Matières premières, énergies, consommables : Halte au feu !

[COMMUNIQUE DE PRESSE – 20 octobre 2021]

L’UNIIC a eu l’occasion de mettre en perspective, lors de son dernier congrès, les facteurs exogènes qui pèsent sur la compétitivité du secteur.

Au nombre de ces facteurs figure depuis plusieurs mois la raréfaction de l’offre papetière, avec les conséquences qui y sont associées pour les imprimeurs en termes de hausse des prix et de délai de livraison, obérant ainsi l’aptitude des imprimeurs à honorer des commandes, défaillance entrainant des pénalités voire des résolutions de contrats pour inexécution contractuelle.

Depuis plusieurs mois l’UNIIC synthétise des remontées du terrain, remontées qui font apparaître :

■ Des hausses unilatérales en violation des conditions commerciales jusqu’alors pratiquées pour les principales sortes de papier et ce dans le cadre d’un mode opératoire concerté, dont tant les dates d’application des hausses que les suppléments forfaitaires projetés, sont identiques ou ont un lien de connexité.

■ Des délais et des volumétries non garanties constitutifs d’un aléa préjudiciable qui, pour les industries graphiques, introduit une absence de prévisibilité conduisant les imprimeurs au bord de la rupture contractuelle.

■ Des révisions unilatérales non conformes au droit commercial.

L’addition de ces éléments est aggravée par une concentration structurelle de l’offre « emphatisée » par un désengagement progressif de l’offre industrielle du papier à usage graphique pour migrer vers d’autres marchés.

Si l’UNIIC n’a pas vocation à nier les contraintes qui pèsent sur les nouveaux équilibres mondiaux et les zones de croissance qui structurent les marchés des matières premières, selon des cycles et les ruptures logistiques auxquelles nous devons faire face en Europe. L’UNIIC, est fondée en revanche à repérer les distorsions qui procèdent d’un rapport économique déséquilibré qui place les imprimeurs dans l’étau.

Aussi tenter de desserrer l’étau implique que :

Nous nous adressions à nos fournisseurs par le biais d’une lettre ouverte pour ouvrir le dialogue. Saisissions la CEPC (commission d’examen des pratiques commerciales) si nous détections des pratiques abusives.

Nous nous rapprochions de l’autorité de la concurrence selon la procédure de signalement comme nous avons été amenés à le faire dans plusieurs dossiers sensibles.

Alors que le secteur semble reprendre des couleurs, nous faisons le pari que chacun aura à cœur de respecter l’exécution loyale de ses engagements et comprendra que le sursaut collectif passe par une démarche de filière.

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Philippe Chalmin – “Je pense que le point haut de la crise des matières premières est derrière nous”

Professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine, Diplômé de HEC, agrégé d’histoire, docteur ès lettres, Philippe Chalmin est considéré comme l’un des meilleurs spécialistes mondiaux des matières premières. Membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre, il est l’auteur de nombreux ouvrages et est également chroniqueur en télévision et radio et signe de nombreuses chroniques dans la presse. Avant d’intervenir lors du Congrès de la Filière Graphique “Libres Impressions”, il nous livre ici quelques clés de compréhension d’une crise transversale, qui affecte nombre de marchés plongés dans l’incertitude.

Philippe Chalmin.

On observe depuis quelques mois une flambée des prix des matières premières. On imagine dès lors qu’il existe des causes communes à un phénomène à ce point généralisé, quelles sont-elles ?

Il y a effectivement des raisons communes à cela et d’autres liées à la situation de chaque marché, chacun ayant sa propre histoire. Les deux raisons les plus générales sont :
– Le redémarrage de l’économie mondiale. Il a été plus rapide que prévu puisqu’en ce qui concerne la Chine, il s’observe dès l’été 2020. Pour les Etats-Unis, c’est à peine plus tard : automne 2020. Le redémarrage de l’économie européenne n’est quant à lui intervenu à mon sens qu’à partir du printemps 2021. Ceci s’est traduit par une augmentation de la consommation et donc de la demande, à un moment où bien souvent, les appareils de production n’étaient pas revenus à pleine capacité, du fait du Covid. A un moment aussi où nous avons constaté des goulots d’étranglement logistiques, en particulier en ce qui concerne les transports maritimes. Tout le monde a entendu parler des pénuries de semi-conducteurs, mais il n’y a pas eu que cela : on a observé des tensions sur un certain nombre de marchés. Pour certains, c’était prévisible : pour les métaux par exemple et nombre de produits industriels. Mais pour d’autres, nous avons été plus surpris, je pense notamment au bois de construction, dont le prix a quadruplé aux Etats-Unis. Tout simplement parce que d’un côté l’industrie forestière était encore en situation de réduction de production en raison de la crise sanitaire, et parce que d’un autre côté il a fallu faire face à une augmentation considérable des mises en chantier de logements. Or, 80 % des logements aux Etats-Unis sont en bois, entraînant ainsi une très forte hausse des prix. A tel point que les autres marchés du bois ont été touchés, dans d’autres régions du monde et en particulier en Europe. Cette reprise économique a eu des effets d’autant plus marqués qu’il y avait eu de la part de nombre de gens une sorte de manque à consommer, entraînant une hausse de la demande à un moment où les appareils de production étaient encore affaiblis.
– L’autre grande raison, c’est que la Chine a redémarré beaucoup plus rapidement que tout le monde. Or, c’est le premier consommateur mondial de quasiment toutes les matières premières : incontestablement, la demande chinoise a pesé sur les tensions constatées pour le pétrole, les minerais et métaux, les matières premières industrielles ou même – et c’est relativement nouveau – les produits agricoles. C’est la demande chinoise qui a porté assez souvent les prix de produits tels que le minerai de fer, le cuivre, l’aluminium ou le pétrole à des niveaux largement supérieurs aux minimas qu’on avait enregistrés au printemps 2020. Il faut bien faire la différence d’ailleurs entre le point bas des prix qui étaient pratiqués durant le printemps 2020 et le niveau des prix avant la pandémie. On a toujours tendance à parler de l’augmentation des prix par rapport au printemps 2020, en vérité il faudrait se situer par rapport à la période pré-pandémie, ce qui relativise quand même les hausses de prix.

“La Chine a redémarré beaucoup plus rapidement que tout le monde. Or, c’est le premier consommateur mondial de quasiment toutes les matières premières.”

Ce sont là des causes directement liées à la crise sanitaire… Est-ce qu’elle explique à elle seule le phénomène de pénuries et de hausses des prix constaté ?

Pas tout à fait, il y a d’autres facteurs un peu moins importants à considérer : des accidents climatiques ont perturbé le marché des produits agricoles. Il y a notamment eu de la neige et des gelées au Brésil qui ont eu des effets sur le sucre et le café. Il faut aussi parler d’un autre facteur : alors que les marchés financiers atteignaient des sommets historiques, des investisseurs ont cherché à se diversifier et ont vu les matières premières comme une possible classe d’actifs. On a indiscutablement assisté à un vent de spéculation qui a porté un certain nombre de marchés au-delà des niveaux « raisonnables » qui auraient dû rester les leurs.

Peut-on espérer que ces tensions diminuent désormais ?

Le point haut de ces tensions est probablement derrière nous. Nous sommes en train d’assister à un retour à la normal dans un certain nombre de cas : les prix du bois aux Etats-Unis qui avaient quadruplé sont presque revenus à leur niveau antérieur. Au mois d’août, le prix du minerai de fer a perdu, par rapport aux prix les plus hauts observés au mois de mai, environ un tiers de sa valeur. Et on assiste pour nombre de marchés de minerais et métaux à des mouvements un peu identiques, avec certes toujours des différences d’intensité : au moment où je vous parle, les tensions sont les plus fortes sur l’aluminium et le café par exemple. Mais mon impression, c’est que nous sommes rentrés dans une période de consolidation, même si les goulots d’étranglement logistiques demeurent et continuent de peser sur certains approvisionnements d’entreprises.

“Nous sommes en train d’assister à un retour à la normal dans un certain nombre de cas.”

Y a-t-il des risques de conséquences plus durables ? En d’autres termes, le phénomène peut-il avoir des effets plus constants sur certains marchés ?

Des gens comme Goldman Sachs n’hésitaient pas à parler d’un nouveau super-cycle sur le marché des matières premières, mais je n’y ai pour ma part jamais adhéré. J’ai l’impression que les faits me donnent plutôt raison puisque l’on voit de nombreux marchés qui ont tutoyé leurs niveaux les plus hauts, commencer à baisser. Y compris d’ailleurs sur le plus important d’entre eux qui est le pétrole. Mais encore une fois, les tensions sur le fret et la logistique demeurent, et bien entendu, toutes les prévisions que nous faisons se font à situation sanitaire constante… On peut penser que les évolutions de la pandémie pourront jouer à la hausse des prix si cela paralyse la production, mais à la baisse des prix si cela réduit d’autant plus la consommation. C’est pourquoi il faut avoir conscience que nous restons dans une zone éminemment turbulente, sans même parler des tensions géopolitiques qui sont très sensibles, en particulier sur les marchés de l’énergie.

Comment différencier ce qui relève de tendances de fond et ce qui apparait comme des perturbations plus momentanées et réversibles ? Qu’en est-il par exemple selon vous des hausses de prix constatées sur les marchés du papier/carton ?

Il y a pour les papiers à usage graphique un recul de la consommation tendanciel et structurel depuis des années. Le secteur du carton se porte un peu mieux mais lui aussi a subi les perturbations de collecte et la fermeture des débouchés chinois à l’export. Il est même probable qu’il y ait eu un tantinet d’effet d’aubaine : certains producteurs ont pu en profiter pour restructurer leurs unités, mais c’est difficile de l’évaluer. Ce qui est certain, c’est qu’il y a eu des contraintes logistiques assez dramatiques qui n’ont pas épargné votre secteur : là où un conteneur Asie/Europe peut coûter environ 1500 dollars, on est aujourd’hui facilement à 10 000 dollars. Les goulots d’étranglement au niveau des ports restent par ailleurs tout à fait considérables, que ce soit à l’entrée ou à la sortie des mouvements de matières premières, et c’est un phénomène que l’on constate dans absolument tous les secteurs. On a pris conscience, au travers de cette crise, de la fragilité d’un certain nombre de chaines de valeurs très tendues à l’échelle internationale. L’instabilité s’est même généralisée à nombre de produits que l’on pensait relativement protégés. En l’occurrence, on était habitué à constater des épisodes cycliques de variations des prix sur la pâte à papier et il est vrai que c’était moins sensible sur le PPO [Papier Pour Ondulé, NDLR]. Mais en l’occurrence, le phénomène tend actuellement à se généraliser.

“Il y a eu des contraintes logistiques assez dramatiques qui n’ont pas épargné votre secteur : là où un conteneur Asie/Europe peut coûter environ 1500 dollars, on est aujourd’hui facilement à 10 000 dollars.”

Certains ont pointé un possible défaut d’anticipation, par la constitution de stocks notamment… Est-ce que c’est un levier préventif valide, selon vous ?

Incontestablement, oui. De toute façon, il existe tant des chocs de hausses que des chocs de baisses des prix. L’important pour des industriels, c’est de prendre conscience que le monde est éminemment instable. Ma seule certitude, c’est que demain les prix seront différents d’aujourd’hui. Anticiper par les biais de stocks est une chose, anticiper par le bais d’achats et de couvertures à plus long terme en est probablement une autre. Quand les prix sont bas, on a plutôt intérêt à se couvrir dans ses approvisionnements, mais il convient surtout de ne pas prendre pour acquis les prix d’aujourd’hui. Les papiers sont devenus des commodités, c’est-à-dire des produits dont le prix se fixe dans un pur rapport d’offre et de demande.

Vous portez un discours relativement optimiste, estimant que les tensions sur les matières premières iront maintenant en diminuant… Est-ce que cela vaut également pour le papier/carton ?

Je ne ferai pas de prévision sans base sérieuse, d’autant qu’encore une fois, chaque marché a son histoire. Tout ce que je peux dire c’est que les situations peuvent se retourner de façon assez spectaculaire. Pour le cas du minerai de fer, le prix est tombé en trois semaines de 230 à 140 euros la tonne. Le point haut était à mon sens largement délirant, tout le monde espérait que les prix s’orienteraient à la baisse, mais personne n’imaginait que cela irait aussi vite. On parle là d’un produit pourtant très industriel et la Chine en importe plus d’1,5 milliards de tonnes, c’est ce qui rend la chose extraordinairement surprenante. Et ce n’est pas un cas si isolé : on vient de voir une baisse tout aussi violente en ce qui concerne le bois de construction aux Etats-Unis ou encore en ce qui concerne le coton. Ces baisses peuvent intervenir alors que parfois, on était encore sur des anticipations à la hausse des prix… Je pense que l’on est globalement entré dans une phase de détente, avec toutefois des inconnues sanitaires et géopolitiques qui dérivent logiquement vers des inconnues économiques. Je note quand même un petit peu moins d’optimisme de la part des conjoncturistes aujourd’hui sur le rebond économique post-pandémie, tout simplement parce que la « fin » de la pandémie est sans arrêt repoussée à plus tard. Il faut bien se rendre compte qu’à la moindre résurgence du Covid en Chine, on ferme le port de Ningbo-Zhoushan. De la même façon, pour suivre les évolutions relatives aux goulots d’étranglement logistiques, quand je vois la hausse des taux de frets de conteneurs, je constate qu’ils durent… Je me pose ainsi parfois la question : est-ce une situation organisée par les armateurs ? Je n’en ai pas vraiment l’impression.

“On est globalement entré dans une phase de détente, avec toutefois des inconnues sanitaires et géopolitiques qui dérivent logiquement vers des inconnues économiques.”

L’imprimerie et les industries graphiques relèvent-elles des secteurs “aidés” visés par l’article 65 de la loi de finances rectificative ?

La situation sanitaire a conduit les pouvoirs publics à prendre un ensemble de mesures (confinement, fermetures administratives, restriction de circulation et de réunions, couvre-feu etc.).

Ces mesures qui sont appelées à se renforcer ont un impact économique récessif sur des champs d’activités de notre secteur jusqu’alors peu affectés par un semblable niveau de sous-activité.

Dès l’origine, l’UNIIC s’est rapprochée des services de Bercy pour voir le secteur imprimerie et industries graphique intégré à la liste S1 bis listant les secteurs dépendants de celles des activités qui ont fait l’objet de restrictions engendrant une très forte baisse de leur chiffre d’affaires.

Les dispositifs d’exonération de cotisations sociales et d’aide au paiement des cotisations et contributions bénéficient en effet aux entreprises relevant des secteurs listés et ce pour la période allant du 1er Février au 31 mai 2020. Ce dispositif exceptionnel est aussi complété par le renforcement de la prise en charge de l’activité partielle jusqu’à la fin de l’année pour ces secteurs  et l’éligibilité  prioritaire au fonds de solidarité.

Cependant, le code caractérisant l’activité de l’entreprise (code Ape) en référence à la nomenclature NAF, demeure la référence pour les pouvoirs publics, alors que la réalité de l’activité de l’entreprise ou de l’établissement peut être différente de l’attribution du code dont l’objectif est purement statistique.

C’est compte tenu de ce contexte que le Président de l’UNIIC, Benoit Duquesne et le Délégué Général pascal Bovéro, parlant au nom de toute la branche, ont rencontré ce jour jeudi 22 octobre le Ministre des TPE, Alain Griset, pour voir précisée la notion de Métiers graphiques telle qu’elle relève des textes et y intégrer nos codes Naf, dont l’activité réelle a été impactée par l’arrêt de toutes les dépenses de communication (non digitales). Et ce que ces investissements dépendent de l’événementiel, de la culture, du tourisme, de la publicité de proximité, de l’hôtellerie etc.

Après avoir rappelé le cadrage économique de la branche et les défis que des entreprises familiales avaient à relever, Le délégué Général de l’UNIIC, a insisté pour qu’une définition large de la communication graphique puisse relever de ce dispositif spécifique, compte tenu de la vulnérabilité des TPE qui en représentent la composante essentielle.

Le Ministre, complété par le cabinet, a confirmé que notre demande était dans la liste arbitrée par Monsieur Le Maire depuis que nous avons saisi Les services de Bercy, laquelle est déjà actée pour  le code 18-14 Z reliure et activités connexes.

Compte tenu de l’urgence de la situation, nous sommes convenus de nous revoir avec le cabinet dans les prochains jours pour nourrir le décision du Ministre, qui semble déjà largement acquise et devrait se traduire par une modification de la liste S1 bis

Etude : quels impacts en cas de déstabilisation de la Filière Papier Graphique ?

Une étude, construite sur la base des perspectives et données fournies par ADREXO, COPACEL, MEDIAPOST et l’UNIIC , mandatée par Culture Papier et réalisée par le cabinet Ernst & Young (EY), s’est donnée pour objectif “d’évaluer l’empreinte socio-économique et les externalités positives de la filière papier graphique en France en général et de l’imprimé publicitaire en particulier. L’étude cherche également à évaluer les conséquences directes et indirectes qu’aurait une restriction de l’usage de l’imprimé publicitaire sur la société et sur les différents acteurs de la filière”. Retour synthétique sur les principaux enseignements d’une étude d’envergure, dans un contexte conjoint d’inquiétudes liées à la préservation de l’environnement et de fragilité sectorielle, due à une contraction continue des volumes imprimés…

Si l’étude s’attache tout d’abord à définir chaque maillon de la bien-nommée “Filière papier graphique” en France, sans omettre d’en analyser les dynamiques respectives, c’est à la fois pour en souligner la diversité et relever la profonde imbrication des intérêts économiques qui en découlent. “La filière papier graphique soutient ainsi, au total, 311 590 emplois directs, indirects et induits en France. A travers ses retombées directes, indirectes et induites, elle contribue au produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 16,9 milliards d’euros et génère 1,3 milliards d’euros de recettes fiscales” nous précise-t-on. Des ordres de mesure qui – il nous faut le souligner – datent de l’avant-crise sanitaire, laquelle aura inévitablement bousculé les équilibres sur lesquels s’appuie l’étude présente…

EY décline ensuite, dans le détail, le poids socioéconomique de chaque produit imprimé issu du périmètre étudié, évaluant même les impacts probables sur la filière d’éventuelles baisses de volumes sur un segment particulier : celui des imprimés publicitaires. Sur la base de scénarios prospectifs, l’étude établit ainsi qu’ “une réduction de 40 % des imprimés publicitaires en circulation (par exemple à l’occasion de l’interdiction de l’utilisation d’un composant chimique/procédé d’impression ou de la mise en place d’un « Oui Pub ») aboutirait, selon les hypothèses du modèle, à une diminution dans les mêmes proportions des retombées socioéconomiques, hors externalités négatives. Soit des retombées socio-économiques amoindries de 23 917 emplois, 1 051 millions d’euros de contribution au PIB (0,05 % du PIB français) et 63 millions d’euros de recettes fiscales par rapport à la situation actuelle. Une réduction de 70 % des imprimés publicitaires en circulation amoindrirait les retombées fiscales de l’imprimé publicitaire de 41 856 emplois, 1 840 millions d’euros de contribution au PIB français (0,1 % du PIB français) et 111 millions d’euros de contribution aux recette fiscales par rapport à la situation actuelle”.

Mieux encore, l’étude va jusqu’à modéliser les conséquences d’un transfert d’une campagne de publicité imprimée vers une campagne de publicité digitale, là encore sur la base de conditions particulières. Si, à visibilité équivalente (l’efficacité sur les ventes n’étant pas traitée ici), les deux campagnes affichent des coûts déséquilibrés (une campagne imprimée étant sans surprise plus coûteuse), une campagne strictement digitale soutient un nombre d’emplois plus de 4 fois inférieur à celui d’une campagne imprimée. Une illustration prouvant une nouvelle fois qu’au-delà des seules logiques comptables visant une économie de coûts – moyennant un possible déficit d’efficacité sur la cible visée, qu’il faudrait effectivement pouvoir déterminer également – la “chaîne papier” est un moteur d’activité économique nettement plus important.

De fait, et dans un contexte où la légitimité/durabilité de l’imprimé – tout particulièrement sur le segment du prospectus – est contestée, cette étude apporte des réponses claires et étayées en termes d’impacts socioéconomiques, anticipant ainsi les conséquences probables d’une déstabilisation de la filière par des voies réglementaires. Des éléments d’importance majeure que l’UNIIC n’a pas pas manqué de porter à la connaissance des élus de la nation, de sorte à ce que les débats parlementaires (récents et à venir) se fassent sur des bases aussi éclairées que possible…

Accéder à la synthèse de l’étude

 

“Nous avons de fortes convictions mais peu de certitudes !” Pascal Bovéro, Délégué Général de l’UNIIC

Dressant à la fois une synthèse des impacts de la crise sanitaire sur les Industries Graphiques, et dessinant les conditions et contours d’une relance difficile à appréhender dans un contexte où des facteurs sensibles s’amoncellent (crise de la distribution, remise en cause de la publicité, digitalisation accélérée des usages etc.) l’interview de Pascal Bovéro, Délégué Général de l’UNIIC, est à lire sur le site de Culture Papier.

Quel est l’état général des entreprises du secteur de l’imprimerie après la crise du Covid ?

La branche “Industries Graphiques” regroupe en fait plusieurs secteurs d’activité dont le poids pondéré en nombre d’établissements (hors emballages) peut être synthétisé de la manière suivante :

– Pré-presse/imprimerie: 79 % des effectifs entreprises

– Sérigraphie/impression numérique grand format : 12 %.

– Routage et Reliure, Brochure, Dorure : 9%

Il n’est, à cet égard, pas inutile de souligner que 96 % des entreprises de ces secteurs comptent moins de 50 salariés.

Le poids des marchés

Pour pouvoir mesurer l’impact de la crise, il faut, en premier lieu, rappeler que les chiffres doivent être maniés avec prudence car dans une catégorie statistique (imprimés publicitaires, périodiques, livres, travaux administratifs et commerciaux etc.) sont agrégées des réalités multiples en termes de procédés, de process, de nomenclatures et de compétences, avec des vulnérabilités d’entreprises sensiblement différentes. C’est après avoir rappelé, ce contexte structurel, qu’il nous faut intégrer les conséquences d’une crise inédite qui a vu, pour partie, s’effondrer nos repères et une partie de nos modèles économiques, la branche graphique étant un outil de facilitation des échanges, peu compatible avec la notion de distanciation.

L’impact de la pandémie

En fonction des marchés adressés par les entreprises nous pouvons dresser le constat suivant :

Les imprimeurs de magazines d’information à haute volumétrie ont subi la baisse de la pagination publicitaire et la baisse relative des tirages, mais nous pouvons considérer que ces biens sont à classer dans la catégorie des services essentiels au titre du devoir d’information, limitant ainsi la baisse d’activité pour cette catégorie de supports. Toutefois, pour les autres catégories de périodiques, la crise endémique ayant affecté Presstalis a renforcé la frilosité des éditeurs avec les conséquences qui ont frappé toute la chaîne des acteurs de la fabrication/distribution de la presse (abandon de certains hors-séries, fermeture de certains kiosques etc.). Cette “cassure” a été renforcée par une discontinuité du service postal pour les abonnés, qui a affecté pendant plusieurs semaines la diffusion de ce qui était devenu pourtant un lien social incontournable.

Les imprimeurs orientés publicité et périodiques ont pu conserver 50 % de leurs effectifs à la production et 40 à 60% de leur taux d’activité. Toutefois, les ISA (Imprimés sans adresse), la communication événementielle, les catalogues  etc. ont disparu des plannings pendant 6 semaines en moyenne, faute de clients certes mais aussi de distributeurs.

Les imprimeurs de livres : Les éditeurs ont été contraints de supprimer l’office, de décaler leurs titres phares à la rentrée avec les risques d’écraser le “fonds” et ont dû faire face à l’annulation du Salon du Livre. En outre, le confinement s’est traduit par une fermeture des librairies qui ont vite repris le chemin du conseil et de la créativité dès qu’elles ont pu rouvrir mais une part non négligeable de celles-ci, malgré la mise en chômage partiel des salariés de ces commerces de proximité, sont vulnérables, avec les risques de disparition pour 25 % d’entre elles.

A noter en outre que les audiobook s’installent dans notre paysage culturel.

Au niveau des ressources humaines, tous marchés confondus, les conséquences ont été les suivantes :

– Un recours massif à l’activité partielle, aux moratoires de charges sociales et fiscales, aux PGE voire aux procédures collectives…

Un recours plus modeste au télétravail pour les fonctions support.

En synthèse, le volume traité au cours de l’année 2020 sera en net repli certes mais la contrainte la plus conséquente tient à la sous-capitalisation des entreprises qui fragilise celles-ci, entreprises que nous devons accompagner…

L’état a t-il pris les décisions qui s’imposaient pour le secteur ? En espérez-vous certaines en particulier ?  

L’état a incontestablement pris la mesure des besoins des entreprises en développant un système très attractif d’activité partielle dont il faut cependant regretter que les règles aient changé à de multiples reprises, au cours de la dernière période (cinq modifications légales ou réglementaires). Néanmoins nous avons compté 60 % des effectifs salariés du secteur en activité partielle avec une reprise progressive à partir du déconfinement, système de rémunération ne supportant pas les charges sociales. Ces combinaisons de dispositifs ont permis aux entreprises du secteur, d’amortir le choc de la sous-activité, qui a été en moyenne de 70 % par rapport à l’année passée à semblable époque ! En ce qui concerne les PGE, ceux-ci ont bénéficié majoritairement à nos adhérents comptant moins de 20 salariés et nous œuvrons pour que ceux-ci soient transformés en quasi-fonds propres, afin d’éviter les effets de ciseaux. D’autres mesures figurant dans le plan de relance sont de nature à consolider des secteurs comme les nôtres

Vous organisez le 25 septembre le Congrès de l’UNIIC à Lyon , quelles sont les principales lignes de forces que vous allez développer ? Les principaux thèmes abordés ? 

Nous avons choisi un lieu symbolique (L’Institut Louis Lumière à Lyon) pour valoriser le secteur et rapprocher son histoire et son identité, de l’art cinématographique. La construction du programme est un riche pari sur les futurs possibles des industries graphiques, à un moment où chacun s’interroge sur les innovations que nous devons porter pour rompre avec la monotonie ambiante. Nous allons changer de format pour mieux identifier les changements à l’œuvre dans plusieurs pays Européens que nous avons conviés et qui interviendront avec Intergraf pour partager les bonnes pratiques mises en œuvre dans certains pays ayant subi les mêmes contraintes que les nôtres.

En outre, nous avons associé plusieurs donneurs d’ordre et fournisseurs pour disposer d’un regard croisé sur les pistes de diversification qui s’offrent à nous dans un contexte où la Drupa se redimensionne. Vu les circonstances, notre interrogation collective portera sur la façon dont le secteur doit créer de la valeur ajoutée et partagée dans les territoires en axant notre approche sur une stratégie de filière. Le congrès sera aussi l’occasion de marier les innovations historiques des frères Lumière et la spécificité de nos positionnements. Le parallélisme des deux secteurs transformés par le numérique nous conduira à remettre en perspective nos chemins critiques d’évolution.

Pensez-vous que nous allons assister à une vague relocalisation de nos industries comme l’a annoncé le président de Système U ?

La sensibilité aux relocalisations est grande dans les secteurs industriels qui font l’objet aujourd’hui de toutes les attentions. Mais, du discours aux faits, le cycle est long. L’un des cas que nous avons valorisé – L’enseigne System U (relire notre interview) –  est spécifique du fait de l’organisation de cette enseigne : un lien de proximité très fort et une “ruralité” affirmée. L’organisation des principales enseignes n’est pas construite sur le même modèle et la part pondérée d’enseignes de centre-ville par rapport aux grandes surfaces de périphérie distingue les enseignes “massifiées” de type hyper par rapport aux autres.

Le rapport à l’imprimé publicitaire et à la communication responsable adossé à des circuits-courts est donc sensiblement différent suivant l’histoire et l’ADN des magasins et des marques. C’est dans ce contexte que nous avons salué le volontarisme de System U, en étant toutefois prudent quant à l’effet “dominos” que pourrait avoir cette initiative. L’UNIIC travaille avec plusieurs donneurs d’ordre sur cette thématique mais il faut dépasser les discours pour entrer dans un concret mesurable. La communication responsable doit intégrer la relocalisation des flux, vu les conséquences que ces activités ont sur les compétences et l’emploi. Il faut toutefois convaincre les “metteurs” sur le marché qu’éco-conception, ACV, pédagogie active du support et circuits-courts doivent être combinés pour faire de l’imprimé intelligent, le garant du “mieux-disant”.

Quels types d’innovations attendez-vous de l’écosystème du papier face aux nouveaux enjeux qui se profilent ?

Nombre d’innovations constituent déjà une réponse à la nouvelle donne qui nous fait passer d’une économie du volume à une économie de la personnalisation. Il n’en demeure pas moins que la question de notre reconversion multisupports/multiprocédés est à l’ordre du jour, si nous ne voulons pas restés mono-orientés sur une filière de la seule massification qui pourrait nous être reprochée à l’heure où le digital a laissé croire que tout était mesurable, profilable et déclinable… La période de confinement a laissé des traces en termes de comportement et de digitalisation des relations. Il nous faut donc nous réapproprier ce qui fait notre noblesse : le sens, la profondeur mais aussi les vertus environnementales de notre support et jouer la carte des innovations technologiques, mariées avec les innovations alternatives biosourcées).

L’innovation procédé doit s’adosser à l’innovation matériau, l’innovation créativité et l’innovation organisationnelle (flux optimisés par exemple). L’UNIIC travaille avec un club d’imprimeurs, par le biais de Webinars, pour tester des solutions avec les donneurs d’ordre. C’est à ce prix que nous passerons du prix à la valeur pour éviter de prioriser la seule moins-disance économique qui est aussi une moins-disance écologique et sociale.

Propos recueillis par Culture Papier le 27 juillet 2020

Presstalis : un dépôt de bilan et des urgences qui se précisent

Nouvelle étape dans le dossier Presstalis : la société a été déclarée en cessation de paiement ce lundi 20 avril. Une audience d’ouverture relative au jugement de la procédure collective devrait se tenir ce vendredi 24 mai, sauf à ce qu’un possible report la décale courant mai. Ce sont plus de 900 salariés qui sont concernés, dans ce qui s’annonce être une restructuration douloureuse… Si la procédure est « sans conséquence immédiate » sur ses activités, toujours assurées selon son PDG Cédric Dugardin (comprendre : aucune interruption de l’acheminement des journaux et magazines vers les points de vente n’est à craindre, à ce stade), l’urgence de convenir d’un plan de continuité ébranle toute la filière. Deux plans s’affrontent en effet :

– Un plan porté par Presstalis et les journaux quotidiens (réunis au sein d’une Coopérative de la Distribution des Quotidiens), pour constituer une structure de distribution unique basée sur la mutualisation des flux, notamment financiers.

– Un plan porté par les Messageries Lyonnaises de Presse (constituant avec avec les éditeurs de Presse magazine une Coopérative de Distribution des Magazines), scindant les activités liées d’une part à la distribution des quotidiens, et d’autres part la distribution des magazines. Il s’agirait plus concrètement ici de rompre les liens capitalistiques entre journaux et magazines.

Ces deux plans, rejetés l’un et l’autre par la SGLCE CGT, font toujours l’objet de tractations tendues, à mesure que l’urgence se précise. Ainsi le dépôt de bilan de Presstalis est-il vu par Cédric Dugardin comme « un accélérateur de négociations », alors que les pertes qui lui sont liées sont évaluées à 120 millions d’euros. Un plan de financement défendu par Hélène Bourbouloux, conciliatrice, s’appuie sur la possibilité d’engager les pouvoir publics pour couvrir 83 % desdites pertes (soit 100 millions d’euros sur 120) sous la forme de subventions et de prêts à 6 ans, contre la promesse des éditeurs de soutenir massivement le schéma industriel qui sera finalement retenu… Un pari osé, dans la mesure où le schéma en question n’est donc pas encore arrêté. Sans prendre explicitement parti, Hélène Bourbouloux précise toutefois que « l’existence d’un opérateur unique aurait tout son sens », à condition d’étaler son évolution dans le temps, le rapprochement quotidiens/magazines pouvant être construit « à un horizon plus lointain » du plan global de continuation et de restructuration.

MISE A JOUR [24/04/20] : Comme nous vous le laissions entendre ci-dessus, Presstalis a obtenu un report de l’audience d’ouverture de la procédure collective au 12 mai prochain. Ce temps supplémentaire devrait être mis à profit pour convenir d’une solution commune de sortie de crise alors que par ailleurs, La Correspondance de la Presse confirme que le versement aux quelques 18 000 diffuseurs spécialistes de leur commission complémentaire, de 16,2 millions d’euros, sera bel et bien assuré. Ces versements seraient adressés par Presstalis les 29 et 30 avril prochains.

Covid-19 : la boucle de recyclage mise à mal ?

Nous avons déjà largement évoqué les effets de la crise sanitaire sur les ventes de journaux, en baisse très sensible à mesure que le confinement se prolonge. A ces ventes en berne, il faut ajouter en pareilles circonstances d’inévitables failles dans la collecte sélective des déchets et donc, des difficultés à maintenir la boucle de recyclage du papier…

La crise du Covid-19 n’épargne personne, l’Express appelant notamment au travers d’une communication prenant les traits d’une bande dessinée à soutenir le secteur de la Presse, en insistant notamment sur la nécessité d’alimenter la chaîne du recyclage… Un message cependant difficilement audible si, dans le même temps, ce sont les structures mêmes de la collecte et du tri des déchets qui font défaut. Or, si la collecte des déchets des ménages est globalement assurée, le tri sélectif n’est quant à lui hélas plus systématique, au gré d’une part des décisions au cas par cas des collectivités territoriales, toutes n’étant pas en capacité d’assurer la sécurité sanitaire des équipes travaillant sur les lignes de triage. Et au gré, d’autres part, des débouchés possibles, puisque tous les centres de tri du territoire ne sont pas en capacité actuellement de fonctionner. Dans une note mise à jour chaque semaine, Citeo dresse ainsi un état des lieux qui évalue à ce jour à « 67 % la capacité des centres de tri en France ». Cette estimation globale n’est toutefois pas sans souligner des disparités géographiques plus ou moins nettes : la situation en Île-de-France est notamment jugée plus sévère, avec un taux de fermeture des centres de tri très au-dessus de la moyenne nationale.

Par ailleurs, la baisse d’activité chez les imprimeurs a logiquement vu s’amoindrir le volume de matière destinée – via les chutes de production – à alimenter le circuit de récupération professionnel. La situation actuelle, qui fait peser un risque de pénurie de PCR (papiers cartons récupérés) en France s’avère d’autant plus exceptionnelle qu’elle a marqué un renversement profond : il y a en effet encore quelques semaines, les centres de tri – privés de débouchés à l’export suite à la décision de la Chine de ne plus accepter de PCR en provenance d’Europe – débordaient, occasionnant un inquiétant sur-stockage. Federec s’était notamment chargé d’adresser, dès juillet 2019, un courrier à Cédric Bourillet, directeur général de la Prévention des risques au Ministère de la Transition écologique et solidaire. L’objectif : obtenir des autorisations de dépassement temporaire des seuils autorisés dans les centres de tri, la faute à un marché saturé.
Aujourd’hui, il faut au contraire veiller à l’alimentation suffisante de la « chaîne du recyclage », laquelle permet notamment de participer à la la fabrication de biens essentiels tels que les emballages ou les produits d’hygiène. Étonnant revirement (le marché asiatique aurait-il rouvert ses portes ?) dont il faut espérer qu’il léguera à terme des équilibres plus stables…

Municipales 2020 : Réponses techniques à vos questions et mise en œuvre opérationnelle de la dérogation

Rappel du contexte : Nous avons informé l’ensemble de la profession des avancées en matière de grammage papier accepté pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. La dérogation permettant d’accepter des grammages allant jusqu’à 80 grammes était attendue par tous les imprimeurs confrontés à une pénurie sur le 70 grammes.

Cette décision est le fruit d’un dialogue constructif entre l’UNIIC et le Ministère de l’intérieur dont nous tenons à saluer le la prise en compte des réalités du terrain. Plusieurs scenarii avaient été envisagés avant cette annonce, notamment un grammage moindre que celui fixé dans le décret (70 grammes), notamment pour ne pas obérer les coûts d’acheminement remboursés.

Tant les problèmes liés à la machinabilité, liés aux  grammages plus faibles que les éventuelles questions d’imprimabilité recto/verso, ont permis d’éclairer les pouvoirs publics sur les contraintes qui pesaient sur les imprimeurs.

Mise en œuvre opérationnelle

En conséquence, comme c’était le cas pour les bulletins de vote depuis le 27 décembre dernier, la tolérance admise permet d’accepter un grammage maximum de 80 grammes.

Traduction juridique

Un décret modificatif vient d’être transmis en urgence au Conseil d’Etat.

Un arrêté modificatif de l’article 3 de l’arrêté du 20 janvier 2020 fixant les tarifs maximas de remboursement vient d’être rédigé par les services du Ministère, les tarifs restant cependant identiques.

En tant qu’interlocuteur privilégié de l’Etat, nous souhaitons également vous informer des points suivants :

  • Nous avons enregistré depuis le lundi 2 mars, au-delà des félicitations pour le travail réalisé, 97 demandes de précisions provenant d’imprimeurs, de mandataires de candidats, de candidats eux-mêmes, de papetiers etc.
  • Ces demandes nous ont conduits, avec le ministère de l’intérieur, à intervenir dans plusieurs cas de non-validation des circulaires, alors que la note du bureau des élections étaient parvenue aux préfectures.
  • Le bureau des élections, par le biais de l’UNIIC, est à la disposition de celles et ceux qui se trouveraient confrontés à des problèmes d’interprétation conduisant à une non-validation éventuelle par les commissions de propagande.