Consommation d’encre : mais que fait la police ?

Des élèves-ingénieurs de Grenoble INP-Pagora ont étudié le volume d’encre requis par différentes polices d’écriture afin de déterminer celle qui permettrait une moindre consommation d’encre… avec des résultats intéressants tant sur le plan économique qu’environnemental. L’analyse des résultats des expériences menées à l’école permet d’établir un classement des cinq premiers couples police/taille permettant une économie d’encre tout en maintenant un confort de lecture : par ordre de popularité, Times New Roman 11, Arial 10, Century Gothic 10, Cambria 11 et Calibri 11. Toutefois, le résultat le plus pertinent révélé par ce projet concerne la différence de consommation d’encre entre une police imprimée en noir (100 %) et une police imprimée en 85 % de niveau de gris. En effet, lorsque le niveau de gris à 85 % est préféré au noir (100 %), l’encre consommée s’en trouve quasiment réduite de moitié et ce, sans que la qualité de lecture du document imprimé en soit altérée.

Lire la totalité de l’étude : Quelle police consomme le moins d’encre ?

Vous pouvez vous abonner à la newsletter La fibre de l’innovation sur le site de Grenoble INP-Pagora  http://pagora.grenoble-inp.fr/accueil/

Une invention qui va vous faire saliver…

Si vous n’écoutez pas la radio de bon matin peut-être êtes-vous passé à côté de cette innovation : une batterie en papier bourrée de capteurs électriques et qui produit de l’électricité grâce à votre salive !

C’est un professeur assistant en ingénierie dans une université d’état de New-York qui, en utilisant les propriétés d’une bactérie présente dans notre salive, a inventé une batterie  papier en forme d’origami qui est capable d’éclairer des LED ou de recharger un smartphone grâce à une goutte de salive humaine. Si la découverte est remarquable, la conclusion du journaliste ne l’est pas moins : « enfin des batteries simples à fabriquer, pas chères et écologiques » : lapsus ou prise de conscience réelle ?  Allez, on ne va pas cracher dans la soupe…   

Découvrez à quoi ressembleront bientôt vos batteries papier en visionnant cette petite vidéo…

Explosion des troubles autistiques : la faute aux écrans ?

C’est à l’occasion d’une tribune publiée dans les colonnes du Monde, qu’un collectif de médecins et de professionnels de la petite enfance s’est appliqué à tirer la sonnette d’alarme. L’urgence ? Sensibiliser l’opinion publique aux « graves effets d’une exposition massive et précoce des bébés et des jeunes enfants à tous types d’écrans : smartphone, tablette, ordinateur, console, télévision »…

Car si la méfiance vis-à-vis des écrans – et notamment de la télévision – n’est pas nouvelle, jamais leur omniprésence n’avait été à ce point prégnante, dans le sillage d’une explosion des usages nomades qui exporte la problématique d’exposition aux écrans en dehors du seul salon familial.

Si l’UNIIC s’était déjà fait le relais des travaux, entre autres, du Laboratoire des Usages en Technologies d’Information Numériques (LUTIN), soulignant les différences entre lecture papier et numérique, notamment sur le plan cognitif ou en termes de fatigue visuelle, il s’agit ici d’un cri d’alerte d’une tout autre nature, Anne Lise Ducanda (médecin en PMI) dénonçant l’explosion chez les enfants, dès 9 mois et jusqu’à 4 ans, de « retards de développement touchant à la motricité, au langage ou à la sociabilisation, qui dans les cas les plus graves, ressemblent à des troubles autistiques ». Si le lien n’est pour l’heure pas scientifiquement avéré, les causes tiennent toutefois de l’évidence, pour ce collectif de professionnels : « Un mois après l’arrêt des écrans, nous constatons la disparition de ces troubles, qui ne sont donc pas autistiques puisque le développement redémarre normalement » justifie notamment Anne Lise Ducanda.

Les symptômes sont assez clairement définis : « Nous recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à 3 ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs ». Des symptômes qui semblent se multiplier dans des proportions qui posent question… « On me signalait 35 cas d’enfants en grande difficulté il y a 15 ans, aujourd’hui j’en suis à 210, sur les 1000 enfants de petite et moyenne section de ma ville » révèle Anne Lise Ducanda qui, recoupant ses propres observations avec celles d’autres professionnels, se sent aujourd’hui fondée, via le collectif précité, à demander au Gouvernement d’engager des recherches indépendantes et de porter des campagnes de sensibilisation sur les dangers de la surexposition des plus jeunes aux écrans. Une requête qui confine au comble, à l’heure du numérique à l’école, peut-être désigné précipitamment comme un axe de progrès incontournable. Et s’il était urgent de rétro-pédaler ?

Pour lire la tribune du Monde : « La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique »

Pour consulter la vidéo d’Anne Lise Ducanda : Les écrans, un danger pour les enfants de 0 à 4 ans

Print Van Paris – En route pour la sérigraphie itinérante ?

Le concept est aussi séduisant qu’original : Print Van Paris a emprunté l’imagerie des « ice-cream vans » américains pour créer le premier atelier de sérigraphie itinérant au monde. Une idée ludique qui mise sur l’échange et la proximité, née de l’imagination d’Oschon Wespi-Tschopp et Simon Roché, deux jeunes sérigraphes de 34 ans…

Le Concept

Via « Print Van Paris », Oschon Wespi-Tschopp et Simon Roché proposent aux passants d’imprimer eux-mêmes le T-shirt, l’affiche, la carte ou le sac de leur choix, faisant là tant la promotion de leurs illustrateurs fétiches – dont ils proposent les œuvres – que de leur passion pour les procédés d’impression sérigraphiques, qu’ils ont tenu à partager avec les gens qu’ils seront ainsi amenés à rencontrer. Une volonté d’impliquer l’autre pour dépasser le rapport producteur/consommateur et proposer une véritable expérience.

Le Van

Il s’agit d’une Estafette Renault relookée à la mode rétro’, sorte de déclinaison française du camion glacier caractéristique de la culture américaine. Il sillonne les rue de Paris avec la volonté de se montrer – et en cela, il s’agit déjà de communication visuelle – pour susciter des rencontres sans cesse renouvelées. De l’avis des deux intéressés, si ce mode de fonctionnement était initialement très humble et spontané, un peu de communication et beaucoup de bouche à oreille ont permis au concept de faire parler de lui. Au point qu’aujourd’hui, une extension sur boutique est envisagée…

Oschon Wespi-Tschopp (graphiste et directeur artistique digital) et Simon Roché (graphiste, sérigraphe et street artiste) ont donné naissance à un concept inédit, qui pourrait bien grandir…

Les artistes 

Fruit d’amitiés tissées avec le temps, de contacts noués avec succès auprès de grands illustrateurs et fort d’un concept à la fois original et résolument moderne, « Print Van Paris » s’est doté du soutien d’une somme d’artistes de rayonnement international : Akacorleone (Caldas da Rainha, Portugal), Aude Koenig (Paris, France),  Bijdevleet / Tim Bontan (Rotterdam/ Netherlands), Atelier Deux-Mille (Toulouse, France), Sarah Boris (London, UK), Lucas Beaufort (Cannes, France), Happy Lovers Town (Pistoia, Italy), Vincent Berthou (Nantes, France), Jean Jullien (France/UK), Chad Easton aka TIMBER (Los Angeles, USA), Kyle Hughes-Odgers (Australia), Jessie & Katey (Australia), Laho (Lyon, France), Elobo (Paris, France)…

Le matériel 

Disposant de deux presses à sérigraphie, une de pure fabrication « maison » constituée d’une planche en bois et deux charnières, et une autre plus professionnelle, « Print Van Paris » est en mesure de produire à la fois à l’intérieur du Van et à l’extérieur. Ils disposent également d’un cadre (ou écran), de papier, d’encres, d’une spatule et d’une racle, instruments indispensables à la fonctionnalité des procédés.

Un succès qui en dit long ?

Modeste par essence, la réussite d’un tel projet illustre toutefois bien qu’il est possible de rematérialiser la tendance au nomadisme, sur des bases plus incarnées et propices à l’échange. De quoi mûrir en tout cas des innovations solubles en dehors des écrans, preuve que l’appétence pour l’objet, et plus généralement tous ses procédés en amont, n’est pas une vue de l’esprit…

 

Pour en savoir plus : http://www.printvanparis.com

Digitaprint : Le pari de l’ultra-personnalisation

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Capacités d’impression numérique, où en est-on ?

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