Print’Story – Episode 61

Au travers de la vie quotidienne d’une imprimerie, nous vous proposons de participer à l’analyse et au décryptage des pièges auxquels Antoine, notre chef d’entreprise vedette est confronté. L’occasion pour vous de tester vos connaissances mais aussi de les remettre à jour avec l’aide de l’UNIIC.

Antoine conseille à Victor également chef d’entreprise dans le secteur de l’imprimerie d’appeler l’UNIIC.

Victor est complètement dépassé ! Il a bien compris que le CSE doit être mis en place pour le 1 janvier 2020 et a accompli les démarches nécessaires pour cela. Toutefois, la disparition du CHSCT le laisse perplexe.

En effet, son entreprise comprend plus de 300 salariés et il pense être soumis à l’obligation de créer des commissions dont une remplaçant le CHSCT.

Mais il y en a tellement ! Il voudrait bien avoir un aperçu des modalités de mise en place et fonctionnement d’une telle commission.

Antoine quant a lui, est bien content, sa petite structure ne l’oblige pas à mettre en place de commission. Son CSE se charge de tout. N’est-ce pas ?

Mais au fait :

Quelles sont les commissions obligatoires à mettre en place dans les entreprises de 300 salariés ?
Quel est le rôle de la commission santé, sécurité et condition de travail (CSSCT) ?
Comment la CSSCT est-elle mise en place ?
Une entreprise de moins de 300 salariés est-elle entièrement dispensée de mettre en place une CSSCT ?
Comment est-elle composée ?
Qui est présent lors des réunions ?

Lire la réponse de l’UNIIC

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en Master I de droit social à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS – iris.delloye@uniic.org

L’imprimerie un secteur précaire ?

L’UNIIC en première ligne pour restaurer la réalité des faits.

La question des contrats de travail de courte durée a défrayé la chronique ces derniers jours.

La définition des sept secteurs industriels concernés a atterré les entrepreneurs du secteur de l’imprimerie en recherche constante de compétences pérennes priorisant le lien d’appartenance à l’entreprise.

À un moment ou l’ensemble du secteur mobilise son énergie sur le renforcement de l’attractivité de ses métiers auprès des jeunes, nous avons demandé à notre confédération la CPME de faire passer cette alerte et cette inquiétude sur les médias à une heure de grande écoute …

Hier, lundi 24 juin, le secrétaire général de la CPME, Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, a porté le message de l’UNIIC sur les ondes de France inter. Il met en exergue l’incohérence totale du choix des secteurs et l’on entend jusque dans le ton qu’il emploie la consternation qu’a provoquée cette annonce.

Lire notre communiqué

Communiqué – Bonus-malus : de quoi parle-t-on ?

Le secteur de l’imprimerie et des industries graphiques s’est engagé depuis de longues années avec notre OPCA devenu OPCO, dans un ensemble de campagnes visant au renforcement de l’attractivité du secteur, qui vit des mutations technologiques impliquant plus que jamais un élargissement et une élévation des compétences, dans un contexte de transformation de nos supports.
Tant l’évolution des procédés, des process et des modèles économiques, que le renouvellement des compétences induit notamment par la pyramide des âges du secteur, ont conduit la profession à se doter d’outils de financement pérennes : des approches certifiantes (CQP) d’une part et des actions fondées sur le retour dynamique à l’emploi. Ce plan d’action coordonné, géré paritairement, rencontre un grand écho auprès des entreprises qui comptent plus que jamais des métiers en tension.

C’est dans ce contexte, alors que l’ensemble du secteur a fait le pari de la logique de la professionnalisation, que le gouvernement, sans consultation des branches concernées, annonce qu’un système de bonus-malus conçu pour « lutter contre la précarité » sera institué le 1er janvier 2020 pour les entreprises de 11 salariés et plus.
Raisonnant par amalgame de grandes filières économiques, l’Etat cible des secteurs dont l’imprimerie, qui structurellement recrute l’immense majorité de ses collaborateurs relevant des niveaux 5, 4 et 3 de la classification des emplois, sous la forme de CDI, et priorise en alternance ce type de contrat dès l’embauche, tant la fidélisation d’opérateurs de plus en plus autonomes et polycompétents dans leurs emplois est la priorité des entreprises du secteur.

Compte tenu de la portée de ces annonces qui peuvent nuire à l’image d’une branche qui a toujours fondé sa politique sur le couple professionnalisation/fidélisation, l’UNIIC a saisi dès hier matin (mercredi 19 juin) ses deux confédérations interprofessionnelles, le cabinet de Madame la ministre du travail, la présidente du groupe d’études parlementaire de la filière imprimée, en vue notamment d’une question écrite au gouvernement portant sur la prise en compte au plus vite des spécificités sectorielles attestées par les statistiques emplois/compétences.
Cette communication qui ne s’est pas encore traduite dans les textes nécessite une réaction collective pour éclairer les élus de la Nation et le pouvoir exécutif sur les paramètres de notre secteur qui nous distinguent de ceux qui sont cités dans le dossier de presse du Ministère.

De notre engagement collectif dépendra la prise en compte de la force de notre plaidoyer destiné à restaurer la réalité du terrain.

 

Pascal Bovéro, Délégué Général de l’UNIIC

Consulter le Dossier de Presse “bonus-malus” diffusé par le Gouvernement

Print’Story – Episode 60

Au travers de la vie quotidienne d’une imprimerie, nous vous proposons de participer à l’analyse et au décryptage des pièges auxquels Antoine, notre chef d’entreprise vedette est confronté. L’occasion pour vous de tester vos connaissances mais aussi de les remettre à jour avec l’aide de l’UNIIC.

La date de mise en place définitive du CSE approchant, Antoine souhaiterait avoir un rappel des différentes attributions de cette nouvelle instance.

Il a entendu dire qu’il n’y a pas réellement de changement entre ces anciens DP et son futur CSE.

En effet, Antoine est dirigeant d’une petite structure. Le CSE qu’il mettra en place ne devrait avoir que des pouvoirs limités.

Il plaint son ami, Victor, dirigeant quant à lui d’une grande structure qui doit mettre en place un CSE aux attributions beaucoup plus larges.

Mais au fait :

Quelles sont les attributions du CSE dans les entreprises de moins de 50 salariés ?
Quelles sont les attributions du CSE dans les entreprises d’au moins 50 salariés ?

Lire la réponse de l’UNIIC

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en Master I de droit social à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS – iris.delloye@uniic.org

“Gardons le Cap” – Le discours de Benoît Duquesne

“Gardons le cap ! Voilà, vous en conviendrez, un bel objectif qui nous servira d’axiome tout au long de cette journée où personne n’aura le mal de mer, malgré les gros temps qui contrarient en ces moments de rupture, notre traversée vers des nouveaux territoires…
Gardons le cap avec les capitaines d’industrie que je suis fier d’accueillir aujourd’hui dans ce lieu magique, qui rassemble tant de symboles qui font écho à ce que nous sommes.
Fier, je le suis aujourd’hui, quand je vois tant de professionnels réunis sur le sol Normand, à un moment où nous célébrons la formidable aventure du débarquement allié.
Fier aussi quand je mesure que le congrès de la filière se tient dans la ville où se situe le siège de notre centre de formation intersectoriel, L’AFI-LNR, qui préfigure je l’espère des nouveaux rapports entre l’imprimerie et la filière papier carton.
Fier enfin que vous ayez choisi la ville natale de Corneille pour réviser nos classiques en n’ignorant pas l’avenir que nous allons tenter de décrypter, grâce aux regards croisés que nos experts se proposeront de partager avec vous en évitant les monologues tragiques chers au « Cid ».
Aussi, alors que tant de navires-écoles nous font l’honneur de nous saluer sur ces quais mythiques, je vous souhaite la plus belle des traversées, en oubliant jamais de me souvenir, qu’entrepreneurs ou collaborateurs salariés, fournisseurs ou donneurs d’ordre, formateurs ou consultants, nous sommes tous avant tout des « équipiers d’entreprise » ! Vous aurez remarqué qu’ici, sur le port, il n’y a que des voiliers, il n’y a pas de galères ! Bon congrès à vous tous.”

Cap maintenu !

Avec près de 120 participants qui ont bravé le vent en ce jour de tempête annoncée, le Congrès de la Filière Graphique imaginé par l’UNIIC fut un succès notable sur lequel nous reviendrons évidemment en détail.
Via notamment des captations vidéo qui vous permettront de retrouver les expertises de nos sponsors, intervenants et partenaires sur des thématiques technologiques (Ecoffi, Koenig & Bauer, Heidelberg, MGI, Ricoh, HP grand format ou encore Kodak), économiques (IDEP, Banque de France), stratégiques (Yves Dubief, Président de l’Union des Industries Textiles et Vice-Président du Medef) ou encore environnementales (Clotilde Vernes et Valérie Bobin Ciekala, respectivement pour BPI France et Print’Ethic), l’essentiel des débats fera l’objet d’une restitution à la fois sur notre site et dans les colonnes du prochain numéro d’Acteurs de la Filière Graphique.
L’occasion pour l’UNIIC de remercier une nouvelle fois chaleureusement ses partenaires et de vous donner rendez-vous très vite pour d’autres échanges et expériences…

Morceaux choisis…

En dépit du ciel menaçant, le week-end d’ouverture de l’Armada a vu « 1/3 de visiteurs en plus par rapport aux débuts de la précédente édition » révèlent les organisateurs.

Alors que les inscriptions affichaient complet, le congrès a accueilli près de 120 participants dans des conditions météorologiques difficiles. Pas de quoi décourager une assemblée investie et attentive.

Interrogés par Yvon Guémard (Caractère), Loïc Ménage (Ricoh) et Pascal Oncina (Heidelberg) ont ouvert le bal des débats techniques sur le sujet « De la maîtrise de l’investissement à une connaissance approfondie des solutions numériques ».

Ulrike Schroeder (Koenig & Bauer) s’est attachée à décrire les solutions d’automatisation et de suppression des temps morts proposés par la marque. C’est ensuite Kodak, par la voix de Vincent Landais, qui s’est fait le porte-voix des « solutions prépresse respectueuses de l’environnement » en évoquant les bienfaits des plaques sans traitement Sonora X, le tout appuyé par le témoignage éclairant de Julien Raynaud (Raynaud Imprimeurs).

Avec Sébastien Tison (HP grand format), Karim Kadri (Ecoffi) et Nicolas Venance (MGI), ce sont l’impression numérique, l’ennoblissement et les flux de gestion qui ont constitué la dernière table ronde de la matinée.

Avec quelques mois d’avance, Bernard Trichot dévoilait quelques chiffres du rapport « Regards sur les marchés de la communication Graphique » estampillé IDEP. Avec un tonnage imprimé 2018 estimé à ce jour à – 1,5 % (mais l’IDEP s’attend à devoir corriger ce chiffre autour de – 2 %), Bernard Trichot rappelle combien il s’agit désormais d’explorer des terrains peut-être moins volumiques mais plus singuliers ou innovants.

A l’heure du déjeuner, tout le monde est sur le pont…

Grand témoin du Congrès, Yves Dubief (Président de l’Union des Industries Textiles et Vice-Président du Medef) s’est attaché à raconter comment l’industrie textile française s’est relevée d’un déclin qui ne l’a pas tuée. « Nous aurions pu être les ratés de la mondialisation, mais nous sommes devenus les pionniers de la nouvelle industrie » s’est-il enorgueilli. A ses côtés, Pascal Bovéro, Délégué général de l’UNIIC, n’a pas manqué de souligner des « liens de connexité » pertinents avec les industries graphiques, jusqu’à déceler dans le rebond textile français des sources possibles d’inspiration. Entre autres : l’émergence nécessaire, à moyen terme, d’un centre technique (multi-supports et multi-procédés) dédié « au partage de l’innovation et de la valeur ».

Pour Françoise Carré (chargée d’étude ACSEL pour Banque de France), « l’étude économique et financière laisse apparaître une baisse de la rentabilité des entreprises de Labeur dans le temps, avec un différentiel rendement/coût de la main d’œuvre qui semble s’éroder… En revanche, la diminution du nombre de défaillances, le niveau d’investissement et le maintien de l’emploi sont autant de signaux positifs adressés par les dirigeants du secteur de l’imprimerie ».

Enquête internationale sur les principaux indicateurs de performance

L’UNIIC participe à un projet international commun avec « Printing Industries of America » et la « British Printing Industry Federation ». Il s’est fixé pour objectif d’identifier les indicateurs de performance propres à devenir des outils standards de suivi et d’évaluation susceptibles de contribuer ainsi à l’amélioration de la productivité.

Ce questionnaire nous permettra de mesurer les différences d’utilisation de ces indicateurs entre les USA, le Royaume-Uni et la France. Il nous permettra aussi de proposer un panel restreint d’indicateurs pertinents partagés, par la suite, par ces trois pays. Ces organisations ont collaboré au nouveau guide de l’IDEP « Cahier de tendances » dans lequel ces KPIs et leurs applications sont décrits (pages 34-37).

En quoi ces KPls peuvent-ils vous intéresser ?

Les KPI apportent une réelle plus-value en montrant jusqu’à quel point une entreprise est performante dans un domaine d’activité donné. Ils fournissent des données qui permettent de s’interroger sur sa situation et de faciliter les prises de décision. Quatre groupes d’indicateurs complémentaires offrent une vision d’ensemble de l’activité de l’entreprise : Production, Commercial, Finance et Environnement. La première enquête se concentre sur 20 indicateurs de production qui ont un impact sur les performances environnementale et économique des industries graphiques.

Pourquoi participer ?

Remplir le questionnaire vous prendra moins de 10 minutes. Vous recevrez, suite à cette enquête, le rapport de synthèse, nourri de vos réponses et de celles de vos confrères internationaux. Les résultats permettront d’identifier les KPls les plus pertinents pour servir d’outils de mesure à l’ensemble de l’industrie, de fournir des définitions uniformes pour les systèmes de GPAO, et de développer de nouveaux standards. Ils vous aideront également à identifier les indicateurs privilégiés à surveiller.
Toutes les données d’une entreprise sont strictement confidentielles et seuls les résultats globaux seront rendus publics. L’enquête est ouverte jusqu’au 30 juin 2019.

Pour participer : voici le lien vers le questionnaire.

“Dis Siri”, emmène-moi faire les boutiques?

Le e-commerce est en plein essor, les achats sur mobiles également sans parler des assistants virtuels qui sont en passe de remplir le frigo à notre place. Pour autant, en France 90% des achats se font encore et toujours en magasins selon le cabinet de conseil Olivier Wyman

Vous vous dîtes que face à Google ou Amazon ça ne va pas durer, que tout ceci n’est qu’une lente dégringolade ? Et bien oui et non. Certes le e-commerce ne cesse de se développer mais les champions du commerce en ligne se lancent dans les points de vente physiques et pour garantir leur part de marché les enseignes traditionnelles n’ont de cesse de se renouveler. Expertise, personnalisation, expérience, événement…, l’offre redouble d’attention envers le consommateur en faisant appel à de nouvelles formes d’agencement commercial.

Store-in-store

On les appelait les grands magasins, les galeries marchandes, ils portent maintenant le nom de store-in-store. Le concept global est le même : plusieurs marques dans un même espace de vente mais le changement de nom célèbre un tournant, le tournant du marketing. Dans chaque espace le client doit dès les premières secondes être immergé dans un univers propre à la marque et faire abstraction des concurrents voisins. L’atout principal des marques: le merchandising visuels (plv, backlite, plafonds tendus, sols imprimés…) L’impression grand format est un partenaire de taille. Les surfaces sont réduites mais l’attention portée à la communication grand format ne l’est pas.

La plus petite boutique SEPHORA

Expertise

Les lieux de vente ont su repenser leur fonction et misent, pour nombre d’entre eux, sur le lien d’expertise. On peut trouver de plus en plus en magasin des cours de maquillage, bricolage, des experts en informatique, des conseils en décoration, des lectures publiques, des concerts, des projections… Les lieux de vente deviennent des lieux de vie et de socialisation qui poussent à la création de nouveaux espaces plus sobres en communication, intégrant de la signalétique décorative. Le digital n’est pas en reste avec une diffusion grandissante de tutoriels. Les grandes enseignes mais les petites également n’hésitent pas à intégrer la personnalisation directement sur le lieu de vente: DECATHLON, THE KASE, CITADIUM ont montré la voie et les machines d’impression investissent les lieux de vente pour proposer une expérience toujours plus riche au consommateur. Et même si ces machines ne sont pas en production dans les ateliers, elles n’empiètent pas sur les parts de marché des industriels. Et elles jouent parfois même un rôle intéressant de vitrine de la communication imprimée auprès du grand public…

Chez THE KASE l'impression est au centre du magasin

Événement

L’arrivée des machines dans les lieux de vente est une forme de scénarisation de plus en plus répandue. Le lieu de vente reste pour les marques le lieu de la relation client, de la fidélisation. Pour entretenir cette “relation” il faut donner des rendez-vous et c’est chose faite. Au-delà des soldes annuels, la sortie d’un produit, un anniversaire, etc. tout est prétexte à créer l’événement. Le meilleur exemple de ce phénomène est le pop-up store qui encore une fois laisse la part belle à l’impression grand format. Ces magasins éphémères doivent, sur une courte période, proposer un récit au consommateur et “brander” un lieu brut du sol au plafond. Pour vous donner une idée, en France il y a 400 pop-up store par an…

Les marques sont loin de déserter le lieu de vente et si la digitalisation progresse à grand pas, l’impression a elle aussi une voire des cartes à jouer.