Elections  – Grammage, formats, mentions obligatoires, calendrier, barèmes… Les actions de l’UNIIC en réponse à vos questions

La mission régalienne de l’UNIIC est de vous représenter, vous accompagner et vous défendre.

Au-delà de toutes les actions que nous portons et dont vous avez pu avoir connaissance, la gestion des imprimés électoraux et ses contraintes pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains est l’occasion de rappeler à toutes et tous que l’UNIIC est le relai privilégié auprès de l’Etat central et déconcentré (préfectures), de toutes vos préoccupations tarifaires et logistiques.

C’est dans un contexte aléatoire (pas de budget promulgué au moment où l’UNIIC a été consultée), que nous avons été reçus par la Direction du Bureau des Elections du Ministère de l’intérieur, dont je tiens à souligner la capacité d’écoute, même si nombre de questions essentielles demandent encore des précisions visant à sécuriser les rapports imprimeurs/candidats/préfectures.

Aussi, le 13 février dernier étions-nous porteurs d’un message financier, juridique et logistique.

L’UNIIC, qui avait travaillé en amont sur des questions pratiques, a souhaité partagé avec le Ministère de l’intérieur les questions suivantes :

La non publication au moment de la réunion de l’arrêté de remboursement des dépenses exposées par les candidats déstructure les rapports des imprimeurs conseils de proximité avec les candidats qui leur font confiance, car tant les préfectures livrées à elles-mêmes que les candidats souvent nouvellement entrés en politique, considèrent que les imprimeurs sont la seule source d’information certes sur les tarifs, mais aussi sur le calendrier, sur les mentions obligatoires, sur les  volumétries prises en charge etc.

– Cette nouvelle « mission » des imprimeurs qui deviennent de fait une fonction support de la démocratie locale est reconnue par l’Etat, mais place les parties prenantes en mode panique avec les risques que ces défaillances pourraient générer sur l’image des imprimeurs.

– L’autre question essentielle porte sur les dates de remise des éléments, alors qu’il est quasiment impossible pour les imprimeurs, notamment pour le second tour, d’assurer une production « sereine » dans des délais incompatible avec leur planning.

Il faut en effet pour ce type de « mission », assurer la gestion de la fabrication, le lancement de la production et la partie sensible qu’est le conditionnement du matériel de propagande. Tout travail dans l’urgence peut conduire, malgré le professionnalisme de nos membres, à des erreurs (de compréhension, de visuels, de mentions etc.) avec les conséquences qui y sont associées devant les Commissions de propagande.

– Nous avons obtenu que le Ministère entre en contact avec les préfectures afin d’éviter toute difficulté logistique et nous vous rappelons ce qui a été fait à notre demande par l’Etat (le rappel des règles, mais aussi la prise en compte de certaines contraintes) :

  • Que les préfectures restent libres de déterminer une date de remise de la propagande électorale conforme au code électoral, et ce en fonction des enjeux et des contraintes propres au département en termes d’impression bien sûr, de mise sous plis et de distribution.
  • Rappelons toutefois que pour le premier tour, les déclarations de candidatures sont déposables jusqu’au 26 févier 2026 à 18 heures, car les Commissions de propagande qui sont en charge de contrôler la conformité statuent à l’issue de la prise de candidature.
  • Dans le suivi de la chaine de traitement, le préfet peut inclure dans l’arrêté le ou les lieux de livraison.
  • Les sites Web se font parfois l’écho du lieu de livraison.

En tout état de cause, l’UNIIC a lancé avec le Ministère une initiative nationale pour faire remonter les éventuelles incohérences logistiques.

Le Ministère, que l’on peut remercier sur ce point, a pris l’engagement de diffuser des consignes aux préfectures. Au cours de mes multiples échanges, nous avons été amenés avec le Bureau des Elections à lever des incertitudes :

Le format des bulletins de vote : il est certes fixé par la partie réglementaire du code électoral, mais il était important de comprendre pour certaines communes que le format était à adapter en fonction du nombre de candidats au conseil municipal, mais aussi au conseil communautaire (l’imprimeur doit-il ou peut-il en effet intégrer les candidats municipaux et communautaires ?)

Nous avons réabordé les questions sur les mentions obligatoires ou à proscrire sous peine de nullité sur les bulletins de vote, les professions de foi, et les affiches.

Nous sommes disposés à lancer une foire aux questions/réponses si nécessaire, pour faciliter la vie des imprimeurs et des candidats (pas de logo Triman par exemple, pas de signature des bulletins de vote etc.)

Suivant les situations locales, nous sommes confrontés à des retards dans la composition des listes de candidats, ce qui oblige à une modification des professions de foi et donc du délai d’impression et des conséquences sur les livrables pour les Commissions de propagande.

Longue serait la liste des points clefs que votre organisation professionnelle a abordé et que le Ministère a traité ou traite.

Mais il nous faut aborder la question des tarifs de remboursement.

Comme vous en avez connaissance :

– La loi de finances a fait l’objet de recours devant le conseil constitutionnel.

– Cette loi amputée de quelques articles a été validée et est donc en voie d’être promulguée.

– Cette loi faisant l’objet d’une promulgation entraine la validation des engagements de dépenses dont le chapitre qui vous concerne.

L’arrêté de remboursement est en cours de signature et va pourvoir être publié puisqu’il est opposable dès sa publication.

– Nous sommes enfin dans la dernière ligne droite et l’UNIIC va le publier immédiatement, dès réception, y compris si l’arrêté était publié ce week-end.

– L’ensemble de ces échanges, même si nombre de questions restent à régler, sont à portées au crédit du rapport de confiance entre l’Etat et l’UNIIC, encore une fois en premier ligne pour faire entendre votre voix.

Rappelons enfin que si nécessité il y a de vous transmettre certaines réponses officielles sur des points juridiques et ou techniques, nous sommes à votre entière disposition.

A votre service,

Pascal Bovero – Délégué général de l’UNIIC

 

EDIT : Conformément à ce qui nous avait été annoncé, l’Arrêté fixant les tarifs maxima de remboursement des frais d’impression et d’affichage des documents électoraux a été publié au JORF ce samedi 21 février. Pour en prendre connaissance, cliquez ici.

INONDATIONS – L’UNIIC mobilisée pour vous accompagner

Plusieurs régions, qui sont autant de bassins graphiques, sont frappées depuis plusieurs semaines par des intempéries (pluies, vents, montée des eaux) menaçant des habitations mais aussi des sites industriels, des TPE de territoires notamment en Gironde, en Maine-et-Loire, en Grand Ouest etc.

Tout chef d’entreprise et donc tous les imprimeurs de proximité confrontés à ces sinistres, doivent savoir que, fidèle à sa mission, l’UNIIC est à leur cotés pour recenser leurs besoins immédiats, servir d’intermédiaires lorsque les assureurs tardent à prendre en compte la spécificité des dommages, contestent parfois l’évaluation de l’assiette de la perte d’exploitation etc.

Au-delà des dispositions spécifiques qui viennent d’être prises par l’Urssaf, qui a acté de la possibilité de reporter les échéances de cotisations, notre caisse professionnelle (Lourmel) est aussi a même d’apporter aide et assistance, en coordination avec l’UNIIC.

Au sein des régions particulièrement touchées, nos relais territoriaux ont vocation à nous faire remonter toute information utile pour recenser et qualifier les préjudices subis. Nous pouvons aussi, lorsque c’est nécessaire, vous accompagner sur les rapporta avec les Dreets sur la mise en œuvre de l’activité partielle.

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Rebond(s) – Retrouvez l’ensemble des interventions du Congrès de la Filière Graphique 2025

Après une pause de trois ans, le Congrès de la Filière Graphique reprenait du service le 18 novembre dernier avec la volonté, non pas de rattraper le temps perdu, mais d’analyser les conditions complexes d’un rebond sectoriel protéiforme.

Copyright : David Marmier.

C’était à l’Hôtel de Massa, dans le XIVème arrondissement de Paris, siège notamment de la Société des Gens de Lettres (SGDL) : le Congrès de la Filière Graphique 2025 porté par l’UNIIC, soutenu par la branche via Ambition Graphique et de fidèles partenaires (Lourmel, Konica Minolta, Recmi, Imprim’Vert, l’IDCG ou encore Grenoble INP-Pagora) a fait salle comble en réunissant plus de 110 participants. Il y a notamment été question d’Intelligence Artificielle avec Gregorio Ameyugo (Chef du département robotique et IA du CEA), d’impacts numériques & de métaux/terres rares avec Guillaume Pitron (Journaliste, auteur et chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques – IRIS), de climat économique avec Denis Ferrand (Directeur général de Rexecode) et Paul-Antoine Lacour (Délégué général de la Copacel), de trajectoires climatiques & d’objectifs bas carbone (avec notamment Hughes-Marie Aulanier de l’Institut Carbone 4), d’innovation et de témoignages de terrain ou encore de compétences & conduite du changement en entreprise. Avec une ligne directrice transcendante : construire le rebond collectif. Car il ne s’agit pas simplement de promettre des lendemains économiques qui chantent. Encore faut-il comprendre les soubresauts d’une demande en constante recomposition, distinguer les innovations porteuses des mirages technophiles, se repositionner dans la chaîne des besoins & usages ou encore s’armer pour gagner – encore – en résilience… Rebondir nécessitera davantage que de salvatrices (mais parfois fuyantes) inspirations, il s’agit avant tout d’avoir les idées claires.

Nous vous proposons ci-dessous d’accéder à l’ensemble des interventions qui ont rythmé cette journée, sous forme de podcasts illustrés.

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE : Pascal Bovero, Délégué général de l’UNIIC.

UN CONGRÈS DANS UN LIEU CHARGÉ D’HISTOIRE : Patrice Locmant, Directeur général de la Société des Gens De Lettres (SGDL).

NUMÉRIQUE, AUDIO ET PAPIER, LE LIVRE DANS TOUS SES ÉTATS : Christophe Hardy, Président de la SGDL.

REBONDIR ET S’ADAPTER DANS UN MONDE D’INCERTITUDES : Denis Ferrand, Directeur général de l’institut Rexecode.

L’ÉCONOMIE DE LA FILIÈRE DE L’IMPRIMÉ : état des lieux et perspectives d’évolution de la filière papier-carton avec Paul-Antoine Lacour, Délégué général de la Copacel.

TRAJECTOIRES CLIMATIQUES ET OBJECTIFS BAS CARBONE : quelles stratégies d’adaptation pour rebondir ? Hughes-Marie Aulanier (Principal Carbone 4), Matthieu Prevost (Responsable QHSE -UNIIC), Aude Montserrat (Développement et Prescription France – Lenzing Papier GmbH) et Mathilde
Dumonet (Chargée de mission RSE – Paragon Western Europe).

TECHNIQUE & ÉTHIQUE : Exploration du champ des possibles pour humaniser L’IA et en reprendre le contrôle, avec Gregorio Ameyugo (Chef du département IA et robotique du CEA).

PATRICK MARTIN, PRÉSIDENT DU MEDEF : “face aux défis de l’attractivité des métiers, faire
de la jeunesse une grande cause nationale”, déclaration préenregistrée pour le Congrès 2025 de la Filière Graphique.

LE PARI DE LA LOGIQUE COMPÉTENCE POUR GAGNER EN EFFICIENCE ET DURABILITÉ : témoignages d’entreprises accompagnées par l’IDICG. Avec Soasig Larvor (IOV Groupe Imprigraph), Philippe Vanheste (Groupe Prenant), Lucie Barrier (Atelier Saint-Luc) et Baptiste Dupont Grillet (Imprimerie Laville).

ADRESSE DE JACQUES ATTALI SUR LE THÈME : l’imprimé au cœur de l’histoire et de la résilience.

GUILLAUME PITRON (JOURNALISTE, AUTEUR ET DOCUMENTARISTE, CHERCHEUR ASSOCIÉ À L’IRIS, SPÉCIALISTE DES MATIÈRES PREMIÈRES CRITIQUES) : Quelles matérialités derrière la dématérialisation ? Histoire d’un quiproquo. Terres rares et IA générative, retour sur quelques vérités scientifiques.

PARCOURS INNOVATION JAPON : QUELS ENSEIGNEMENTS ET MISES EN PERSPECTIVES ?
Avec les témoignages du pilote projet Hubert Pédurand (Floch & Laballery), Vianney Duhoo (Les Façonnables Hauts-De-France), Alban Pingeot (Imprim’Luxe) et Alain Touminet (Printmodel & Hemeria).

UNIICARE : maintenance machines & collectif.

Une politique salariale 2026 sous le signe de l’intelligence collective

La communication imprimée a connu ces dernières années une série de mutations affectant tous les modèles économiques des entreprises, toutes les tailles d’entreprises et tous les marchés.

Le retournement conjoncturel et l’attrition des marchés qui en résultent, notamment dus à un basculement progressif des dépenses des annonceurs vers les canaux digitaux, témoignent de cette recomposition qui affecte les volumétries adressées au secteur.

Toutes les études constatent que nous migrons vers une économie de courtes séries, phénomène accéléré par l’arrivée des systèmes d’impression numérique.

En outre, il nous faut prendre en compte que la pyramide des âges dans le secteur de la communication graphique fait apparaitre un âge moyen pour les hommes de 44 ans et de 43 ans et 8 mois pour les femmes.

Enfin près de 78 % du tissu est composé d’entreprises comptant moins de 10 salariés, ces données de cadrage devant être prises en compte dans toute nos négociations sociales.

Pour l’année 2026, les négociations de branche ont commencé le 16 décembre 2025 et se sont poursuivies jusqu’au Mercredi 21 janvier.

L’UNIIC qui préside et anime la commission paritaire, au vu du contexte économique récessif que doivent affronter les marchés graphiques, a présenté une proposition finalisée visant à revaloriser les minimas de branche de 0,9 % applicable au 1er avril contre 1,3 % en 2025 avec un taux d’inflation qui était sensiblement plus haut

La proposition portée par l’UNIIC avait donné lieu préalablement à une consultation de nos instances et de grands acteurs pour lesquels on sait que les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) d’entreprises et d’établissements sont essentielles.

Tous les négociateurs paritaires ont accepté la proposition de l’UNIIC qui pouvait apparaitre comme éloignée des revendications exprimées par les organisations syndicales qui ne niaient pas la réalité économique, mais avaient à cœur de valoriser les compétences, à l’heure où la question de l’attractivité du secteur se pose.

Apres de nombreux échanges francs et documentés, chacun a fait part de sa volonté de signer cet accord pour deux raisons essentielles :

  • L’accord en cours de signature a intégré la nécessité de commencer une remise en cohérence du bas de la grille du 6B au VC ;

Ce correctif amorce une politique qui s’étendra sur plusieurs années pour éviter d’être sous la contrainte du smic et reconnaitre aussi que les espaces entre les groupes et échelons relevant des premiers niveaux doivent être repensés, sans que cela ne déséquilibre la grille.

Là aussi, pour tenir compte des entreprises ayant une part de main d’œuvre conséquente relevant de ces niveaux, le correctif appliqué est modeste mais cette politique amorce une tendance qui sera sans doute relayée dans les entreprises en respectant les politiques salariales de chacun ;

  • L’autre raison tient à l’attachement de tous les négociateurs patronaux et syndicaux à ne pas laisser l’année 2026 sans politique salariale de branche, qui ne vise que les minimas, mais offre un socle de référence aux entreprises.

Au vu de tous ces éléments, les deux collèges, sous l’impulsion de l’UNIIC, ont fait le pari d’une approche responsable destinée à défendre les emplois, les compétences et les entreprises.

Toutefois, chacun compte sur la valeur ajoutée qui sera celle des négociations d’entreprises, qui doivent avoir à cœur de valoriser les compétences, pour donner un signal fort portant sur notre attractivité collective.

Nous vous adresserons dans les jours à venir (la semaine du 26 février) le tableau des nouveaux minimas, sachant que cet accord sera déposé à l’extension, pour une application au 1er avril 2026.

Pascal Bovero, Délégué général de l’UNIIC

Information : Nouvelle classification des emplois & qualifications

L’UNIIC vous propose un programme d’information consacrée à la mise en application de la nouvelle classification des emplois et des qualifications.

Japan Innovation Tour – Session 2025

Devant le succès remporté par la précédente session de notre voyage d’étude au Japon qui s’était tenu du 7 au 14 décembre 2024, nous relançons une nouvelle session ajustée avec une visite de nouveaux centres d’innovation de fournisseurs qui compléteront la liste exceptionnelle de ceux qui avaient participé à l’enrichissement de cette précédente visite, riche en découvertes et en leçons pour l’imprimerie du futur (relire notre synthèse).
Avant même de lancer les préinscriptions, nous enregistrions des demandes d’entreprises que nous n’avions pas pu inclure dans notre précédent voyage faute de places.
Plusieurs modifications ont été négociées par l’UNIIC pour ce nouveau parcours qui se tiendra du 27 septembre au 4 octobre.
Parmi ces adaptations qui font sens, figure la visite de quatre pavillons de l’exposition universelle à Osaka qui sont consacrés à l’innovation technologique, aux solutions numériques avancées, aux encres écologiques, aux impressions fonctionnelles, aux start-ups de l’imprimerie mais aussi à l’histoire de l’imprimerie et des estampes notamment.
Cette opportunité sera le “must” de ce parcours qui entre dans notre stratégie de rendre accessibles les innovations disruptives portées par un pays et une culture qui sont à la source de nouveaux modèles.

D’un point de vue pratique inscrivez vous au plus vite par le biais du formulaire mis à votre disposition, sachant que le reste à charge pour les entreprises est très modéré par rapport au coût réel de cette initiative, qui fait le pari de l’excellence comme nous avons su le faire pour la Drupa ou les Hunkeler Innvations days.
Il est important de rappeler que ce parcours est cofinancé par l’UNIIC, les entreprises et Ambition graphique sur des fonds développement innovation exclusivement dédiés à ces accompagnements et non sur des fonds de formation.
Il n’y a donc aucune amputation des droits des entreprises tant sur la formation que le développement.

Pascal Bovero, Délégué général de l’UNIIC

Pour vous préinscrire, merci de remplir ce formulaire. Notez qu’en raison de places limitées, deux participants par entreprise maximum seront autorisés. Quiconque a déjà participé à la précédente session de ce voyage n’est pas autorisé à se réinscrire. Vous pourrez par ailleurs être mis sur liste d’attente, si le plafond de préinscriptions est atteint au moment de votre demande.

Le 20 Juin prochain, l’UNIIC vous convie en région Centre-Val de Loire pour parler (notamment) de la nouvelle classification des emplois et des qualifications

Le président de l’UNIIC Centre, Sébastien Lemaire, a pris l’initiative d’organiser une réunion d’information dont l’un des points de l’ordre du jour sera consacré à la mise en application de la nouvelle classification des emplois et des qualifications, ainsi qu’à l’accord paritaire portant sur un dispositif sectoriel d’activité partielle longue durée.

En ce qui concerne la nouvelle classification, les deux négociateurs de l’UNIIC (Iris Delloye et Pascal Bovero) vous aideront à vous approprier la méthode procédant de ce texte, afin de sécuriser vos approches en matière de définition des emplois et à les coter dans la grille applicable à l’ensemble des entreprises du secteur.

“Vu l’importance du sujet, j’ai souhaité associer deux représentants syndicaux qui se sont investis dans ce chantier qui en appelle d’autres” précise Pascal Bovero, à savoir “les deux chefs de file représentant la FILPAC CGT (Eric Martin) et la F3C CFDT (David Letailleur)”. Afin de vous aider à répondre aux principales questions engendrées par ce texte de référence et prendre en compte toutes les spécificités, l’UNIIC remettra aux participants une foire aux questions/réponses qui illustre le guide paritaire d’explication, lequel vous sera remis sur place.
Cette réunion permettra aussi d’organiser un échange entre des entreprises aux activités multiples, de la TPE à L’ETI, du rotativiste Labeur à l’imprimeur numérique grand format, de l’offsettiste à l’imprimeur d’étiquettes, du sérigraphe au façonnier etc.

Pour illustrer l’accord paritaire et répondre à vos questions, nous vous proposons le programme suivant :

16h/16h30 : Accueil des participants par le Président de l’UNIIC Centre

16h45 : La classification, un outil de pilotage des compétences

– Présentation des 4 intervenants

– Fondement de la nouvelle classification et méthode (différence avec l’ancien texte, définition des emplois repères, définition et utilisation des critères classants, évaluation des emplois etc.)

Les cas spécifiques :

– Les ex IDCC 614 (Sérigraphie dont l’entier de la convention collective a fusionné avec l’imprimerie de Labeur).

– Reliure brochure dorure (dont la spécificité faisait l’objet d’un avenant lié au code naf 18-14 Z).

Et demain ? La convergence des outils, des compétences, de la gestion des flux se traduira-t-elle pour une classification adaptée à une communication multi procédés et multi produits agnostique par rapport aux spécificités métiers ?

Pour vous inscrire : merci de nous retourner ce coupon-réponse

Ouvert aux entreprises adhérentes ou non à l’UNIIC, l’événement vous propose d’assister au programme décrit ci-dessus le vendredi  20 juin dans les anciens locaux de l’imprimerie TRANSPRINT à La Riche (37520). Réponses attendues avant le 13 juin.

Notices pharmaceutiques : l’UNIIC alerte sur la publication d’informations fausses ou incomplètes et anxiogènes

Le secteur des industries graphiques, au-delà de toutes ses missions et ses domaines d’activité, conserve une fonction régalienne : celle d’être une industrie du message et d’informer les citoyens en utilisant un support qui permet l’accès à toutes et tous à de l’information non dégradée par l’instabilité du digital, renforcée par la société du commentaire.
C’est dans ce contexte que depuis plusieurs jours sont diffusées des informations tronquées concernant la suppression prochaine des notices pharmaceutiques, avec les risques que ce type de mesure ne manquerait pas d’entrainer pour la sécurité des patients, la responsabilité des metteurs sur le marché et l’accélération de la fracture numérique, alors que les seniors sont ceux qui ont le plus besoin de traitements et de cette information fiable sur un support fixe.

L’UNIIC travaille sans relâche depuis 2023 sur ce sujet comme sur de nombreux autres en Europe, en étroite collaboration avec Intergraf et les autorités européennes. Le texte en cause, qui a fait l’objet de nombreux amendements, est l’article 63 de la directive “Medicinal products for human use”. Le travail que nous menons avec le soutien de plusieurs de nos adhérents majeurs s’inscrit dans le processus MLPS (pour “Médical Leaflets = Patient Safety”).

Les premières tentatives de marginalisation de la notice papier, que nous avons contestées, ont été immédiatement revisitées et ont surtout fait l’objet d’un soutien d’associations de consommateurs telles que l’UFC Que Choisir et la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie, une association nationale qui défend exclusivement les intérêts spécifiques des consommateurs et des usagers). Ces associations, ainsi que les représentants des officines de pharmacie, dans l’attente de l’expérimentation, réaffirment le principe cardinal d’un libre accès à tous d’une information certifiée et non sujette aux aléas du nomadisme numérique.

L’UNIIC va s’employer avec ces associations de consommateurs à faire entendre une autre voix aux chaines d’information qui ont, sans précaution, diffusé des projets partiels voire partiaux en laissant entendre que cette dématérialisation était actée et profitant par la même occasion de l’aubaine pour diaboliser le media papier, pourtant seul garant de l’intégrité des informations délivrées et inscrivant sa production dans une boucle vertueuse qui pourrait servir d’exemple aux médias alternatifs non traçables.

Il nous revient de rappeler que l’urgence est mauvaise conseillère et que l’UNIIC est à la disposition de toutes les parties prenantes concernés par ce dossier, y compris la presse professionnelle, pour nourrir cette thématique si sensible.

Publication du décret Activité partielle de longue durée rebond (APLD-R) : l’UNIIC à vos côtés pour constituer vos dossiers

Le secteur de l’imprimerie et des industries graphiques est aujourd’hui confronté, depuis la fin de l’exercice 2024, à un retournement conjoncturel qui affecte nombre de ses marchés à haute volumétrie notamment, à l’exception de modèles gagnants qui résistent et continuent à se  développer. L’UNIIC qui enregistre les licenciements économiques ès qualités de gestionnaire de la commission paritaire emploi/formation/compétences, constate une recrudescence de PSE dans plusieurs bassins.

Depuis plusieurs semaines nous œuvrons avec les partenaires sociaux pour accélérer la publication du décret Activité partielle de longue durée rebond (APLD-R), décret sur le contenu duquel nous avons été consultés.

Nous considérons donc que ce dispositif est un des outils parmi d’autres pour conserver les compétences et construire le sursaut collectif dont la branche a besoin. Pour offrir aux entreprises et aux  salariés la réponse la plus appropriée à ces difficultés, l’UNIIC va engager deux actions opérationnelles :

Construire et négocier un accord paritaire APLD-R avec les organisations syndicales.

Continuer de travailler avec l’Etat par le biais d’un groupe technique d’information pour répondre à toutes les questions liées au nouveau dispositif et sécuriser l’instruction des dossiers par les Dreets, qui lors du précédent dispositif avaient parfois refusé certaines prises en charge.

Iris Delloye et moi-même seront plus que jamais à votre disposition pour vous aider dans la maitrise de cet outil, y compris en attirant votre attention sur la nécessité de prioriser les diagnostics économiques et compétences que la puissance publique estime désormais incontournables pour considérer vos dossiers comme recevables.

Pascal Bovéro, Délégué général de l’UNIIC

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