Un Congrès d’exception

À lieu exceptionnel, affluence exceptionnelle, puisque ce sont près de 230 participants qui ont assisté au Congrès de l’UNIIC « L’Intelligence en Action » le 20 septembre dernier.

L’événement méritera évidemment une vaste synthèse – rendez-vous pour ce faire dans le prochain numéro d’Acteurs Graphiques – mais nous tenions d’ores et déjà à saluer quelques moments forts d’une journée riche en enseignements et forte en émotions.

Crédits photos : UNIIC/David Marmier

Cadre exceptionnel oblige, ce sont d’abord des visites guidées qui ont rythmé l’arrivée des participants…

Une assistance captivée…

… et une atmosphère conviviale

Après trois mandats et dix ans de bons et loyaux services rendus à la profession en tant que Président de l’UNIIC, Jacques Chirat – ovationné – passait le flambeau à Benoît Duquesne (Groupe Tonnelier) , hélas absent pour raisons familiales.

Hôte tout désigné pour introduire cette journée, Jean-Paul Maury a fait part d’une fierté teintée d’émotion : « Ces métiers, nous leur avons beaucoup donné, ils nous ont énormément rendu. L’atelier Musée de l’Imprimerie s’inscrit dans une logique de transmission des savoirs et nous visons 30 000 jeunes par an ici, parmi nos visiteurs » révèle -t-il, comme pour mieux souligner à quel point c’est paradoxalement l’avenir qu’un tel lieu interroge prioritairement.

Entre autres paris, le Congrès de l’UNIIC tenait à « faire parler les chiffres ». Ici au pupitre, Françoise Carré (chargée d’études économiques pour la Banque de France), soulignait que dans un contexte certes difficile, le secteur n’ayant toujours pas achevé sa mutation, « les investissements sont prometteurs et si les tendances observées se prolongent en 2018, les résultats pourraient connaitre une amélioration »… Un article détaillé sur les ratios présentés à venir très prochainement.

À la question de savoir comment l’IA peut être d’ores et déjà intégrée à l’entreprise, sans être du ressort exclusif des plus grosses structures, Frédéric Fabi (Dupliprint, à gauche) échangeait notamment avec Landry Maillet (ABCM, une société d’usinage). Loin de considérer ce genre de projets comme inaccessibles, ce dernier s’amusera même de préciser que « ces technologies sont en réalité hyper simples, c’est nous qui sommes complexes ». De quoi rappeler que le premier moteur d’une IA pertinente relève d’idées bel et bien humaines. « La priorité, c’était de demander aux collaborateurs comment leur simplifier la vie » précisait-il en effet…

Ce sont le Lycée André Malraux (1er prix) et Les Gobelins, L’Ecole de l’image (2ème prix), qui se sont distingués lors du challenge Studyprint. Résultats détaillés sur le site de Presse Edition. De gauche à droite : Maeva Goarin, Kélyan Guillard, Ugo Milano, Anthony Pascault, accompagnés de leurs professeurs, Aline Vallet et Philippe Gabillon

« Si j’ai également tenu à être avec vous aujourd’hui c’est que je crois à l’avenir de l’imprimerie, dans un contexte de mutations. Et le choix de vos thèmes démontre la pleine conscience des enjeux. Se poser les bonnes questions c’est probablement le premier moyen de trouver les bonnes réponses » expliquait Fabrice Le Saché (Porte-Parole et Vice-Président du Medef), persuadé que « l’IA est au cœur d’une nouvelle vague d’innovation et jouera un rôle décisif dans la compétitivité de demain ».

Pour Emmanuel Fabrègue, à la tête de l’imprimerie du même nom, il faut « alléger les tâches des équipes, notamment pour combattre les maladies professionnelles, tout en ayant conscience que les niveaux de responsabilité continuent d’augmenter ». Un constat qui laisse penser que c’est à l’IA d’absorber la répétitivité et la dangerosité des tâches, pour mieux concentrer l’humain sur les tâches et réflexions les plus intéressantes…

Parmi les moments forts du Congrès, l’annonce officielle de l’arrivée d’une Presse Landa S10P – la première en France – chez le Groupe Prenant (site de Choisy-Le-Roi) a permis de poursuivre le fil thématique de la journée : comment la technologie et l’offre des différents fournisseurs pourront aider à recomposer un paysage industriel post 4.0 ? De gauche à droite : Philippe Vanheste (Groupe Prenant), Marc Schillemans (Vice-Président et Directeur Général Landa Digital Printing) et Jean-Baptiste Bardinet (Business Manager France Landa Digital Printing)