Alpha Communication Impression a trente ans

Le 22 novembre dernier Alpha Communication Impression célébrait ses 30 ans d’existence.

Une soirée placée sous le signe de la transmission. En 1989, lors de sa création, Alpha Communication Impression n’était pas une entreprise familiale mais elle l’est devenue depuis. Puisque Yves Rullière, son créateur, très investi dans l’UNIIC Rhône-Alpes, l’a « donnée » à ses trois enfants. Cyril, son fils, y est entré en 1994 en tant qu’infographiste. Et il en est devenu le Président officiellement en 2014. Quant à ses deux sœurs, elles occupent les postes de commerciale, deviseuse, fabricante. Si la succession a posé question, Yves Rullière a su convaincre ses enfants en mettant en vente l’entreprise en 2011. Ce sont les perspectives d’évolution de l’entreprise qui ont emporté la décision de la nouvelle génération : à la fois par l’engagement environnemental de la société – qui, dans des paysages comme ceux de l’Ardèche, prend probablement un sens encore plus concret – et par la diversification intelligente opérée via des activités complémentaires grand format, avec deux traceurs et maintenant une table à plat.

Les activités de l’atelier grand format (covering, display) se sont développées et les deux traceurs (choisis chez EPSON pour leurs encres à l’eau, leur Greenguard Gold et leur classement A+) ont été rejoints par une table à plat RICOH en UV LED permettant à l’entreprise de proposer des PLV, des stands. Et, Grand format oblige, l’entreprise a intégré la pose et l’installation rapidement.

Ancrée localement, Alpha communication n’avait pas vraiment l’opportunité d’étendre sa zone de chalandise. Mais la (nouvelle) complémentarité des deux ateliers – impression traditionnelle et grand format – lui a permis d’augmenter son portefeuille d’affaires, sur la base d’un répertoire client d’ores et déjà existant.

Une fois cette décision de « prendre la suite » endossée et assumée par ses trois enfants, Yves Rullière a laissé la main très facilement. « Mon père a déménagé son bureau et est parti en vacances. A son retour il nous a dit : ‘ça y est je suis guéri, débrouillez-vous’ » nous raconte Cyril Rullière avec amusement. En fait, c’est un beau cadeau ! Une entreprise que l’on reprend et qu’on peut développer en toute confiance.

Cyril, passionné de technique, a pris et prend plaisir à développer les synergies des deux ateliers. Si le grand format est plus artisanal, il laisse libre cours à sa créativité. Il prend plaisir à chercher les synergies en développant des produits qui combinent le meilleur de chaque technique. L’anniversaire a été l’occasion d’annoncer une extension de 750m2 qui portera la surface globale de production à 3000 m2. De quoi voir arriver le jet d’encre de production « en feuille plutôt qu’en bobine car je ne veux pas qu’on devienne monoproduit » souligne-t-il, émettant ici un souhait clair : garder son agilité !

L’anniversaire était aussi l’occasion d’écouter un peu de rock, ce qui est une évidence pour qui a déjà passé plus de deux minutes avec Cyril Rullière. « Un de nos clients est venu jouer avec Cold Cash, le groupe de rock old school dont il est le batteur. »

Alpha Communications est une entreprise familiale, en développement, une entreprise de conviction, une entreprise de caractère…

Dessins nomades

Print’Story – Episode 62

Au travers de la vie quotidienne d’une imprimerie, nous vous proposons de participer à l’analyse et au décryptage des pièges auxquels Antoine, notre chef d’entreprise vedette est confronté. L’occasion pour vous de tester vos connaissances mais aussi de les remettre à jour avec l’aide de l’UNIIC.

Antoine a entendu au journal télévisé que certaines entreprises peuvent bénéficier d’une exonération de cotisations salariales sur les heures supplémentaires !

L’entreprise est restée aux 39h. Mais, pour autant, Antoine n’est pas sûr qu’elle puisse bénéficier de l’exonération, d’autant que plusieurs salariés sont au forfait en heures sur l’année. Pour éclaircir la situation et répondre aux salariés qui ne manquent pas de le questionner, il décide de contacter l’UNIIC.

Mais au fait :

Quelles sont les conditions pour bénéficier de l’exonération des cotisations sur les heures supplémentaires ?
Quelles sont les rémunérations donnant lieu à exonération ?
Quelles sont les limites à l’exonération ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en Master I de droit social à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS – iris.delloye@uniic.org

Du numérique en toute chose…

“Il faut de la mesure en toute chose” voilà ce que nous inspire la préparation de la rentrée scolaire 2019-2020. Le site de la Région île de France nous apprend en effet que : “La Région dotera tous les lycéens et leurs professeurs de manuels et ressources pédagogiques papier ou numériques”.

Si le soutien annoncé se veut neutre quant au support – numérique ou papier –, à la lecture des quatre principes qui régissent l’action de la Région, nous sommes plus dubitatifs. L’aide est ainsi explicitement conditionnée au « virage numérique pour que tous les lycées professionnels deviennent 100 % numérique et qu’au moins la moitié des lycées généraux et technologiques le deviennent aussi. »

La Région ne semble absolument pas tenir compte des retours d’expérience nombreux et études tout aussi nombreuses qui mettent en avant les effets pervers d’un apprentissage “100 % numérique”. Citons notamment une étude signée de l’OCDE – qu’on aura du mal à qualifier d’anti-numérique – qui, dès 2015, écrivait ceci noir sur blanc :

– Les ressources investies dans les TIC dans le domaine de l’éducation ne sont pas liées à une amélioration des résultats des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences.

– Dans les pays où il est moins courant pour les élèves d’utiliser Internet à l’école dans le cadre du travail scolaire, la performance des élèves en compréhension de l’écrit a connu une amélioration plus rapide que dans les pays où cette pratique est plus répandue, en moyenne.

– Dans l’ensemble, la relation entre l’utilisation des ordinateurs à l’école et la performance s’illustre graphiquement par une courbe en forme de U inversé, qui suggère qu’un usage limité des ordinateurs à l’école peut être plus bénéfique que l’absence totale d’utilisation, mais que les niveaux d’utilisation supérieurs à la moyenne actuelle des pays de l’OCDE sont associés à des résultats significativement plus faibles.

… Et nos interrogations se portent sur un deuxième point que nous avions évoqué dans un article précédent (Des manuels scolaire IOS et ANDROID) : le transfert de charges. Si ici des investissements importants sont annoncés pour équiper les lycées, il est précisé que cet équipement revêt un caractère d’urgence : « Un pool de tablettes ou d’ordinateurs sera mis à disposition dans chaque lycée pour parer aux urgences et éviter qu’un élève se retrouve privé d’équipement sur une trop longue période. Des jeux de manuels papier seront également mis à disposition dans les CDI ». Que faut-il comprendre par « cas d’urgence » ? Une Mise à disposition temporaire avant de nécessaires investissements ? Le principe selon lequel chaque élève est – ou « sera », à terme – équipé en numérique à son domicile pour accéder au contenu pédagogique est probablement une source d’inégalité nouvelle. Là où le manuel physique donne accès en tout lieu et sans condition aux contenus pédagogiques relevant du programme scolaire, les écrans dépossèdent : il s’agit, moyennant les capacités de connexion adéquates, d’un droit d’accès devenu limité ou révocable. La numérisation totale et la course à la dématérialisation en tant qu’innovation ultime n’est-elle pas en train de créer en marche forcée de nouvelles inégalités profondes ?