CirclePrinters (ex. Quebecor), le retour !

Circle Media Group, propriétaire de CirclePrinters annonce ce jour la finalisation du rachat de CPI.

Le premier opérateur du livre noir en Europe passe donc sous contrôle néerlandais.

CPI a CA de 360 000 000 €, 2,500 employés et 16 sites de production répartis sur 5 pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, et République Tchèque). L’entreprise produit 400 000 000 de livres par an et son histoire remonte à 1713. De son côté, Circle Media Group compte 2,700 employés et un chiffre d’affaire de 550 000 000 €. Avec ce rachat le groupe comptera désormais 26 sites de production dans 10 pays européens, 135 presses dont 29 sont numériques et dépassera le million de tonnes de papier par an.

Lisez l’intégralité du communiqué de presse.

Print’Story – Episode 55

Depuis un peu plus de deux ans maintenant Antoine fait appel à un graphiste autoentrepreneur, Max.

D’occasionnelles au début, ses interventions sont devenues de plus en plus fréquentes. En effet les clients plébiscitant son travail, l’équipe de l’imprimerie fait de plus en plus appel à lui. Cerise sur le gâteau ses tarifs sont très abordables et sa disponibilité totale.

Antoine est lui aussi très satisfait du travail accompli par Max qui fait correctement son travail et s’accommode de toutes les tâches sans rechigner.

Mais Antoine le sait  bien, depuis quelque temps les choses simples deviennent compliquées et il n’est même pas surpris quand Max demande à le rencontrer pour parler de leur collaboration :

– Bonjour Max, comment ça se passe avec mes équipes, vous avez des soucis ?
– Non, absolument pas, au contraire et c’est pour ça que je me demande s’il ne serait pas temps que j’intègre vos services car je travaille quasiment du matin au soir pour vous…
– Attendez, ne me dites pas que vous voulez que je vous embauche ? J’ai toujours été clair : je vends vos prestations correctement parce que je n’ai pas de charges salariales à supporter, sinon c’est impossible.
– Bien sûr, c’est moi qui les assume !
–  Je ne vous ai jamais demandé de travailler exclusivement pour nous et surtout pas de faire autant d’heures ; d’ailleurs ce n’est pas censé être mon problème !
– Je me suis renseigné : je ne suis pas aussi indépendant que mon contrat le stipule…
– Il est pourtant  bien question de collaboration commerciale ce qui confirme votre statut d’indépendant et il est précisé que vous n’êtes pas salarié et donc pas lié par un contrat de travail. Je le sais car je me doutais de la raison de votre venue et j’ai vérifié ce matin.

Pour éviter que la conversation ne s’envenime Antoine prétexta un rendez-vous et mit fin à l’entretien. Avant de partir Max lui précisa tout de même qu’il travaillait de 9 heures à 18 heures pour l’imprimerie moyennant une rémunération horaire et qu’a priori ça ressemblait plus à un travail de salarié qu’à celui d’indépendant…

Antoine espérait ne pas s’être « auto-piégé » : il se souvenait ne pas avoir sollicité l’UNIIC  pour rédiger ce contrat qu’il avait fait dans l’urgence un soir en utilisant un modèle fourni par son expert-comptable qui l’avait trouvé sur internet…

Mais au fait :
Comment sécuriser les relations avec un autoentrepreneur ?
Un contrat conclu avec un autoentrepreneur peut-il être requalifié en CDI ?
Quelles sont les conséquences d’une requalification pour l’employeur ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Chloé MONLOUIS, étudiante en 4ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC. Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Risques Psychosociaux

Suite à une campagne de sensibilisation sur les RPS qui sème le trouble dans les imprimeries, vous êtes nombreux à nous interpeller quant à sa pertinence. Voici ce que nous pouvons vous dire:

Les Risques Psycho Sociaux existent depuis toujours et entrent dans notre réglementation depuis 2010 ! On doit s’en préoccuper aujourd’hui comme hier.
C’est le rôle du Document Unique de retracer le Risque Psycho Social, la pénibilité, les émissions dans l’atmosphère et bien d’autres choses encore…

Il est souvent délicat de repérer ce risque qui se trouve à la jonction de l’individu et de sa situation de travail.

À cet égard, plusieurs types de risques sont à distinguer :

  • le stress provenant du sentiment de ne pas atteindre les exigences ou les attentes demandées ;
  • les violences internes commises par des travailleurs : conflits majeurs, harcèlement moral ou sexuel ;
  • les violences externes, exercées par des personnes extérieures à l’entreprise à l’encontre des salariés ;
  • les problèmes personnels et/ou familiaux.

Seuls le médecin du travail et l’équipe pluridisciplinaire peuvent traiter ce problème grave s’il apparaît dans votre entreprise.

Adhérents de l’UNIIC, avant de mettre en place des affichages et procédures inutiles et de vous engager dans des démarches longues et coûteuses, consultez vos interlocuteurs habituels à l’UNIIC. Et tenez votre Document Unique à jour !

Print’Story – Episode 54

Une fois de plus Serge vient signaler à Antoine l’absence de Léo :

– Il est régulièrement absent de son poste de travail depuis plusieurs mois et il faut à chaque fois, et au pied levé, trouver un ou une intérimaire pour charger l’encarteuse.
– Il ne prévient jamais ?
– Jamais et au début il apportait des justificatifs du médecin mais désormais, il ne se donne même plus la peine de justifier ses absences. Objectivement je pense qu’il faut s’en séparer et le remplacer par quelqu’un de motivé…
– Bon, vu le préjudice relatif à ses absences et la désorganisation de l’entreprise qu’elles génèrent je pense pouvoir faire le nécessaire mais je n’ai pas envie que ça nous coute un bras d’autant qu’il est totalement fautif !

Antoine s’interroge malgré tout sur la légalité d’un licenciement fondé sur des absences justifiées ou injustifiées…

Mais au fait :
Comment gérer une absence justifiée pour maladie ? Quel est le régime applicable ?
Selon quelles modalités peut-on envisager un licenciement lorsque des absences justifiées perturbent le fonctionnement de l’entreprise ?
Un licenciement pour faute grave est-il envisageable en cas d’absences injustifiées ?
Qu’est-ce qu’une faute grave ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Chloé MONLOUIS, étudiante en 4ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC. Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Cartouches et imprimantes : deux déchets, un traitement

Les cartouches et toners faisaient l’objet d’un tri spécifique. Et bien c’est fini ! Ils relèveront à partir de début août de la REP Déchets Equipements Électriques et Électroniques (DEEE).

En clair, vous pouvez les évacuer en même temps que vos systèmes de climatisation ou encore avec vos imprimantes et ce, gratuitement puisque vous aurez payé l’éco-contribution lors de l’achat de vos cartouches.

Une gestion des déchets donc simplifiée et un coût plus faible.

Et, pour terminer cerise sur le gâteau, l’UNIIC vous amène sur un plateau l’offre de l’éco-organisme Ecologic : enlèvement gratuit à partir de 500kg de déchets, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un regroupement (collecte interentreprises).

Si vous souhaitez plus d’informations n’hésitez pas à contacter Matthieu Prévost, Responsable environnement de l’UNIIC : matthieu.prevost@uniic.org

Print’Story – Episode 53

Pour compenser le départ en congés de l’hôtesse d’accueil, Antoine avait laissé à son assistante Cathy et à Claude, le comptable, le soin de recruter une remplaçante pour le mois de juillet.

Lorsqu’il arrive ce matin-là il fait la connaissance d’Inès, au demeurant fort sympathique, mais il est très surpris de découvrir une jeune fille voilée.

Il demande à Claude et Cathy de le rejoindre dans son bureau pour éclaircir la situation et ils lui confirment qu’elle n’était pas voilée lors de son entretien d’embauche. Ils lui apprennent aussi que, bien qu’elle ne soit là que depuis deux jours, un client a déjà fait une remarque sur cette jeune fille qui porte un voile religieux.

Antoine décide donc de convoquer Inès et entre de suite dans le vif du sujet :

–  Je respecte totalement vos convictions mais comme vous n’êtes ici que pour un mois, je vous demanderai de ne pas porter le voile au travail.
–  C’est incroyable, qui cela peut-il gêner ?
–  Pas moi mais certains clients qui ne comprennent pas…
–  C’est dans ma culture je ne l’enlèverai pas !

Antoine lui présente alors le règlement intérieur qu’elle a reçu et accepté lors de son embauche et lui lit l’article qui impose un principe de neutralité, interdisant en conséquence le port de signes ostensibles devant les clients.

–  Je ne l’ai pas lu mais ça ne change rien pour moi.
–  Et pourquoi ne le portiez-vous pas lors de votre entretien d’embauche… ?
–  Je me doutais bien que ça poserait problème…

Antoine ne pouvait en vouloir à Cathy et Claude, il se serait sans doute fait piéger aussi… En attendant il était bien ennuyé…

Mais au fait :
Sous quelles conditions un employeur peut-il restreindre le port de signes visibles au sein de son entreprise ?
Quelles sont les conséquences d’un refus du salarié de se plier à cette neutralité ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Culture Papier en deuil

Nous apprenons ce jour avec stupeur la disparition d’Alain Kouck, Président d’Editis et de Culture Papier, à l’âge de 72 ans.
Passé par le groupe Hachette avant d’être nommé Directeur général adjoint de Vivendi Universal Publishing (devenu Editis) en 2001, il accédera à la Présidence du groupe un an plus tard, en 2002. Membre du Bureau du Syndicat National de l’Edition et du Conseil d’administration du Cercle de la Librairie, Vice-Président de l’International Publishers Association entre 2010 et 2012, mais encore Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur et membre du Conseil d’administration du Forum d’Avignon depuis sa création, Alain Kouck est à créditer d’un parcours professionnel d’exception, témoin d’une passion inaltérable pour les métiers des Arts Graphiques, qu’il n’aura jamais cessé de porter. En succédant en 2016 à Laurent de Gaulle à la Présidence de Culture Papier, il s’était attaché à donner une dimension collective et fédératrice à son action, avec une volonté et une implication toujours intactes.

L’UNIIC adresse ses plus sincères condoléances à sa famille, ses proches, amis et nombreux collaborateurs.

Print’Story – Episode 52

Après avoir eu confirmation de l’état de Carla, Antoine a décidé de suivre les conseils de l’UNIIC. Il avait donc fait venir le médecin du travail qui avait confirmé que Carla ne pouvait pas être maintenue à son poste de conductrice offset.

Il fallait donc maintenant lui trouver un poste jusqu’à son retour de maternité. Et évidemment il se retrouvait à nouveau face à une pénurie de conducteur…

Finalement il avait proposé à Carla un poste d’assistante de fabrication: sa formation, sa connaissance de l’impression étaient de véritables atouts. Carla y trouvait son compte et était même ravie de ce changement de poste, évidemment moins risqué pour elle et son bébé jusqu’à son congé de maternité.

Antoine se posait néanmoins de nombreuses questions quant à son remplacement et aussi sur les modalités d’une telle prise de congé.

Mais au fait :
Combien de temps dure un congé de maternité ?
Quelles sont les modalités de rémunération de la salariée pendant le congé de maternité ?
Comment est apprécié le congé de maternité vis-à-vis des congés payés et de la prime annuelle ?
Comment s’organise Antoine en l’absence de sa salariée ?
Comment s’organisera le retour de Carla dans l’entreprise ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 51

C’est en saluant Carla sur sa machine ce matin-là qu’Antoine eut un doute : ne serait-elle pas enceinte ?

Suite au départ d’un conducteur il y a deux mois et aux problèmes d’heures supplémentaires, Antoine avait embauché cette conductrice offset. Ce n’était pas courant de recevoir des candidatures féminines pour ce poste mais les références et l’expérience de Carla ne laissaient aucun doute quant à ses capacités.

Par le passé il avait déjà embauché une conductrice sur une machine petit format et elle avait été excellente jusqu’à son départ pour l’autre bout de la France.

Lors de l’entretien d’embauche de Carla en qualité de conductrice machine, Antoine lui avait demandé si elle était enceinte, l’exposition aux produits toxiques, notamment les solvants, étant dangereuse pour le fœtus. Joséphine lui avait alors répondu négativement.

Il tombait encore une fois de haut !

Après réflexion il se demanda si, dans la mesure où sa période d’essai n’est pas encore expirée (il a eu l’intelligence de la renouveler), il pouvait mettre fin au contrat de Carla au motif que celle-ci lui a menti et met sa santé en danger…?

Mais au fait :
Quelles informations l’employeur peut-il légitimement demander lors d’un entretien d’embauche ?
Peut-on reprocher à une salariée d’avoir menti sur son statut de femme enceinte ?
Est-il possible légalement de rompre la période d’essai d’une femme enceinte ?
Quelles sont les conséquences si Antoine décide de rompre la période d’essai ?
Quelles sont les obligations de l’employeur envers cette salariée enceinte ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Print’Story – Episode 50

Même si cela lui coutait humainement car Céline était une figure de l’imprimerie et aussi un lien entre la gouvernance de son père et la sienne, Antoine avait l’impression de bien s’en sortir avec cette rupture conventionnelle.

Jamais il n’aurait imaginé qu’au sein de son entreprise une personne qui avait toute sa confiance puisse déraper au point de se mettre tout un atelier à dos…

Mais il était aussi heureux que Céline ait choisi la voie amiable, en quelque sorte un mea culpa qui l’honorait, plutôt que s’arc bouter sur des positions difficiles à gérer et déstabilisatrices pour le personnel.

Tout allait donc (presque) pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand, deux jours après avoir demandé la rupture conventionnelle, Céline vint présenter à Antoine un tableau  répertoriant une centaine d’heures supplémentaires qu’elle disait avoir accomplies et dont elle entendait obtenir le paiement.

C’était trop beau, il pensait rompre aisément ce contrat de travail et voilà que Céline lui opposait des heures supplémentaires dont il n’avait absolument pas connaissance !

Mais au fait :
La conclusion de la rupture conventionnelle est-elle possible lorsqu’un différend oppose les parties ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org