Fabrice Bak – “Les troubles cognitifs se sont accentués dans la société”
Cet article est paru dans Acteurs de la Filière Graphique n°150 (juin 2025)
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Fabrice Bak est psychologue cognitiviste, spécialiste reconnu des questions liées à la structuration des acquis chez l’enfant. Notamment intervenu au sein du documentaire « Une fibre vous parle » (cf. Acteurs de la Filière Graphique n°149), il a accepté de nous répondre pour entrer dans le détail sur les raisons d’un retard acté de maturation cognitive chez l’enfant, mais aussi d’une forme inquiétante de perte d’empathie. Et si l’hégémonie numérique concourait à déstructurer l’individu, jusqu’à semer un relatif vent de panique ?
“On voit maintenant arriver au collège des élèves qui savent à peine lire. Au point qu’aujourd’hui, il n’y a plus du tout de corrélation entre les déficiences observées et le niveau scolaire atteint.”
Vous avez fondé, en 1994, un cabinet de consultations en psychologie cognitive appliquée spécialisé dans les troubles des acquisitions scolaires chez l’enfant et l’adolescent. Est-ce que vous pouvez nous expliquer de quoi il s’agit et quels étaient les enjeux à l’époque ?
Il y a différentes étapes que l’enfant/adolescent va traverser pour construire son organisation logique, cognitive et affective. Il va mettre différents outils en place pour s’adapter à l’univers scolaire et avancer dans l’apprentissage, jusqu’à devenir un adulte capable de s’intégrer dans la société et construire le monde de demain. Les problématiques qui avaient été identifiées à l’époque ont procédé du fait qu’on ne savait pas pourquoi certains enfants, qui ne présentaient pourtant pas de signe apparent de dyslexie, de dysorthographie ou de trouble de l’attention, ne parvenaient pas à apprendre. Normalement, un enfant de six à sept ans doit être en capacité de mettre en place ce qui s’appelle la réversibilité mentale. C’est-à-dire que si on lui présente deux boules de pâte à modeler identiques, que l’on en émiette une pour la présenter sous une forme plus éparpillée, il doit être capable de dire qu’il y a la même quantité qu’au départ et il doit pouvoir argumenter en ayant l’idée de la reconstituer dans sa forme initiale. A l’école, c’est ce qui va connecter tous les systèmes inverses : addition/soustraction, multiplication/division etc. Or, à l’époque, on s’est rendu compte que certains enfants ne mettaient pas en place ces opérations, pour s’enfermer dans un mode de pensée figuratif, c’est-à-dire passant essentiellement par la perception. Un enfant de cet âge doit par ailleurs commencer à mettre en place des modes d’organisation, d’anticipation, de classification etc. Sans cela, on s’expose à des difficultés scolaires. Si cet état de figurativité est tout à fait normal entre 3 et 5 ans, nous cherchions à comprendre pourquoi cela perdurait chez certains enfants. Et ce n’est pas comme si la pensée elle-même était bloquée, simplement elle continuait de se développer sur des modalités figuratives inappropriées. Nous étions donc à ce moment-là dans les années 90 et nous avons proposé ce que nous appelons des processus de remédiation cognitive pour remettre en place les opérations mentales qui faisaient défaut. Mais trente ans plus tard, on s’aperçoit que les troubles cognitifs se sont accentués dans la société. On voit maintenant arriver au collège des élèves qui savent à peine lire. Au point qu’aujourd’hui, il n’y a plus du tout de corrélation entre le niveau d’efficience observé et le niveau scolaire atteint. C’est gravissime parce que cela touche absolument toutes les couches de la société.
On constate aujourd’hui une inquiétude grandissante quant aux conséquences d’une surexposition aux écrans chez les plus jeunes. Pourtant, les écrans ne sont pas nés il y a quinze ans et sont bien antérieurs aux alertes aujourd’hui portées par certains professionnels… De votre point de vue et au regard de votre expérience professionnelle, qu’est-ce qui a pu changer et comment l’expliquez-vous ?
On s’est rendu compte que les enfants étaient de plus en plus sollicités dans les sphères perceptives et de moins en moins dans les sphères opératoires liées à la compréhension. Face à ces constats, Georges Charpak a par exemple initié la fondation ‘La main à la pâte’ pour expliquer des principes de physique appliquée à des enfants de primaire et dans les années 90 nous avons fait des bilans auprès d’enfants de CP et de CE1 : lorsqu’on leur demandait de représenter des poissons, certains d’entre eux dessinaient des carrés. Ça, ce sont les premières conséquences de ce que l’on pourrait appeler « la télé nounou ». Puis sont apparus les jeux vidéo qui ont la particularité de ne pas exiger d’explications en amont : on ne lit pas de règles ou de mode d’emploi, on apprend en faisant. Or, l’école ne fonctionne pas comme ça. Et là encore, on observe une décorrélation entre les sollicitations pédagogiques proposées aux enfants et ce qu’ils sont en mesure de produire. D’ailleurs, on a revu à la hausse les âges à partir desquels certaines aptitudes de pensée et de raisonnement devraient être acquises parce que de fait, on a observé un décalage de la maturation cognitive. Les enfants ne sont pourtant pas plus bêtes, pas du tout, mais ladite structuration s’opère différemment.
“On commence à distinguer à la fois les failles de structuration, mais aussi une forte instabilité émotionnelle. Nous avons aujourd’hui des gens qui ne sont plus en capacité de raisonner sur leurs émotions.”
Ce que vous évoquez ici relève-t-il du consensus scientifique ou y’a-t-il encore des thèses contradictoires ?
Sur la réalité d’un décalage de la maturation cognitive, c’est effectivement scientifiquement admis et établi. Pour ce qui concerne l’origine du phénomène, il y a en revanche débat : certains mettent en avant des facteurs socio-économiques, la famille, d’autres mettent en avant des facteurs purement pédagogiques ou insistent sur les écrans etc. En l’occurrence, je ne pense pas qu’il y ait un facteur explicatif spécifique, mais un cumul. Mais là où les choses deviennent inquiétantes, c’est que l’on a de plus en plus d’enfants qui peinent à se structurer pour s’intégrer en société. Quand des faits divers relatent des homicides perpétrés par des adolescents dans des collèges, il y a – au-delà de l’acte – une difficulté de plus en plus claire à avoir conscience de son geste, comme si ces jeunes ne comprenaient pas ce qu’ils ont fait. Pourtant, on parle souvent d’enfants adaptés scolairement, peut-être juste un peu en retrait. Et c’est là qu’on commence à distinguer à la fois les failles de structuration que l’on mentionnait, mais aussi une forte instabilité émotionnelle. Nous avons aujourd’hui des gens qui ne sont plus en capacité de raisonner sur leurs émotions.
Pour revenir aux écrans, certains soutiennent pourtant par exemple que les longs métrages d’animation Disney apprennent l’empathie aux enfants et sont vecteurs d’éveil aux émotions…
Oui mais votre remarque est justement très intéressante : si vous n’avez pas l’organisation cognitive adéquate, vous ne pouvez pas comprendre un film Disney. C’est-à-dire que même au bout d’un quart d’heure, vous avez oublié les informations qui ont précédé. De la même façon, un enfant en pleine figurativité ne lira jamais une bande dessinée : il ne fait pas les liens entre les cases. Pour lui, chaque case est une histoire indépendante. Mais attention à ne pas faire de raccourcis : ce ne sont évidemment pas les écrans qui génèrent de l’agressivité ou une perte d’empathie, il n’y a aucun lien entre les deux. Pas plus pour les jeux vidéo, qui sont souvent pointés du doigt alors que l’on croule sous les études qui ont toutes conclu à une absence de lien apparent. En revanche, je réaffirme que plus notre organisation cognitive est déstructurée, plus on risque d’avoir des affects binaires : j’aime ou je n’aime pas, et donc des réactions qui le seront tout autant.
Est-ce un problème que l’on peut circonscrire au domaine de l’enfance ? Peut-on développer ces troubles sur le tard, malgré des acquis structurants supposés ?
Cela peut arriver quand il y a des troubles psychiatriques. Pour reprendre le cas des jeux vidéo, ils peuvent jouer un rôle dans un passage à l’acte chez des sujets déjà instables. On a tous déjà eu des accès de colère au volant par exemple après une queue de poisson sur l’autoroute, pour autant ce n’est pas pour ça qu’on va foncer sur sa cible pour l’écraser. Parce que nous disposons d’un jugement moral construit et fonctionnel. Chez certains jeunes qui, encore une fois, souffrent d’un déficit de structuration morale, le moteur de décision est de se dire « ce qui me fait du bien, ça va, ce qui ne me fait pas du bien, ça ne va pas ». Nous avons observé cette absence grandissante de conscientisation de la gravité des conséquences de leurs actes chez certains jeunes, nous en avons alerté les pouvoirs publics avec des outils sérieux qui ont mobilisé des laboratoires, des experts de la psychologie de l’enfance etc. Hélas, personne n’en a vraiment tenu compte.
Les réseaux sociaux sont souvent cités comme particulièrement problématiques et accélérateurs de désensibilisation…
Internet et les réseaux sociaux font partie du monde d’aujourd’hui. Le problème c’est moins leur existence que l’absence totale d’accompagnement vers ces médias, de sorte que quand les jeunes investissent ces espaces, ils n’y sont absolument pas prêts. Et il faut forcément être vigilant parce que sur Internet, tout est accessible. Or, face à un phénomène hors de contrôle, on est entré dans un univers de sanction, là où il faudrait structurer et éduquer. Et encore faudrait-il le faire correctement… On met en place à l’école des cours d’empathie. Mais ce n’est pas une connaissance ! C’est un non-sens complet, l’empathie ne s’apprend pas sur commande, ça se construit à partir d’éléments extrêmement précis. En l’occurrence : la capacité à décentrer sa pensée, prendre en compte le point de vue et le ressenti de l’autre, de sorte à avoir des réponses adaptées. Ça n’est pas une connaissance qu’on acquiert, mais une compétence qu’on développe. Malheureusement, nous savons déjà comment ces cours vont échouer : ils parleront aux jeunes qui disposent déjà de ces outils et isoleront encore davantage les autres. Le risque, c’est même de fédérer les premiers et d’exclure les autres, jusqu’à générer encore davantage de violence. Soit l’exact opposé du but recherché…
Pour revenir sur le décalage de maturation cognitive que vous évoquiez, on imagine qu’elle va de pair avec une forme de recul dans l’apprentissage de la lecture…
La dégradation que nous observons sur le plan cognitif entre effectivement en résonance avec l’acquisition de la lecture. Il y a des réalités très simples à souligner : l’on sait parfaitement que plus on passe de temps sur un écran, moins on passe de temps à lire. Les habitudes que l’on prend sur YouTube ou Instagram aujourd’hui, en zappant de vidéos en vidéos au bout de quelques secondes si elles ne nous plaisent pas, ou en scrollant toutes les quatre secondes en moyenne sur TikTok, ne facilitent pas le travail de concentration, c’est certain… Les jeunes vont par ailleurs de moins en moins au cinéma, mais il est difficile de s’en étonner : on leur demande d’être assis pendant deux heures en ne faisant rien d’autre que de regarder un film. Plus globalement, plus de 62 % des élèves de collège ne dépassent pas le niveau de lecture basique. C’est évidemment très inquiétant. Selon le classement PISA, nous sommes passés, en cinquante ans, de 35 % de gros lecteurs à 11 %. C’est un effondrement complet. Chez les lycéens, dans les années 60, on lisait 240 mots/minute contre 190 mots/minute aujourd’hui. La vitesse de lecture est un témoin d’efficience de la lecture elle-même : plus je comprends facilement, plus je lis vite. Et à plus haut niveau, on voit des étudiants qui éprouvent des difficultés avec de la lecture profonde de texte, avec une baisse de la capacité à cerner l’implicite, le sous-entendu.
Une hypothèse très souvent mise en avant ces dernières années évoque ce que certains appellent la « technoférence », soit le fait que les parents eux-mêmes, absorbés par leurs usages numériques, échangent de moins en moins avec leurs enfants. Or, les enfants apprennent énormément d’une forme de mimétisme, à condition que l’on prenne le temps d’interagir avec eux. Est-ce un constat que vous faîtes également ?
La construction se fait effectivement dans l’interaction. Et surtout chez le très jeune enfant, l’écran est très pauvre de ce point de vue. Je souscris de fait totalement à ce que vous dîtes : un écran est quelque chose de statique, quoi qu’il diffuse. L’enfant est naturellement programmé à aller vers le monde et c’est la qualité et la pluralité de l’interaction avec son environnement qui permettra d’organiser sa pensée, de se structurer mentalement.
On a longtemps supposé que les jeunes générations étaient à l’aise avec les outils numériques, au point d’en déjouer mieux les pièges que leurs aînés. Or, on s’est aperçu qu’ils ne mordaient en réalité pas moins – très loin de là – à la désinformation, ayant même parfois beaucoup de mal à distinguer une information sourcée d’une fake news un peu grotesque. Est-ce que vous partagez ce constat ?
Tout à fait. Ce que vous évoquez ici, c’est l’esprit critique. C’est ce qui fait que l’on adhère ou que l’on résiste à un contenu. L’Éducation nationale en a conscience puisqu’ils ont lancé un programme censé amener les enfants à une forme d’esprit critique. Encore une fois, ça ne fonctionnera que si ces enfants disposent de compétences qui les rendent capables de comparer des sources. Ça n’est hélas pas toujours le cas. Et plus tard chez de jeunes adultes, cela donne un glissement du « Je pense, donc je suis » vers quelque chose de l’ordre du « Je crois, donc j’ai raison ».
On sait quels bénéfices sont à tirer d’un retour aux lectures structurantes, sur papier, sans possibilité de zapper ou d’éparpiller son attention dans une foule de contenus courts. Mais comment rendre le livre séduisant auprès d’un jeune public qui a parfois complètement décroché ?
C’est un problème en ce sens que la lecture les ramène souvent à des difficultés éprouvées à l’école, donc ils n’y associent pas forcément d’affects spontanément positifs… Il s’agirait déjà de redécouvrir ce qu’est le livre. J’avais dans mes patients, il y a des années de ça, un enfant dont un parent était professeur. Ce qu’il me disait, c’est que le programme était à ses yeux inadapté, car les élèves n’en étaient pas là. Alors il commençait son cours en ramenant plusieurs livres très différents – des bouquins de philosophie, des romans, des bande-dessinées etc. – qu’il disposait sur une table, puis il demandait à ses élèves d’en choisir quelques-uns instinctivement. Ensuite il leur demandait les raisons de leurs choix. C’était à la fois une manière de les ramener à l’outil physique et d’engager des discussions, souvent sur un ton détendu : « Ah celui-là est trop gros » ; « Ah celui-là a l’air rigolo » ; « J’aime bien cette couverture, elle a de belles couleurs » etc. On veut probablement lancer les enfants dans la lecture trop tôt, alors qu’ils n’y sont pas prêts. On a certes ramené le professeur en question aux obligations du programme, mais je le redis : ça ne sert à rien de présumer que les enfants ont des compétences, s’ils ne les ont pas. Dans les pays scandinaves, on a acté d’un décalage dans les programmes de lecture d’un ou deux ans, pour s’assurer que les enfants soient prêts. Sans ça, on crée des blocages. Alors en attendant, autant renouer avec le sensoriel parce que c’est là que tout commence : de ce point de vue, un livre est extrêmement riche en termes de textures, de formats, d’odeurs etc. C’est ce qui génère de la curiosité pour ce que le livre raconte et si on fait les choses dans l’ordre, l’enfant aura envie de savoir. Et donc de lire. Le fait que les enfants aiment tant qu’on leur lise des histoires procède du même cheminement, il faudrait juste ne pas griller des étapes et accepter qu’il existe ce décalage de la maturation cognitive que j’évoquais.
“L’activité de lecture au travers du livre est extraordinaire parce qu’elle centralise l’activation de cinq structures mères.”
On sait le livre physique spontanément plus attractif et séduisant, mais ce n’est pas son seul avantage…
C’est un charme qui n’est pas sans atouts concrets en effet puisque la sensorialité du livre active des zones du cerveau qui facilitent la mémorisation. Les écrans vont être utiles sur des synthèses pratiques, dès que l’on cherche à aller au-delà, ils sont rarement pertinents. Le livre impose une contrainte temporelle, c’est-à-dire qu’il va falloir se poser dans le temps pour lire dans de bonnes conditions. D’où une meilleure concentration et par suite, une meilleure compréhension. Autre point majeur : dans la lecture papier, le lecteur rentre dans la psyché du personnage, dans ses pensées. Les écrans sont davantage figuratifs et imposent des représentations. Enfin, deux grandes études internationales ont montré que 80 à 90 % des étudiants préfèrent le papier et ils disent eux-mêmes qu’ils se concentrent mieux sur ce support.
Beaucoup de ces avantages semblent surtout concerner des lecteurs confirmés. Qu’en est-il pour des enfants ?
Il y a deux sphères qui s’activent lorsqu’on lit : la sphère cognitive & logique, et la sphère psycho-affective. Les deux sont au départ entremêlées, mais l’enfant passe de l’une à l’autre. Il va progressivement les structurer indépendamment l’une de l’autre, mais avec une zone de connexion. On a identifié ce qu’on appelle des structures mères, précisément dans ces zones de connexion. On les a appelées « mères » parce qu’elles participent de cette construction en parallèle. On en compte cinq : décentration, généralisation, inhibition, anticipation et au centre une sorte de thermostat, les systèmes de classification. C’est ce ‘thermostat’ qui régule les quatre autres structures, lesquelles s’activent systématiquement pendant l’activité de lecture. On inhibe certaines informations par rapport à d’autres, on classifie les personnages en fonction de ce qui leur est arrivé, par la décentration je peux rentrer dans la psyché des personnages et enfin j’essaie d’anticiper ce qui peut leur arriver. L’activité de lecture au travers du livre est extraordinaire parce qu’elle centralise l’activation de ces cinq structures mères. On pourrait me rétorquer « Oui mais regardez, maintenant on a de la lecture 2.0 sur écran » etc. sauf que la lecture numérique – blogs, réseaux sociaux, articles etc. – représente 2 à 3 % du temps total d’écran. 40 à 50 % du temps passé devant des écrans, c’est pour des films ou des vidéos. Sur des textes simples, les scores de compréhension et d’assimilation sont proches, qu’il s’agisse de lecture papier ou numérique. Mais plus les textes sont complexes, plus une différence s’opère en faveur du papier.
Pour des cas d’usages très circonstanciés, est-ce que les outils numériques ont pu vous aider ? Je pense notamment aux enfants souffrant de troubles ‘dys’ (dyspraxie, dyslexie, dysorthographie etc;) qui vous ont consulté au cours de votre carrière ?
Bien entendu oui. Dans ce contexte spécifique d’un enfant qui présente des troubles ou maladies neurodéveloppementales, le fait de pouvoir accéder à des alternatives numériques est quelque chose d’extraordinaire en effet. Prenez l’exemple d’un dyspraxique qui souffre de troubles gestuels l’empêchant de bien écrire, il est certain qu’un clavier l’aidera énormément. Mais nous sommes bien ici sur des logiques de soutien face à des difficultés qui relèvent du handicap.



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