« Dis Siri », emmène-moi faire les boutiques?

Le e-commerce est en plein essor, les achats sur mobiles également sans parler des assistants virtuels qui sont en passe de remplir le frigo à notre place. Pour autant, en France 90% des achats se font encore et toujours en magasins selon le cabinet de conseil Olivier Wyman

Vous vous dîtes que face à Google ou Amazon ça ne va pas durer, que tout ceci n’est qu’une lente dégringolade ? Et bien oui et non. Certes le e-commerce ne cesse de se développer mais les champions du commerce en ligne se lancent dans les points de vente physiques et pour garantir leur part de marché les enseignes traditionnelles n’ont de cesse de se renouveler. Expertise, personnalisation, expérience, événement…, l’offre redouble d’attention envers le consommateur en faisant appel à de nouvelles formes d’agencement commercial.

Store-in-store

On les appelait les grands magasins, les galeries marchandes, ils portent maintenant le nom de store-in-store. Le concept global est le même : plusieurs marques dans un même espace de vente mais le changement de nom célèbre un tournant, le tournant du marketing. Dans chaque espace le client doit dès les premières secondes être immergé dans un univers propre à la marque et faire abstraction des concurrents voisins. L’atout principal des marques: le merchandising visuels (plv, backlite, plafonds tendus, sols imprimés…) L’impression grand format est un partenaire de taille. Les surfaces sont réduites mais l’attention portée à la communication grand format ne l’est pas.

La plus petite boutique SEPHORA

Expertise

Les lieux de vente ont su repenser leur fonction et misent, pour nombre d’entre eux, sur le lien d’expertise. On peut trouver de plus en plus en magasin des cours de maquillage, bricolage, des experts en informatique, des conseils en décoration, des lectures publiques, des concerts, des projections… Les lieux de vente deviennent des lieux de vie et de socialisation qui poussent à la création de nouveaux espaces plus sobres en communication, intégrant de la signalétique décorative. Le digital n’est pas en reste avec une diffusion grandissante de tutoriels. Les grandes enseignes mais les petites également n’hésitent pas à intégrer la personnalisation directement sur le lieu de vente: DECATHLON, THE KASE, CITADIUM ont montré la voie et les machines d’impression investissent les lieux de vente pour proposer une expérience toujours plus riche au consommateur. Et même si ces machines ne sont pas en production dans les ateliers, elles n’empiètent pas sur les parts de marché des industriels. Et elles jouent parfois même un rôle intéressant de vitrine de la communication imprimée auprès du grand public…

Chez THE KASE l'impression est au centre du magasin

Événement

L’arrivée des machines dans les lieux de vente est une forme de scénarisation de plus en plus répandue. Le lieu de vente reste pour les marques le lieu de la relation client, de la fidélisation. Pour entretenir cette « relation » il faut donner des rendez-vous et c’est chose faite. Au-delà des soldes annuels, la sortie d’un produit, un anniversaire, etc. tout est prétexte à créer l’événement. Le meilleur exemple de ce phénomène est le pop-up store qui encore une fois laisse la part belle à l’impression grand format. Ces magasins éphémères doivent, sur une courte période, proposer un récit au consommateur et « brander » un lieu brut du sol au plafond. Pour vous donner une idée, en France il y a 400 pop-up store par an…

Les marques sont loin de déserter le lieu de vente et si la digitalisation progresse à grand pas, l’impression a elle aussi une voire des cartes à jouer.