Le Brand Content s’imprime aussi…

Alors que le salon All For Content vient de fermer ses portes, revenons, en quelques images commentées, sur un phénomène – le « Brand Content » – qui, en dépit de l’hyper-digitalisation de son déploiement, n’a pas mis le print sur la touche. Et n’aurait rien à gagner à le faire…

Le « contenu de marque » pourrait se définir comme la volonté pour les annonceurs de s’émanciper du format publicitaire classique, pour aller sur des terrains plus créatifs et propices au story telling. En somme, il s’agit pour la marque de « raconter » ce qu’elle est, son Histoire, ses aspirations, sans se contenter de promouvoir ce qu’elle vend, à savoir des produis ou des services. En résulte des clips soignés flirtant régulièrement avec le court-métrage et/ou les univers fictionnels, des enquêtes en forme de simili-reportages, des podcasts plus ou moins intimistes, des jeux interactifs, des liens conversationnels passant souvent par des médias propriétaires etc.

Un exemple particulièrement parlant :

Si l’exercice consistant à différencier sans opposer « Publicité » et « Brand Content » méritera une analyse longue (à retrouver d’ici quelques semaines dans le prochain numéro d’Acteurs Graphiques), certainement faut-il couper court à l’idée selon laquelle cette (nouvelle ?) forme de communication se serait délestée de l’imprimé. Ce n’est pas le cas ! Morceaux choisis :

Les catalogues « Kuoni », en soignant évidemment la forme (graphisme élégant, papier qualitatif, couvertures séduisantes…), mais également le fond, par une volonté de développer un propos largement informatif au-delà des seules mentions tarifaires et commerciales de la marque, ont été parmi les premiers à miser sur un imprimé vecteur d’émotion, et partenaire de temps long.

 

 

 

 

Les magalogues « Toys’R’Us » ont, comme d’autres depuis, assumé le rapprochement entre le catalogue traditionnel et le magazine, revendiquant une vraie ligne éditoriale.

 

 

 

 

« Les Others », à raison de deux numéros par an, se veut selon Damien Betinelli (son cofondateur) « un magazine print qui donne aux gens l’envie de partie à l’aventure ». Il ajoute : « Ce magazine est notre vitrine. Il a existé avant même que nous créions une agence créative. On essaie de ne surtout pas matraquer : il faut donner envie de lire. Nous choisissons méticuleusement le papier et travaillons énormément la direction artistique » développe-t-il, décrivant ici un outil de fidélisation noble, qui sert de socle à une communication qui, à l’autre extrême, use des vidéos avant tout comme des outils d’animation pour les réseaux sociaux.

 

 

Retrouvez une synthèse du salon All For Content dans Acteurs Graphiques n°125, à paraître fin mars.