Francfort en français

C’est le 22 septembre 2014, à Berlin, que le Premier Ministre Manuel Valls a officiellement accepté cette proposition prestigieuse, près de 30 ans après l’édition de 1989 qui mettait à l’honneur la France.
Événement international, la Foire du Livre de Francfort réunit chaque année pendant 5 jours, 7 500 exposants de 106 pays et près de 278 000 visiteurs. Cette manifestation emblématique accueille notamment 9 000 journalistes du monde entier, un millier d’auteurs et 600 agents littéraires.
Après trois journées réservées aux professionnels de l’édition, les deux dernières s’ouvrent au grand public.

Une programmation pluridisciplinaire se décline en amont de l’événement, depuis janvier 2017 sur l’ensemble du territoire allemand sous le label « Francfort en français / Frankfurt auf Französisch » : Théâtre, musique actuelle, art visuel, cinéma, rencontres littéraires et plus encore, avec la participation de 250 artistes et auteurs francophones.

Elle se poursuit à Francfort, pendant les 5 jours de la Foire à travers un programme culturel riche, miroir de la diversité de l’édition française et francophone dans le monde. Au cœur de ce dispositif, le pavillon français, conçu par le designer Ruedi Baur en partenariat avec l’École supérieure d’art et design de Saint-Étienne.

L’événement se tiendra du 11 au 15 octobre 2017
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Print in Progress : votre rendez-vous de la rentrée à paris

LES 11 ET 12 OCTOBRE PROCHAINS, AURA LIEU, À PARIS, LA PREMIÈRE ÉDITION DE PRINT IN PROGRESS. AU PROGRAMME : DEUX JOURS DE RENCONTRES ET D’ÉCHANGES INÉDITS SUR LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS OFFERTES PAR LES TECHNOLOGIES DE L’IMPRESSION.

Tous les leaders du marché seront là. Ils ont fait de Print In Progress « leur » événement de la rentrée. Les 11 et 12 octobre prochains, HP, 3M, Epson, Mimaki, Roland, Antalis, Dickson, Swiss Q Print, Hexis… se retrouveront au Paris Event Center de la Villette à Paris, pour participer au nouveau salon lancé par 656 Editions, l’organisateur du salon C!Print Lyon.

« Il ne s’agit pas de dupliquer notre concept lyonnais à Paris, précise d’emblée Aurélie Lamandé, la directrice du salon. Mais bien de proposer un nouveau format d’événement, sur deux jours, avec une offre resserrée autour des leaders du marché et un programme de conférences riche et varié sur les grandes problématiques de nos secteurs ».

DÉCO, PACKAGING, TEXTILE, COMMUNICATION

L’offre de Print In Progress s’organisera autour de quatre secteurs principaux : la décoration, le packaging, l’impression textile et la communication. Quatre hubs thématiques présenteront les grandes tendances dans chaque domaine avec des success stories et des démonstrations en live.

Plusieurs formats de rencontre seront également proposés avec des modules plus ou moins longs qui permettront de donner la parole à un maximum d’acteurs du marché, marques, imprimeurs, mais aussi scientifiques ou encore influenceurs.

Des groupes comme Ferrero et Danone ont déjà annoncés qu’ils participeront à l’événement pour parler de leurs nouvelles stratégies de communication, de personnalisation, d’innovation, d’emballage connecté, etc.

UN FORMAT INNOVANT

Print In Progress innove en proposant un nouveau format où l’échange et le contenu tiennent une place aussi importante que les présentations des exposants.

L’objectif de ce salon « nouvelle génération » est d’accompagner la transformation d’un secteur qu’il connaît bien, celui de l’impression, dans un contexte plutôt mouvant où les acteurs traditionnels se retrouvent confronter à l’arrivée de nouveaux entrants qui ne sont pas du sérail mais dont les stratégies innovantes leur permettent de s’imposer sur différents segments de marché comme la décoration ou l’impression personnalisée.

« Nous souhaitons répondre aux attentes des professionnels de l’impression, mais aussi des marques, industriels et designers en quête de connaissances pointues sur les perspectives et opportunités offertes par les technologies de l’impression et solutions associées », résume Aurélie Lamandé.

Venir à Print in Progress, c’est prendre deux jours pour penser à l’avenir de son entreprise en venant à la rencontre des leaders du marché, dans un cadre de travail premium et convivial conçu pour favoriser les échanges et le business.

L’UNIIC EST PARTENAIRE DE PRINT IN PROGRESS
Bénéficiez dès aujourd’hui d’une invitation premium à l’événement

avec le code UNIICPNP17

PRINT IN PROGRESS

> 11 & 12 octobre 2017

> Paris Event Center, Porte de la Villette

> demandez votre invitation sur http://printinprogress.fr/demande-dinvitation/

Du 19 au 24 septembre 2017, Découvrez PACK PRINT à Bangkok avec l’UNIIC et CARACTÈRE

Organisé par Messe Düsseldorf Asie, l’Association Thaïlandaise de l’Emballage et l‘Association Thaïlandaise de l’Impression, et fort de l’expertise de Drupa et Interpack, PACK PRINT INTERNATIONAL 2017 revient pour sa 6ème édition.

L’exposition présentera toute la chaîne de valeur de la création à la finition. Tremplin stratégique en Thaïlande et en Asie du Sud-Est, PACK PRINT INTERNATIONAL 2017  est le lieu unique pour découvrir les plus récentes innovations des industries et tirer les enseignements essentiels des marchés pour penser le futur différemment.

Venez y découvrir les nouvelles orientations stratégiques du secteur de l’emballage et les tendances mondiales qui transforment les marchés de l’impression et de l’emballage.

Avec le thème EMBALLAGE ET IMPRESSION POUR L’AVENIR, PACK PRINT INTERNATIONAL 2017 fera la part belle à l’innovation et aux nouvelles technologies appliquées à l’emballage intelligent, à l’embellissement et à la formidable percée de l’impression numérique.

Couplé avec T-PLAS, le  Salon international des plastiques, PACK PRINT INTERNATIONAL  est aussi le salon des supports et matériaux innovants.

Inscriptions par ordre d’arrivée dans la limite des places disponibles.
Attention : les tarifs sont garantis jusqu’au 30 juin.

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Nos rendez-vous Graphitec

L’UNIIC sera présente et active durant Graphitec 2017, du 30 mai au 1er juin prochains, au sein d’un stand collaboratif « La Frenchprint » qui saura mettre en valeur les savoir-faire d’une filière ici représentée par Amigraf, Climatecalc, le Centre technique du papier (CTP), Culture Papier, Grenoble INP-Pagora, l’IDEP, l’IDICG, Imprim’Luxe, la Chambre Syndicale Nationale de la Reliure-Brochure-Dorure (CSNRBD) et le Syndicat National de la Communication Directe (SNCD).

Au chapitre des temps forts à ne pas rater :

[IDEP] La performance économique et sociétale

30/05/2017 de 10:45 à 11:45

L’IDEP et IcmPrint s’associent une nouvelle fois pour coéditer le prochain guide technique à destination de la filière de la communication.
Ce quatrième guide, « Printing Business Innovations- intelligences collectives et individuelles » présentera les différentes innovations, sociales, organisationnelles, commerciales et techniques, susceptibles de développer la performance globale des entreprises. Basé sur de nombreuses études de cas d’entreprises tant françaises qu’internationales, ce guide a pour objectif d’aider les entreprises à prendre conscience de l’existence d’approches disruptives, sources de performance et de leur proposer une application opérationnelle.

Animée par IDEP
Intervenants :

[SNCD] Règlement européen relatif aux données personnelles : décryptage et conseils pour se préparer

30/05/2017 de 13:45 à 14:15

Adopté définitivement par les institutions européennes en avril 2016, le Règlement européen relatif aux données personnelles sera directement applicable dans tous les États membres à compter du 25 mai 2018. Cela ne laisse plus que quelques mois aux entreprises pour anticiper l’ampleur des changements à venir et mettre en place les process destinés à les mettre en conformité avec la nouvelle législation. De la data à la logistique en passant par l’imprimé, tous les acteurs sont concernés. Tour d’horizon des enjeux et pistes de préparation.

Intervenants :

[Culture Papier] Le papier a du génie et des valeurs d’avenir

31/05/2017 de 10:45 à 11:45

Que se soit en édition presse, édition livres, en façonnage, le papier constitue un remarquable support de créativité, d’innovations qui touche autant notre raison que nos sens. Les marques, les auteurs et fabricants ne s’y trompent pas : ils savent qu’ils peuvent aller toujours plus loin, plus beau pour faire un livre, un magazine ou un emballage, pour porter un message, créer une expérience, et ajouter une unique valeur ajoutée.
Créateurs, éditeurs, prescripteurs,… les intervenants réunis pour cet atelier valorisent à leur manière le rôle du papier dans la vie de chaque citoyen ou consommateur. Tous passionnés et convaincus du supplément d’art po d’âme du papier, ils vont témoigner de leur savoir faire, de leurs modes opératoires, et de leur inventivité. À travers notamment des innovations prometteuses
Les intervenants de cet atelier viennent décrypter ou témoigner de la créativité du papier à tous les stades de sa production : fabricant de papier, éditeur livre, Directeur des contenus.
La vision du papier évolue. Vous découvrirez comment il s’invente dans le monde de demain.

Animée par Olivier LE GUAY, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE CULTURE PAPIER
Intervenants :

[UNIIC] Imprimer en France, le retour ?

31/05/2017 de 16:30 à 17:30

La délocalisation des imprimés n’est pas inéluctable
Experts et acteurs de la chaîne graphique nous font partager leurs analyses, expérience et leurs conseils pour regagner des marchés délocalisés en Asie ou dans les pays de l’Est.

Intervenants :

                    Salle : GUTENBERG

[Imprim’Vert] Comment les donneurs d’ordre intègrent-ils l’achat d’imprimés dans leur stratégie RSE ?

01/06/2017 de 15:15 à 16:15

La consolidation de la stratégie RSE d’une entreprise passe par la définition d’une politique d’achats responsables. Le déploiement des achats responsables consiste à intégrer des critères environnementaux et sociaux, une logique de cycle de vie et de coût global dans son processus achat. Aussi, comment ces politiques d’achats responsables modifient l’achat d’imprimés ? Quelles exigences de la part des donneurs d’ordres et comment y répondre ? Quel rôle l’imprimeur peut-il jouer, notamment en terme d’éco-conception des imprimés.

Animée par IMPRIMVERT – par Matthieu PREVOST
Intervenants :

       Salle : HEYLIN

 

Pour découvrir le programme complet, rendez-vous sur le site de Graphitec.

La Bioéconomie, une alternative pour un avenir durable et intelligent

Le 16 juin 2017, le Fonds de Dotation Agefpi et son parrain 2017, Jacques Glénat, Président des Éditions Glénat, vous convient à un événement de prestige marqué par une conférence et un dîner de gala.

Il s’agit en effet de « dresser un état des lieux sur les opportunités et les solutions de la bioéconomie pour l’industrie. La conférence sera suivie par une visite des installations de Grenoble INP-Pagora, accompagnée de démonstrations de quelques innovations » nous apprennent les organisateurs.

Enfin, dès 19 heures, « un dîner de gala se tiendra dans la Chapelle du Couvent Sainte-Cécile. Situé au cœur du Quartier des Antiquaires, centre historique de Grenoble, le siège des Ėditions Glénat héberge une immense bibliothèque contenant plus de 20 000 références issues du catalogue de la maison d’édition depuis 45 ans ».

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à télécharger le programme/bulletin d’inscription.

Le Colloque « Imprimer en France : l’avenir de la filière industrielle du livre » est reporté

Le Colloque « Imprimer en France : l’avenir de la filière industrielle du livre », qui devait se tenir à Caen le 11 mai 2017 de 9h30 à 12h30, est reporté à une date ultérieure.

Cette décision, émanant de la Préfecture et du Conseil régional, est motivée par un « devoir de réserve » lié à l’élection Présidentielle.
L’UNIIC ne manquera évidemment pas de vous informer dès que possible de la date de report et des éventuelles modifications d’organisation. N’hésitez pas à vous abonner, via ce site, à notre newsletter « Com’Uniic », pour être averti au plus tôt.

L’UNIIC et le SNCD officialiseront leur partenariat à Graphitec

En 2017, le Sncd (Syndicat National de la Communication Directe) et l’UNIIC ont officialisé leur partenariat. La signature de la convention entre les deux Présidents aura lieu à Graphitec le mardi 30 mai sur le stand La Frenchprint à 12h30.

Ce partenariat contribue à renforcer le poids des actions de chacun tout en nourrissant les réflexions et les échanges sur des sujets divers : des enjeux liés à la logistique au rôle désormais incontournable de la data pour les métiers de l’industrie.

Cela se traduit concrètement par de nouvelles offres et opportunités proposées aux adhérents du Sncd grâce à ces échanges mutuels :

  • des communications régulières sont désormais envoyées sur l’ensemble des sujets relatifs au droit du travail et au droit social (« Flash social » et veille réglementaire) ;
  • des formations relatives à la nouvelle Loi Travail ont été proposées à nos adhérents (pénibilité, entretiens professionnels) ;
  • les adhérents du Sncd ont eu et auront la possibilité de participer à divers voyages et événements professionnels
  • En contrepartie, l’UNIIC bénéficie de l’expertise en data du Sncd et de ses actualités juridiques et est désormais représenté au sein du groupe de travail « Données personnelles » du Medef auquel le Sncd participe.

Plus que jamais décloisonnement et diversification sont au programme de la mandature du Président de l’UNIIC  Jacques Chirat.

IARIGAI prépare sa conférence annuelle

Les 6 et 7 avril derniers, au sein des locaux de l’UNIIC, s’était réuni le bureau de l’association IARIGAI (The International Association of Research Organizations for the Information, Media and Graphic Arts Industries), pour évoquer l’échéance événementielle majeure de cette année 2017…

L’objectif de cette réunion ? « Préparer la prochaine conférence internationale qui se tiendra à Fribourg, du 10 au 13 septembre » nous apprend Anne Blayo, Présidente de l’association et ‎enseignant-chercheur chez Grenoble INP Pagora. Pour rappel, IARIGAI est une association de centres de recherche dédiée aux industries graphiques, qui comprend une quarantaine de membres et qui organise chaque année une grande conférence pour revenir sur les résultats marquants de la recherche dans les secteurs d’activité concernés.
« IARIGAI c’est aussi un journal scientifique, certes un peu pointu et technique, mais c’est une source d’information intéressante pour savoir quels sont les sujets qui se développent aujourd’hui » précise Anne Blayo, qui ne tarde pas à citer l’électronique imprimée en exemple. Mais pas seulement : « Les procédés d’impression conventionnels font aussi toujours l’objet de recherches poussées. A Fribourg, on parlera certainement beaucoup de jet d’encre également, entre autres sujets qui peuvent intéresser les imprimeurs » souligne-t-elle, avant de rappeler qu’Imprim’Luxe est effectivement membre de IARIGAI. « Cela montre qu’il y a des industriels qui s’intéressent au monde de la recherche et qu’il y a certainement là des avantages à effectuer ce genre de veille ».

Pour en savoir plus : consultez le site IARIGAI ainsi que le site dédié à la conférence de Fribourg.

Congrès UNIIC 2017 : Changeons d’ère !

Le 22 juin participez à notre grand Congrès annuel dont voici un avant-goût :

  • Drupa, C!Print, ALL4Pack, Hunkeler’s Days, Cross Media Publishing, Graphitec : Yvon Guémard, Directeur de la rédaction de Caractère, synthétisera les nouveautés technologiques et orchestrera vos réactions face aux experts, fournisseurs, experts et imprimeurs qui débattront pour vous éclairer sur  l’innovation et les opportunités de diversification induites.
  • Zéro papier : Mythes et réalitésBrice Teinturier vous restituera en avant-première l’étude réalisée pour l’UNIIC par l’IPSOS : menaces, impacts, perspectives, plan d’action… une étude passionnante !
  • Déréférencements, clauses léonines ou autres brusques ruptures de relations commerciales : témoignages d’entrepreneurs qui viendront alimenter les analyses de notre avocat d’affaires, spécialiste du secteur graphique ; transaction, médiation ou contentieux… soyez éclairés !
  • Face à face les témoins industriels de l’imprimerie qui exposeront leurs difficultés et besoins de financement et les grands établissements financiers et bancaires qui proposeront des solutions innovantes : capital risque, caution mutuelle…
  • Reprise, cession ou rapprochement des TPE/PME : les clefs de la réussite avec là aussi de nombreux témoignages de confrères et la participation des meilleurs experts et consultants.
  • Ajoutez à cela l’actualisation des chiffres du secteur par la Banque De France (détaillés par régions), l’Europe graphique présentée par le Président d’Intergraf, l’activité du secteur et le dynamisme des différents marchés traités par l’IDEP et un sympathique cocktail dans les jardins de la Maison de l’Amérique Latine et vous obtiendrez tous les ingrédients d’une journée à ne manquer sous aucun prétexte.

Les adhérents de l’UNIIC bénéficient d’une entrée gratuite et pourront s’inscrire sur notre site dès la mi-avril et également acheter des entrées supplémentaires à tarif préférentiel.

Certifications forestières – Une nécessaire mise au clair

Il s’agissait d’un petit-déjeuner particulièrement attendu, puisque Culture Papier proposait de revenir sur l’émission « Cash Investigation » diffusée le 24 janvier dernier, intitulée « Razzia sur le bois » et remettant notamment en cause la validité des certifications forestières. L’occasion était ainsi donnée à Stéphane Marchesi (Secrétaire général de PEFC France), Benjamin Mattely (Responsable environnement pour l’UNIIC et animateur national de la marque Imprim’Vert) ainsi que Cyril Hergott (Responsable RSE chez Riposte Verte) de réagir et de réaffirmer le caractère responsable d’une Filière (in)directement visée…

« Le papier est-il responsable ? ». C’est en ces termes que Culture Papier avait choisi de cadrer son petit-déjeuner thématique, qui pouvait apparaître de prime abord plutôt conventionnel, mais qui prenait en réalité une résonance toute particulière, en écho à une actualité bouillante. Visant plus particulièrement le label PEFC, l’émission d’Elise Lucet faisait en effet la démonstration accablante de certifications délivrées quasiment à l’aveugle, à des exploitations forestières qui n’en étaient pas, le reportage moquant sans vergogne la facilité qu’ils ont eue à faire certifier le Mont Ventoux ou encore une discothèque… Stéphane Marchesi ne tardera d’ailleurs pas à revenir sur ce point, pour évacuer d’emblée l’attaque la plus frontale visant PEFC. « Ce que le reportage ne dit évidemment pas, c’est que la grande majorité des hectares de forêts certifiés PEFC bénéficie d’un contrôle continu via l’ISO 14001. Il n’y a que pour les petits propriétaires forestiers que nous appliquons effectivement un contrôle par échantillonnage dans le cadre d’une certification de groupe, mais quitte à parler franchement, nous aurions tout à fait pu ne pas nous y intéresser et ainsi nous débarrasser du problème. Nous avons préféré leur donner également la chance de suivre nos programmes de certification, pour étendre autant que possible les bonnes pratiques aux propriétaires les plus modestes. Pour ces derniers, nous nous basons donc effectivement sur une présomption de bonne foi et en 20 ans, nous n’avons jamais eu à gérer de plaintes. Il a fallu que Cash Investigation invente de faux dossiers parce que sans ça, ils n’avaient rien trouvé ». Car si les déclarations farfelues sont dans un premier temps effectivement possibles – « Comme vous pouvez tout à fait déclarer n’importe quoi sur votre feuille d’impôts » peste Stéphane Marchesi – elles feront l’objet, tôt ou tard, d’une sanction via le système de contrôle PEFC, nous assure-t-il.

Cyril Hergott (expert environnement chez Riposte Verte), Stéphane Marchesi (Secrétaire général de PEFC France) et Benjamin Mattely (Responsable Environnement pour l’UNIIC et animateur national de la marque Imprim’Vert).

Soulignant par ailleurs qu’à faire certifier des sites qui ne produisent rien et n’émettent donc pas de bois sur le marché, la manœuvre apparaît à Stéphane Marchesi d’autant moins probante, même s’il concède toutefois réfléchir à la façon dont PEFC pourrait corriger la faille – réelle – exploitée par le reportage : « Nous étudions plusieurs pistes et demander un titre de propriété avant d’attribuer une certification figure parmi les possibilités. Mais nous voulons prendre le temps de réfléchir à notre action suite à cette émission et dans un premier temps, nous avons porté plainte auprès du CSA pour non-respect de l’éthique journalistique d’une part, et contre le Directeur général de Greenpeace France d’autre part, qui a clairement affirmé qu’une seule certification forestière était crédible. Ce n’est évidemment pas vrai ».
Rappelant à ce titre que les cahiers des charges respectifs de FSC et PEFC étaient effectivement « très proches », il n’y a guère « que les modes de gouvernance » qui, de l’un à l’autre, diffèrent selon Daniel Bozonnet, expert environnement chez UPM.

L’autre inquiétude qui a pu émerger suite à la diffusion de cette émission concerne les éventuelles répercussions collatérales sur la Filière dans son entier, une partie de ladite émission ayant d’ailleurs mis la focale sur les pratiques, déjà mises à défaut par le passé, d’un papetier Indonésien (en l’occurrence, Asia Pulp & Paper), accusé d’avoir asséché les tourbières et donc d’avoir joué un rôle malheureux dans les graves incendies qui ont ravagé la forêt tropicale Indonésienne en 2015. Une triste mise en lumière qui ne doit pas faire oublier, comme l’a rappelé Benjamin Mattely, « que la forêt est d’abord mise en danger par le changement d’affectation des sols, et donc principalement par l’agriculture et l’élevage ». Les effets éminemment positifs d’une généralisation des certifications ne doit donc, de fait, pas être minorée : « Cette Filière travaille la question du développement durable depuis 1992 et s’est saisie des problématiques de déforestation depuis longtemps. Aujourd’hui, on compte en France environ 600 imprimeurs certifiés PEFC, dont 400 bénéficient de la double certification FSC/PEFC, et plus de 2000 imprimeurs sont labellisés Imprim’Vert. Ces labels ont été crées pour répondre à un manque de contrôle des Etats, et ils ont eu des effets bénéfiques indéniables » argue le Responsable environnement de l’UNIIC.

Cyril Hergott souligne toutefois que si les labels apparaissent « de plus en plus importants pour les entreprises et les donneurs d’ordre », c’est avant tout pour « un souci d’image de marque », ajoutant donc qu’il était encore « important de sensibiliser les parties prenantes sur un engagement RSE ». Un travail toujours mené de front par les acteurs d’une Filière concernée, voire exemplaire à de nombreux égards, et qui n’en a pas fini de progresser…

Un article plus complet sur le sujet est à paraître dans « Acteurs de la Filière Graphique » n°117. Pour vous abonner, n’hésitez pas à en faire la demande par e-mail : contact@uniic.org 

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