude, je vais lui demander qu’elle nous ressorte les plus récentes. Claude, vous pouvez contacter le CFA et leur demander de nous envoyer des candidats s’ils en ont ?
  • Pas de problème, je m’en occupe et je vais essayer aussi de trouver les nouvelles conditions car je crois que ça a évolué dernièrement. À propos, il faudra me dire à qui verser les fonds libres cette année ?
  • Je vais voir ça mais je crois que l’UNIIC a donné des consignes à ce sujet.

Mais au fait :

Comment faire pour recruter un apprenti ?

Quelles sont les formalités et démarches à effectuer ?

Quelles aides financières pour l’employeur ?

Quels sont les taux de rémunérations ?

Pourquoi verser sa Taxe d’Apprentissage à AGEFOS PME-CGM ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par Corinne MANTOT, Chargée de mission apprentissage à l’IDEP, c.mantot@com-idep.fr et Richard NAVEZ, Responsable formation à l’UNIIC,  richard.navez@uniic.org

 

Echanges autour des nouvelles dispositions de la Loi Travail – UNIIC Grand-Ouest

Imprimeurs adhérents mais aussi non-adhérents de Bretagne et Pays de la Loire, notez-le : Iris Delloye, responsable du service juridique et social de l’UNIIC, viendra à votre rencontre les 12 et 13 février prochains ; elle sera à Angers  le lundi 12 au matin, à Nantes l’après-midi, à Hennebont le mardi 13 matin pour terminer par Rennes l’après-midi. Ces moments d’échanges avec les chefs d’entreprises et responsables RH seront autant d’occasions de dialoguer avec vous et de vous présenter les nouvelles réglementations sur le Droit du Travail, ce qui change et va changer pour notre branche.

Découvrez tous les détails en cliquant ici : Atlantic’Ouest Tour 2018

Print’Story – Episode 30

Le départ prématuré d’Étienne avait contraint Antoine à accepter la demande de Serge, le chef d’atelier, de faire réaliser des heures supplémentaires les samedis.
Il faisait confiance à Serge pour gérer au mieux la répartition des heures supplémentaires en fonction des nécessités de l’entreprise et des disponibilités de chacun.
Et maintenant, au moment de signer les virements de salaires, il se demandait combien d’heures avaient pu faire certains conducteurs pour arriver à de tels émoluments…
Il demanda à Claude, son comptable, de venir dans son bureau :

– Expliquez-moi comment Paul et André ont un tel salaire ce mois-ci ? Je veux bien qu’ils aient fait des heures sup mais quand même !
– Je me doutais que ça vous interpellerait mais le problème c’est que Paul faisait déjà une HS tous les jours depuis le début du mois pour compenser l’équipe perdue suite au départ d’Étienne ; tout comme André qui lui en plus n’était pas disponible un samedi et est venu travailler un dimanche, donc c’est plus cher. À force ça fait des sommes importantes sans parler des RC. Et Serge a dû venir le dimanche en question pour qu’André ne soit pas seul à l’imprimerie…
– Mais à aucun moment Serge n’est venu vous en parler ?
– Si mais en même temps il m’a dit qu’il n’avait pas le choix pour livrer les clients à l’heure alors que vouliez-vous que je lui dise… ?
– Bon sang vous auriez pu m’en parler tout de même, on aurait peut-être réussi à sous-traiter ou négocier certains délais !
– Je pensais que vous étiez au courant…
– Bon, je vais essayer de ne pas m’énerver : la prochaine fois vous m’en parlez sinon ça ira mal ; maintenant, avant que je ne signe les virements, assurez-vous que les heures sont majorées correctement et donnez-moi le détail. Toute peine mérite salaire je sais bien mais il y a des limites…
– J’ai bien tenté de payer à 25 % les 4 premières heures mais les DP m’ont soutenu qu’il fallait les payer à 33 % car c’était comme ça depuis toujours…
– Je sais par un confrère pour lequel l’UNIIC est intervenu qu’il y a des interprétations possibles. Contactez-les et profitez-en pour voir comment on pourrait trouver un accord avec les DP pour que chacun s’y retrouve.
– D’accord, dès que j’ai les réponses je reviens vous voir. Ça devrait aller vite avec l’UNIIC…

Mais au fait :

Actuellement que dit la Convention collective sur les majorations des heures supplémentaires ?
Existe-t-il une jurisprudence qui précise l’interprétation des articles concernés ?
Est-il possible, et si oui, comment élaborer un accord d’entreprise permettant de moduler les horaires et la rémunération des HS ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Print’Story – Episode 29

Après avoir validé la liste des cadeaux, Antoine l’avait transmise à Cathy pour passer les commandes et préparer les envois.

Il avait mis en copie Claude son comptable pour qu’il soit au courant, lequel comptable venait de lui signaler à nouveau qu’il fallait faire quelque chose pour se mettre en conformité dans le traitement des fichiers…

En effet l’application légale de la Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD) était fixée au mois de mai 2018  et le moins qu’on puisse dire c’est que tant pour les fichiers de personnalisation que ceux destinés aux routeurs, ceux destinés à la gestion du  personnel et aux paies ou encore les fichiers clients à destination commerciale, Antoine n’était pas certain d’employer les bonnes pratiques.

Certes sur les conseils et avec l’aide de l’UNIIC, il avait bien fait les déclarations à la CNIL mais il est vrai qu’il avait été alerté aussi sur cette nouvelle RGPD et son comptable avait raison de le rappeler à l’ordre…

Finalement, comme il ne pouvait pas tout faire il décida de lui confier la tâche de mettre l’entreprise en conformité sur ce sujet.

Aussitôt investi de cette nouvelle mission, Claude entreprit de faire l’inventaire des fichiers internes et ceux provenant de l’extérieur et aussi de lister quelles personnes les exploitaient et pour quels services.

Cela fait, il se trouva fort dépourvu…

Mais au fait :

Les entreprises sont-elles toutes concernées quelle que soit leur taille ?

Quel est le but de cette nouvelle réglementation ?

Quelles sont les obligations à respecter ?

Comment la mettre en place dans votre imprimerie ?

Qui peut vous aider ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Nathalie Phan Place, Déléguée Générale du SNCD – nplace@sncd.org 
L’IDICG et le SNCD vous proposent une formation sur ce sujet : Fondamentaux et mise en oeuvre du GDPR
N’hésitez pas à contacter Chantal Richardeau, Responsable HSE à l’UNIIC – chantal.richardeau@uniic.org

Print’Story – Episode 28

Bientôt Noël et la fin de l’année : Cathy avait donc, comme tous les ans, mis dans le parapheur la dernière liste des cadeaux-clients et aussi celle des nouveaux. Avec, en regard, le CA qui permettait à Antoine de déterminer l’importance du cadeau et aussi, le cas échéant, l’avis du commercial attitré.

Son père n’avait jamais voulu déroger à cette « tradition » et Antoine l’avait poursuivie tout en en réduisant ostensiblement la valeur. Elle était loin l’époque où son père emmenait certains « gros » clients en voyage : il faut dire que les relations commerciales avaient bien évolué et que la pression mise sur les prix par la clientèle incitait moins à la générosité… Il n’empêche que la majorité d’entre eux y était sensible et qu’Antoine prenait du plaisir depuis qu’il avait décidé de les « personnaliser » en fonction des goûts de chacune et chacun.

C’était un travail important de sa part et de celle de ses commerciaux, mais il avait vraiment eu le mérite de les obliger à parler d’autres choses que de business avec la majorité de leurs clientes et clients et de leur montrer qu’on s’intéressait à eux. Antoine s’était ainsi constitué un fichier clients détaillé avec les hobbies, la situation familiale, les enfants, les dates de naissance, les adresses personnelles…

À certaines occasions importantes, cela lui permettait de faire des cadeaux tout au long de l’année. Il avait ainsi envoyé dernièrement à un de ses bons clients des entrées pour Disneyland à l’occasion du cinquième anniversaire de ses jumeaux.

Bénéficiant de loges dans une salle de spectacles de la région, il les invitait aussi régulièrement avec leurs conjoint(e)s et cela était très « fidélisant ».

Certains ne voulaient rien recevoir sur leur lieu de travail, préférant le réceptionner à leur domicile, d’autres mettaient tout en commun dans leur entreprise pour le partager avec leurs collègues et enfin certaines sociétés avaient fait passer des notes interdisant aux fournisseurs d’offrir des cadeaux et à leurs salariés de les accepter.

À tout cela il fallait ajouter les invitations au restaurant et l’ensemble représentait un petit budget…

Il en profitait pour commander un petit cadeau à destination de chaque membre de son personnel qu’il remettait lors d’un repas de Noël se tenant dans les ateliers de l’imprimerie.

Mais au fait :

Y a-t-il un montant maximum à respecter pour les cadeaux d’affaires ?

Faut-il prendre en compte toutes les « petites attentions » de l’année ?

Quelles sont les contraintes pour les bénéficiaires ?

Est-il possible de récupérer la TVA ?

Et pour les cadeaux ou avantages aux salariés ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.
Réponses élaborées par Claudine Florange, Juriste en Droit Social
à l’UNIIC – claudine.florange@uniic.org

 

Print’Story – Episode 27

Jocelyne, retraitée depuis moins d’un an, était en train d’arpenter les ateliers pour saluer ses anciens collègues.

Le caractère paternaliste de l’entreprise faisait que beaucoup de retraités revenaient régulièrement voir le personnel et avaient du mal à couper les ponts. Si son père n’y trouvait rien à redire, Antoine, sans leur interdire totalement l’accès de l’imprimerie, avait dû mettre un frein à ces visites qui distrayaient l’attention des salariés.

Et surtout, certains d’entre eux, même s’ils étaient encore de bon conseil, n’hésitaient pas à donner un petit coup de main à leurs ex-collègues, ce qui n’aurait pas été sans poser problème en cas de contrôle ou d’accident. Antoine le savait et ne voulait pas prendre ce risque.

Antoine décida d’aller la saluer :

  • Bonjour Jocelyne, finalement vous vous ennuyez à la maison… ?
  • Bonjour Monsieur, non pas vraiment mais vous savez ici ça a été aussi un peu ma maison pendant plus de 30 ans…
  • Vous ne regrettez pas tout de même ?
  • Je regrette surtout que ma retraite soit si faible…
  • Finalement vous étiez bien payée ici… ?
  • Au temps où on faisait beaucoup d’heures supplémentaires oui ! D’ailleurs quand je vois le travail que font des intérimaires qui ont bien du mal je voulais vous redire ma proposition de revenir occasionnellement pour les « coups de bourre » ou les travaux un peu spécifiques : ça arrondirait mes fins de mois et pour vous ce serait plus performant.  Nous en avions parlé le jour de mon départ en retraite, souvenez-vous. J’ai une amie qui fait ça chez son ancien employeur et qui passe par une agence d’intérim. C’est plus souple pour elle et son patron.

Pour l’instant il avait toujours préféré utiliser du personnel intérimaire ou confier certains travaux manuels à un Esat proche mais les résultats n’étaient pas toujours à la hauteur de ses attentes et il se demandait finalement si la solution n’était pas là…

Il hésitait cependant car il avait des doutes sur la légalité de l’opération et surtout ne connaissait pas bien les contraintes liées à une telle « réembauche ».

  • Je vais y réfléchir Jocelyne et je vous appellerai pour en reparler. En attendant ne trainez pas trop dans les ateliers…

Mais au fait :

Quelles sont les conditions à respecter en matière de délai pour reprendre une ancienne salariée fraîchement retraitée et cela est-il possible ?

Quelles sont les règles en matière de cotisations sociales en cas de cumul emploi/retraite ?

Quel contrat et statut privilégier et pour quel temps de travail minimum ou maximum ?

Faut-il privilégier les missions d’intérim ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiéeRéponses élaborées par Iris DELLOYE, Responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

 

Print’Story – Episode 26

Cette semaine du handicap était tellement médiatisée qu’Antoine fut bien obligé de se poser la question : où en était-il à ce jour dans le quota imposé par la loi ?

Depuis qu’Henri, un conducteur de plieuse, était parti en retraite il y a deux ans, il n’avait pas réembauché de personne handicapée. Henri avait un handicap auditif ce qui ne l’empêchait pas de faire très correctement son travail et chacun savait qu’il fallait lui parler en face s’il voulait une réponse.

Antoine aurait aimé trouver son alter ego pour le remplacer mais il n’avait pas pris le temps de contacter les organismes spécialisés et avait paré au plus pressé en embauchant un jeune en contrat de qualification. Cathy, son assistante, avait bien attiré à plusieurs reprises son attention sur le cas de Paul, un opérateur CTP qui claudiquait légèrement, mais celui-ci avait toujours répondu que c’était son problème et qu’il n’était pas tenu de fournir d’explications ni une quelconque attestation. Et pourtant tous étaient persuadés qu’il était considéré comme porteur d’un léger handicap.

Antoine avait donné des consignes pour continuer à utiliser les services des Centres d’Aide par le Travail pour l’entretien des espaces verts notamment mais aussi pour des travaux manuels de façonnage, car cela entrait dans le quota obligatoire et minorait les pénalités éventuelles pensait-il…

Il savait bien que la loi allait changer prochainement mais il demanda à son comptable de faire un point avec l’UNIIC.

Mais au fait :

Quelles sont les entreprises concernées par l’embauche des handicapés ?

Quelles sont les proportions à respecter par rapport à l’effectif ?

Quelles sont les pénalités encourues ?

Est-il possible de compenser en utilisant les services des CAT ?

Un employeur peut-il exiger d’un salarié qu’il déclare son handicap ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiéeRéponses élaborées par Claudine Florange, Juriste en Droit Social à l’UNIIC – claudine.florange@uniic.org