Actions & événements UNIIC, le récap’ !

Vous trouverez ci-dessous le récapitulatif des actions et manifestations professionnelles auxquelles l’UNIIC participe, en qualité d’organisateur ou de partenaire. N’hésitez pas à venir régulièrement, nous tenons cette page à jour…

UNIIC’COLOR

 L’UNIIC propose sa solution collective baptisée UNIIC’COLOR : un accompagnement professionnel, une prise en charge à 70 % et un reste à charge minimum doivent permettre aux imprimeurs français de rejoindre le peloton de tête des imprimeurs européens en matière de colorimétrie.

Informations complémentaires et prise de contact…

EIPIT

Pour accompagner les imprimeurs dans les transformations engendrées par le digital l’UNIIC a initié l’opération EIPIT : Électronique Imprimée Pour les Imprimeurs Transformateurs.
Il s’agit d’un projet global à destination des TPE/PME. Ne passez pas à côté de cette opportunité.

Informations complémentaires et prise de contact…

La Frenchprint – Valorisons nos savoir-faire

La Frenchprint réunit des initiatives d’excellence afin de mettre en avant les imprimeurs français et leurs partenaires au travers de leurs pratiques vertueuses et assène un message simple : Imprimez en France !

Informations complémentaires et téléchargement des logos…

Uniic’Tour à Lille, de la communication au livre

Fort d’un succès qui ne se tarit pas, l’Uniic’Tour faisait étape à Lille…

L’occasion bien sûr de revenir, avec Marie-Laure Lerolle, sur l’étude IPSOS dédiée à mesurer les impacts de la dématérialisation, en contextualisant la chose dans la foulée via un focus sur les dépenses de communication dans les Hauts-de-France, avec Xavier Guillon (France Pub). Les débats n’ont alors pas manqué de dériver – à raison – vers la possibilité de voir éclore un « Opt In » généralisé à l’encontre des Imprimés Sans Adresse (ISA), l’idée étant peut-être d’appliquer une « stratégie du consentement » à divers canaux de communication, le prospectus étant tout particulièrement visé suite à l’enquête de l’UFC Que Choisir. Une perspective toutefois peu crédible, selon Xavier Guillon : « Les ISA n’ont pas baissé parce que dans le cocktail d’informations et de supports utilisés par les annonceurs, ils gardent un sens important. C’est même beaucoup plus que ça : ils en ont besoin ! C’est en quelque sorte la position avancée du magasin et la distribution d’ISA est directement liée à leur chiffre d’affaires ». Une efficacité que personne ne saurait contester, pas plus que les répercussions sévères qu’aurait la généralisation d’un « Oui Pub » (puisque c’est bien de cela dont il s’agit) en termes d’emplois et d’activité économique. « Pour autant, à Amsterdam, ils sont déjà passés au 100 % adressé » souligne, prudent, Pascal Bovéro, Délégué général de l’UNIIC. « L’ISA, c’est la garantie de l’anonymisation » ajoute-t-il toutefois, faisant ainsi écho aux problématiques largement évoquées plus tôt par Marie-Laure Lerolle, concernant les stratégies mises en place pour récupérer/valoriser de la data, par des biais souvent numériques, avec en corollaire la question des limites à y apposer, notamment mises en lumière par l’adoption récente du RGPD. Un sujet toutefois complexe car – ne nous y trompons pas – la valorisation des données personnelles est très loin d’être étrangère au développement du print lui-même, notamment pour faire de la spécialisation et de l’hyper ciblage. Pour autant, c’est bien l’efficacité intrinsèque – presque organique – du print qui lui vaut d’être un tel atout de communication, en dépit aussi des coûts qu’il peut générer… « Nous essayons constamment de trouver la bonne équation économique, sachant qu’on ne peut pas transiger avec les coûts postaux » admet François Delacroix (Responsable communication chez Damart). Mais le piège serait bien de considérer qu’il existe un ROI supposé voire invariable, directement attaché à un support, quand Xavier Guillon n’a de cesse de rappeler que le rapport de cause à effets est beaucoup plus subtil… « Il est très difficile de mesurer vraiment la rentabilité d’un média ou d’un support. Mais sur la durée, quand un média fait l’objet d’investissements soutenus, cela se traduira par des retours sur investissement. C’est peut-être là la seule règle qu’il faille retenir. On voudrait mesurer autrement qu’a posteriori, mais ce n’est pas forcément possible » développe-t-il, laissant entendre que ce sont les investissements qui font la rentabilité, et non l’inverse

C’est Benoît Duquesne, nouveau Président de l’UNIIC, qui introduisait les débats.

 

François Delacroix (Damart – Responsable de la communication produit France), Erwan Gustave (Magnetis – Call Tracking), Xavier Guillon (Directeur Général France Pub),Karima Guffroy-Bouasla (Responsable expertise print PublicisETO), Aldjia Guirous (D’Haussy Imprimeur), Zouhir Oumedjkane (Directeur Conseil et Offre Data chez PublicisETO).

Autre grand débat abordé lors de cette session de l’Uniic’Tour, le Livre Durable, avec en ligne de mire l’organisation confirmée d’un Grenelle du Livre, autour des objectifs suivants : relocaliser sa production, vivifier l’activité des centre-ville par les librairies de proximité, travailler à généraliser les procédés d’écoconception, optimiser à la fois les tirages et les stocks etc. Une indéniable appétence s’est traduite autour de ces sujets, laissant apparaître un travail collectif de long cours, et des suites à lui donner très vite…

 

J’ai mal à mon édition originale !

Voyage en Chine oblige, nous avons parcouru les colonnes du Shanghai Daily (journal en anglais, distribué dans les hôtels de la ville). Même si on peut se questionner ce support qui est destiné aux touristes étrangers et donc relève probablement plus de la communication que de l’information, un article nous a interpellé.

« Books that age still attract loving readers », les livres vieillissant attirent toujours les lecteurs passionnés… L’article propose la visite de deux librairies spécialisées dans les livres d’occasion. Plus de 40 000 volumes pour la première librairie et des slogans séduisant sur les murs : « trouver des livres pour les lecteurs et des lecteurs pour les livres ». De belles initiatives autour du livre ? Certes mais comment interpréter alors la sensation que nous laisse cet article. Une sensation ou plutôt une odeur : celle de la naphtaline. Au fil des témoignages on peut ressentir l’amour du livre : le goût pour les premières éditions aux préfaces sans pareilles ; l’excitation de la traque du tome manquant pour parfaire la collection… un amour suranné et nostalgique. Les interrogés parlent du livre comme si il était déjà mort. Aïe ! C’est de là que vient l’inconfort. L’amoureux des premières éditions, est possesseur de 20 000 livres… qu’il donne parce qu’il ne lit plus de littérature, il s’intéresse à l’actualité maintenant et la lit sur son téléphone. Le chasseur de livres n’achète pas de nouveaux livres, c’est trop facile il ne ressent pas la même satisfaction. Et que penser de cette deuxième librairie où le propriétaire invite les visiteurs pour le thé autour d’un livre qu’ils peuvent lire gratuitement ? Il est plein de bonnes intentions et d’ailleurs n’est pas du tout intéressé par le profit, il reverse les bénéfices des ventes à des associations caritatives. Le livre est-il une curiosité, une antiquité, un objet de collection, une œuvre de charité ? A trop rendre hommage au livre : ne risque-t-on pas de l’enterrer ? Pas d’obsèques !

Le livre est bel et bien vivant. Rappelons qu’il reste l’objet culturel n°1 en France, que la littérature adolescente compte nombre de succès qui ont été adaptés et ont produit eux-même de nombreux succès au cinéma, Twilight et Harrypotter ne démentiront pas…

Pour lire l’article du Shanghai Daily (en anglais), c’est ici :

Imprimerie Chirat: des racines et de l’audace

Jacques Chirat vient de laisser sa place à la présidence de l’UNIIC. Et quel beau symbole que ce soit à l’Atelier Musée de l’Imprimerie et en ouverture d’un congrès dédié à l’Intelligence Artificielle que Jacques Chirat ait été ovationné pas ses pairs pour toute son action. L’imprimerie Chirat est l’exemple même de ce mariage heureux entre racines et avenir…

42540 Saint-Just-la-Pendue

Si vous vous rendez sur le site Internet de Saint-Just-la-Pendue vous verrez que l’Imprimerie Chirat y figure en bonne place. Et pour cause ! La ville tissait du coton depuis des siècles quand en 1911 a été créée l’Imprimerie Chirat. Impression des étiquettes pour le textile de la région et les vignobles locaux, impression des bulletins paroissiaux… L’entreprise a imprimé l’histoire de la commune et plus encore. Elle lui a donné une nouvelle activité centrale. Avec l’arrivée du synthétique et la large délocalisation de la production textile à l’étranger, la région s’est trouvée sinistrée et l’histoire et la vie d’une petite ville comme Saint-Just-la-Pendue auraient été entièrement différente si une autre industrie n’avait pas pris la relève : l’imprimerie.

L’entreprise s’inscrit avant tout dans un territoire, une histoire, une culture. Les salariés sont là depuis des décennies et cet ancrage dans un tissu local a eu une influence importante dans le développement technologique de l’entreprise. Saint-Just-la-Pendue est, comme son nom l’indique, une commune accrochée à la montagne et l’entreprise a dû très tôt apprendre à être autonome. Il n’était pas question de faire appel à un prestataire pour le pré-presse ou le post-presse et donc que ce soit pour la production des formes imprimantes ou pour la finition des livres ou leur routage, tous les métiers ont été intégrés très tôt. L’entreprise a pu évoluer très vite et suivre les évolutions et les révolutions technologiques.


A l’heure où l’on parle de RSE et où le respect de l’environnement n’est plus seulement affaire de tri des déchets, voilà une entreprise implantée dans un environnement, ancrée dans un territoire et qui assume pleinement son rôle sociétal. L’histoire de la région croise celle de la commune qui elle-même croise celle de l’entreprise. Et l’histoire de cette entreprise est une histoire familiale…

Joseph, Jacques, Antoine, Anthelme, Henri, Louis, André, Jacques et Auguste

En 1911, Joseph Chirat place ses quatre fils (Jacques, Antoine, Anthelme et Henri) dans les entreprises de la région pour leur apprendre un métier : celui d’imprimeur. Il vient en effet d’acquérir pour eux un fond d’imprimerie et papeterie. En 1958, Henri capte une commande chez Armand Colin. Voilà de nouveaux horizons qui s’ouvrent et vers lesquels vont tendre Anthelme et André (fils d’Henri). Ils créent une SARL et font l’acquisition de plusieurs machines d’impression et de composition. L’entreprise est en expansion et se spécialise dans le livre technique et scientifique. A partir de 1975 la typographie côtoie l’offset jusqu’en 1980, année où la typographie disparaîtra. L’entreprise passe à la photocomposition programmée et intègre le brochage en 80, un nouveau marché s’ouvre. Fidèle aux préceptes de son grand-père et de son père, André fait entrer son fils à l’Imprimerie Chirat en 1975. Ce dernier y occupera tous les postes : impression, finition, fabricant, deviseur, il prendra la direction technique en 1985 et la Direction Générale en 1990 lors du départ à la retraite de son père. Le fils d’André n’est autre que : Jacques Chirat. Et comme l’ont fait les générations précédentes il entreprend de développer l’entreprise sur les bases qui ont été construites par ses aînés. Il intègre le premier Macintosh dans l’entreprise, l’imprimerie passe ainsi de la photocomposition programmée à la mise en page interactive. De quoi développer le nouveau marché entrant des magazines. Jacques investit dans l’automatisation et la couleur et garde un temps d’avance : l’entreprise est la première en France à proposer du vernis sélectif. Lauréat du prix des autodidactes organisé par la Harvard Business School, Jacques Chirat développe l’entreprise (triplement du chiffre d’affaire, doublement de l’effectif) dans le respect de l’histoire d’une famille et d’un métier mais aussi d’un collectif…

La passion du métier et la passion du collectif

Après le rachat de l’entreprise à sa famille en 1990, Jacques règle son pas sur celui de son père qui était président du syndicat de la Loire Nord. Il intègre la Fédération de l’Imprimerie et de la Communication Graphique (FICG). Investi régionalement, il s’investit aussi nationalement. Il devient membre du Bureau où il passe 3 ans avant d’être élu président de la FICG puis de l’UNIIC lorsque la FICG fusionne avec le Syndicat national des industries de la communication graphique et de l’imprimerie française (SICOGIF). Il intègre la fédération par passion du métier, profitant de la bonne santé d’une entreprise organisée et autonome. Il se fait alors un devoir de promouvoir le ou les métiers d’imprimeur. Il restera président de l’UNIIC jusqu’en septembre 2018 et entame un nouveau mandat au sein du bureau exécutif. Et il compte bien travailler à l’élargissement du champ conventionnel pour fédérer les métiers connexes autour de l’impression. Elargir certes mais ne pas oublier de rester solidement ancré et appuyé sur les territoires qui sont la force du collectif.

Aujourd’hui, demain et après-demain

Connaissez-vous Book Spirit ?

C’est une plateforme en ligne qui permet de réaliser sa commande de beaux livres personnalisés. Vous choisissez votre type de couverture, votre papier intérieur, vos options de finition, le nombre d’exemplaires et vous envoyez vos fichiers d’impression. Le concept réunit la souplesse, la simplicité et l’accessibilité que permet Internet mais, comme son nom l’indique, il est bien plus inspiré que cela.

L’esprit du livre est bien là : couverture cartonnée, dos carré cousu, dorure, gaufrage, ici, on personnalise des beaux livres avec l’art et la manière et en 100% français s’il vous plaît. Agences, Galeries d’art, Photographes, illustrateurs et même particuliers peuvent imprimer des beaux livres en petites séries (entre 100 et 500 exemplaires) avec la qualité, la rigueur et les délais que permet un outil de production industriel. Et Book spirit a du succès parce que la plateforme web est largement enracinée dans ce qui fait la pérennité de l’Imprimerie Chirat depuis de nombreuses années…

Aujourd’hui, l’Imprimerie Chirat compte 200 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 20 millions d’euros. Chaque jour, livres, beaux livres, magazines, revues, catalogues, guides et brochures sont imprimés, façonnés et expédiés chez ses clients industriels, entreprises, agences, éditeurs, collectivités, artistes, etc.  La diversité de la clientèle de l’Imprimerie Chirat reflète ainsi son éventail de savoir-faire et sa capacité à s’adapter aux évolutions du marché. Et comme ça a été le cas pour les générations précédentes, Auguste, le fils de Jacques est en place dans l’entreprise, prêt à imprimer de nouvelles pages de cette histoire…

Vidéo – Jacques Chirat salué pour son engagement

À l’ouverture du Congrès de la filière graphique imaginé par l’UNIIC, Jacques Chirat a salué la profession dont il a assumé la présidence pendant de nombreuses années. Ses confrères ont salué son engagement collectif sans faille et il a été longuement applaudi par ses pairs…

 

Le périple jaune

La délégation UNIIC est bien rentrée – au complet – de son « périple jaune », forte d’une volonté de mieux appréhender la culture graphique chinoise et son stade de développement technico-industriel. Entre visites professionnelles et balades plus ludiques, retour en images sur quelques jours qui mériteront un reportage plus approfondi dans les colonnes du prochain numéro d’Acteurs Graphiques… Lire la suite

Uniic Centre Val-de-Loire : 100% formation, 100% transmission

Vendredi dernier se tenait l’Assemblée Générale de l’Uniic Centre. Toujours soucieux de partager son action dans les territoires son Président Sébastien Lemaire, dirigeant de Cogeprint, avait choisi le Pôle du cheval à Lignieres dans le Cher pour recevoir ses adhérents.

Après les incontournables obligations statutaires, René Anelot, Président de la Commission Paritaire Nationale, a remis les chèques de la dernière collecte de la taxe d’apprentissage à Brigitte Jolly, Coordinatrice pédagogique du Cartif à Tours. Une preuve supplémentaire de l’implication des imprimeurs de la région dans la formation de leur personnel.

Gérard Davy, Sébastien Lemaire et René Anelot remettent les chèques de la collecte de la taxe d’apprentissage à Brigitte Jolly (CARTIF de Tours)

Principal invité, le consultant François Gassion s’est appuyé sur ses nombreuses années d’expérience en fusions / acquisitions de sociétés pour délivrer à l’assistance les clés de la réussite de ces opérations désormais courantes dans notre secteur professionnel et aussi pour donner les recettes de base nécessaires à la prise de ces « greffes » qui, comme il l’a rappelé, sont autant humaines qu’industrielles.

Fusion / acquisition avec François Gassion

Bernard Trichot, Directeur de l’Idep, avait lui aussi fait le déplacement pour venir expliquer les conséquences de la réforme de la formation pour nos métiers, nos entreprises, nos centres de formation, nos apprentis : c’est toute la profession qui va être impactée et vous pourrez lire prochainement dans Com’Uniic le résumé de son intervention et les enjeux de cette réforme menée à la hussarde par le gouvernement. Claire Puchault, chargée de mission Agefos pme cgm Centre Val-de-Loire a ensuite présenté l’opération 100% Formation.

Et enfin le représentant de l’Uniic nationale a clôturé la réunion en détaillant le projet de mandature du nouveau Président de l’Uniic, Benoît Duquesne. Les échanges et conversations se sont prolongés autour du verre de l’amitié et pendant le sympathique dîner qui a suivi. On ne peut que féliciter les organisateurs de ces rencontres qui donnent de leur temps et de leur personne pour porter la parole de l’Uniic dans leurs territoires et animer et faire vivre la branche dans les régions.

Vidéo – L’intelligence artificielle peut-elle bouleverser les industries graphiques ?

 

Alors que l’Intelligence Artificielle semble vouloir changer l’organisation des entreprises à coup d’algorithmes, une table ronde a permis de démystifier un sujet qui semble si complexe parfois qu’il en donne le vertige.

Et à la question de savoir comment l’IA peut être d’ores et déjà intégrée à l’entreprise, sans être du ressort exclusif des plus grosses structures, Frédéric Fabi (Dupliprint) échangeait notamment avec Landry Maillet (ABCM, une société d’usinage). Loin de considérer ce genre de projets comme inaccessibles, ce dernier s’amusera même de préciser que « ces technologies sont en réalité hyper simples, c’est nous qui sommes complexes ». De quoi rappeler que le premier moteur d’une IA pertinente relève d’idées bel et bien humaines.

Une table-ronde avec Tahar Melliti, Délégué Général de l’Alliance Industrie du Futur, Landry Maillet, Président d’ABCM et Frédéric Fabi, Président de Dupliprint.

TABLE RONDE PARTIE 1 :

TABLE RONDE PARTIE 2 :

 

Une typographie contre la dyslexie

Entre 8 et 10% des enfants souffrent de dyslexie. Une maladie répandue et très handicapante puisqu’elle provoque des troubles de l’écriture, de la lecture et de l’orthographe.

Il existe des polices disponibles en ligne  comme OpenDyslexic, une police open source régulièrement améliorée à partir des commentaires des utilisateurs dyslexiques. Un designer néerlandais est aller plus loin et a créé une typographie pour aider les personnes dyslexiques à lire. Cette police plus complexe est basé sur l’assurance que chaque caractère soit unique.

Christian Boer est lui-même atteint de dyslexie. Donc pour lui, la confusion de deux lettres est un obstacle courant et les difficultés qui en découlent pour lire et écrire: il les connait intimement. Pour construire sa typographie, le designer s’est affranchi de toutes les règles du design graphique pour se concentrer sur les principales difficultés de lecture rencontrées par les personnes dyslexiques: permutation, symétrie, modification, retournement et fusion de lettres. Et résultat, il a créé en 2008 une typographie où chaque lettre est formée de façon unique comme il l’explique lui-même sur le site dyslexiefont.com

Une base épaisse

© Christian Boer

Le centre de gravité est placé en bas, évitant de retourner les lettres, tout en ajoutant une ligne de base claire.

Des lettres inclinées

© Christian Boer

Regardons les choses en face, qui ne confond pas « b » avec « d »? Les lettres qui se ressemblent sont placées légèrement inclinées, ce qui les rend plus faciles à distinguer.

Des ouvertures plus grandes

© Christian Boer

Les ouvertures des lettres de la police Dyslexie sont agrandies. De cette façon, les lettres se ressemblent moins et seront facilement reconnaissables à leur forme.

Des formes différentes

© Christian Boer

Les formes des lettres qui se ressemblent sont ajustées subtilement, ce qui diminue les chances de les confondre.

Des bâtons plus longs

© Christian Boer

Certaines lettres de la police de caractères Dyslexie ont des bâtons plus longs, ce qui permet de réduire le nombre de confusions de lettres pendant la lecture.

Les lettres majuscules et la ponctuation

© Christian Boer

Les signes de ponctuation et les lettres majuscules sont en gras, soulignant les coupures, les fins et les débuts de phrases.

Des hauteurs variables

© Christian Boer

Les lettres qui se ressemblent sont différenciées par des hauteurs différentes.

Plus haute que larges

© Christian Boer

La hauteur des lettres est augmentée alors que la largeur ne l’est pas. Cela ajoute « de l’air » aux lettres de la police Dyslexie.

Plus d’espacement

© Christian Boer

La distance entre les lettres et l’espace entre les mots sont agrandis, ce qui facilite la lecture et évite l’effet de surpopulation.

Un livre imprimé dans cette police en voilà un bel outil pour les personnes dyslexiques. Pour aller plus loin nous vous recommandons la conférence TED de Christian Boer :

 

50 nuances d’impression