Cap maintenu !

Avec près de 120 participants qui ont bravé le vent en ce jour de tempête annoncée, le Congrès de la Filière Graphique imaginé par l’UNIIC fut un succès notable sur lequel nous reviendrons évidemment en détail.
Via notamment des captations vidéo qui vous permettront de retrouver les expertises de nos sponsors, intervenants et partenaires sur des thématiques technologiques (Ecoffi, Koenig & Bauer, Heidelberg, MGI, Ricoh, HP grand format ou encore Kodak), économiques (IDEP, Banque de France), stratégiques (Yves Dubief, Président de l’Union des Industries Textiles et Vice-Président du Medef) ou encore environnementales (Clotilde Vernes et Valérie Bobin Ciekala, respectivement pour BPI France et Print’Ethic), l’essentiel des débats fera l’objet d’une restitution à la fois sur notre site et dans les colonnes du prochain numéro d’Acteurs de la Filière Graphique.
L’occasion pour l’UNIIC de remercier une nouvelle fois chaleureusement ses partenaires et de vous donner rendez-vous très vite pour d’autres échanges et expériences…

Morceaux choisis…

En dépit du ciel menaçant, le week-end d’ouverture de l’Armada a vu « 1/3 de visiteurs en plus par rapport aux débuts de la précédente édition » révèlent les organisateurs.

Alors que les inscriptions affichaient complet, le congrès a accueilli près de 120 participants dans des conditions météorologiques difficiles. Pas de quoi décourager une assemblée investie et attentive.

Interrogés par Yvon Guémard (Caractère), Loïc Ménage (Ricoh) et Pascal Oncina (Heidelberg) ont ouvert le bal des débats techniques sur le sujet « De la maîtrise de l’investissement à une connaissance approfondie des solutions numériques ».

Ulrike Schröder (Koenig & Bauer) s’est attachée à décrire les solutions d’automatisation et de suppression des temps morts proposés par la marque. C’est ensuite Kodak, par la voix de Vincent Landais, qui s’est fait le porte-voix des « solutions prépresse respectueuses de l’environnement » en évoquant les bienfaits des plaques sans traitement Sonora X, le tout appuyé par le témoignage éclairant de Julien Raynaud (Raynaud Imprimeurs).

Avec Sébastien Tison (HP grand format), Karim Kadri (Ecoffi) et Nicolas Venance (MGI), ce sont l’impression numérique, l’ennoblissement et les flux de gestion qui ont constitué la dernière table ronde de la matinée.

Avec quelques mois d’avance, Bernard Trichot dévoilait quelques chiffres du rapport « Regards sur les marchés de la communication Graphique » estampillé IDEP. Avec un tonnage imprimé 2018 estimé à ce jour à – 1,5 % (mais l’IDEP s’attend à devoir corriger ce chiffre autour de – 2 %), Bernard Trichot rappelle combien il s’agit désormais d’explorer des terrains peut-être moins volumiques mais plus singuliers ou innovants.

A l’heure du déjeuner, tout le monde est sur le pont…

Grand témoin du Congrès, Yves Dubief (Président de l’Union des Industries Textiles et Vice-Président du Medef) s’est attaché à raconter comment l’industrie textile française s’est relevée d’un déclin qui ne l’a pas tuée. « Nous aurions pu être les ratés de la mondialisation, mais nous sommes devenus les pionniers de la nouvelle industrie » s’est-il enorgueilli. A ses côtés, Pascal Bovéro, Délégué général de l’UNIIC, n’a pas manqué de souligner des « liens de connexité » pertinents avec les industries graphiques, jusqu’à déceler dans le rebond textile français des sources possibles d’inspiration. Entre autres : l’émergence nécessaire, à moyen terme, d’un centre technique (multi-supports et multi-procédés) dédié « au partage de l’innovation et de la valeur ».

Pour Françoise Carré (chargée d’étude ACSEL pour Banque de France), « l’étude économique et financière laisse apparaître une baisse de la rentabilité des entreprises de Labeur dans le temps, avec un différentiel rendement/coût de la main d’œuvre qui semble s’éroder… En revanche, la diminution du nombre de défaillances, le niveau d’investissement et le maintien de l’emploi sont autant de signaux positifs adressés par les dirigeants du secteur de l’imprimerie ».