Print’Story – Episode 56

Décidément Antoine se disait qu’il n’en sortirait jamais : après avoir dû intervenir concernant les heures supplémentaires des conducteurs offset (cf. Print’Story 30) voilà qu’il découvrait maintenant le cas « Alexandre ».

Alexandre s’occupe de la communication de l’entreprise et notamment du site web et du développement du E-Commerce depuis maintenant un an.

Antoine est ravi du travail de son salarié, la communication est efficace et le site commence à être rentable mais il vient de s’apercevoir que, uniquement pour le mois de juillet, Alexandre comptabilisait  43 heures supplémentaires !

En effet, Alexandre est doué dans son domaine mais ne parvient jamais à finir les projets dans les temps car comme il dit « l’inspiration ne se commande pas… ». Autre argument, assurer la maintenance du site sans impacter son fonctionnement pour les usagers suppose de le faire hors heures normales…

Antoine ne voit pas bien comment organiser le temps de travail d’Alexandre à l’avance, qui d’ailleurs se gère tout seul et est très autonome avec les projets à réaliser.

Quelques semaines passèrent et le hasard fit que lors d’une réunion de l’UNIIC Antoine fut amené à échanger avec un de ses confrères sur le sujet. Et c’est après l’avoir écouté que son ami lui dit comme si la solution était évidente : « Mais enfin Antoine ! Tu n’as qu’à soumettre ce salarié à un forfait jour ! ».

Aussitôt rentré à l’imprimerie Antoine envoya un mail à l’UNIIC pour avoir son avis et savoir si c’était possible.

Mais au fait :
Qu’est-ce que le forfait jour ?
Comment mettre en place un forfait jour ?
Le forfait jour peut-il être appliqué à l’ensemble des salariés ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Chloé MONLOUIS, étudiante en 4ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC. Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

La carte de fidélité en papier…

Après  IKEA, la plus grande chaîne de cinéma de Suède, SF Bio, a franchi le pas et remplace maintenant toutes ses cartes.

« Lorsque notre fournisseur de cartes, Megacard, nous a suggéré de fabriquer nos cartes-cadeaux en carton et de réduire ainsi considérablement leur impact sur l’environnement, nous n’avons pas hésité », explique Anna Marcusson, chef de produits cartes-cadeaux chez SF Bio« Nous éliminons graduellement l’utilisation de 10 tonnes de PVC par an en supprimant progressivement le plastique et en le remplaçant par des cartes en carton Invercote d’Iggesund Paperboard », poursuit-elle.

Remplacer le plastique par un matériau non fossile est une tendance évidente, notamment dans l’industrie de l’emballage. Le passage du plastique fossile à un matériau alternatif tel que le carton réduit l’impact climatique des entreprises et nul doute que les exemples d’IKEA et de SF Bio inciteront d’autres entreprises à suivre leur exemple.

Bienvenue aux batteries en papier

Quand algues et cellulose se rencontrent, elles donnent naissance à des batteries… en papier

L’entreprise suédoise BillerudKorsnäs est l’un des principaux fabricants de papiers d’emballage : papier kraft, carton, carton d’emballage pour liquide, cannelures, doubles cannelures jusqu’à la fourniture de pâte, avec ses 8 sites de production en Suède, en Finlande et au Royaume-Uni, rien ne lui échappe.

Ses chercheurs ont effectué des recherches fondamentales sur la cellulose pure à partir d’algues qu’ils ont réussi à utiliser dans leur process de fabrication traditionnel. En collaboration avec l’Université d’Uppsala ils créent des batteries à la fois peu coûteuses et respectueuses de l’environnement. Avec la batterie en papier voici venir les emballages à la fois intelligents et durables.

Les petites piles en papier munies de capteurs permettront de suivre les emballages tout au long de son cycle de vie. Les exemples sont légions : un emballage qui mesure la température ou la position en temps réel et fournit des informations sur la vie du produit pendant le transport. Où un produit a-t-il disparu de son emballage dans la chaîne de transport ? L’emballage muni d’un capteur fourni la réponse. Imaginer les futures fonctionnalités est certainement la dépense d’énergie la plus importante ici.

« Avec des électrodes à base de cellulose de fibre de bois la batterie en papier est un élément clé du puzzle dans les efforts visant à produire des emballages intelligents qui nécessitent de petites sources d’énergie durables. Stocker de l’énergie dans le papier plutôt que dans des batteries au lithium, par exemple, permet d’utiliser des batteries biosourcées faisant partie d’un système circulaire, ce qui présente des avantages majeurs en termes de durabilité », explique Magnus Wikström, directeur technique chez BillerudKorsnäs.

 

COMMENT CA MARCHE ?

  • une couche extrêmement fine de polypyrrole, de 50 nanomètres d’épaisseur, est appliqué individuellement sur chaque fibre de cellulose.

  • la cellulose est réalisée à partir d’une algue verte et est très poreuse. Deux couches composent les deux électrodes, plaquées sur du papier imbibée de chlorure de sodium, jouant le rôle de l’électrolyte.

  • La charge électrique obtenue est de 600 milli-ampères (mA) par centimètre carré ce qui les rends commercialement intéressantes pour des vêtements et des emballages mais aussi en très grand format pour des batterie de très grandes tailles qui pourraient à faible coût fournir une puissance électrique importante.

le catalogue IKEA vous endort!

Si vous avez du mal à dormir vous pouvez utiliser cette publicité imprimée pour la literie «SOMNIG» dans le catalogue IKEA.

Pour aider ses clients à s’endormir paisiblement (peut-être sont-ils énervés après avoir monté un meuble… ?) IKEA leur propose, après avoir retiré la publicité du magazine, de la poser sur leur table de chevet et de l’allumer…

Allumer ? Mais oui ! Un parfum de lavande mystique –  intégré à l’encre qui a servi à imprimer l’annonce – se diffuse : message, son, odeur, électronique, publicité… tout ça avec du papier ? On cherche à nous endormir !

Vos paupières sont lourdes…

CirclePrinters (ex. Quebecor), le retour !

Circle Media Group, propriétaire de CirclePrinters annonce ce jour la finalisation du rachat de CPI.

Le premier opérateur du livre noir en Europe passe donc sous contrôle néerlandais.

CPI a CA de 360 000 000 €, 2,500 employés et 16 sites de production répartis sur 5 pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, et République Tchèque). L’entreprise produit 400 000 000 de livres par an et son histoire remonte à 1713. De son côté, Circle Media Group compte 2,700 employés et un chiffre d’affaire de 550 000 000 €. Avec ce rachat le groupe comptera désormais 26 sites de production dans 10 pays européens, 135 presses dont 29 sont numériques et dépassera le million de tonnes de papier par an.

Lisez l’intégralité du communiqué de presse.

Print’Story – Episode 55

Depuis un peu plus de deux ans maintenant Antoine fait appel à un graphiste autoentrepreneur, Max.

D’occasionnelles au début, ses interventions sont devenues de plus en plus fréquentes. En effet les clients plébiscitant son travail, l’équipe de l’imprimerie fait de plus en plus appel à lui. Cerise sur le gâteau ses tarifs sont très abordables et sa disponibilité totale.

Antoine est lui aussi très satisfait du travail accompli par Max qui fait correctement son travail et s’accommode de toutes les tâches sans rechigner.

Mais Antoine le sait  bien, depuis quelque temps les choses simples deviennent compliquées et il n’est même pas surpris quand Max demande à le rencontrer pour parler de leur collaboration :

– Bonjour Max, comment ça se passe avec mes équipes, vous avez des soucis ?
– Non, absolument pas, au contraire et c’est pour ça que je me demande s’il ne serait pas temps que j’intègre vos services car je travaille quasiment du matin au soir pour vous…
– Attendez, ne me dites pas que vous voulez que je vous embauche ? J’ai toujours été clair : je vends vos prestations correctement parce que je n’ai pas de charges salariales à supporter, sinon c’est impossible.
– Bien sûr, c’est moi qui les assume !
–  Je ne vous ai jamais demandé de travailler exclusivement pour nous et surtout pas de faire autant d’heures ; d’ailleurs ce n’est pas censé être mon problème !
– Je me suis renseigné : je ne suis pas aussi indépendant que mon contrat le stipule…
– Il est pourtant  bien question de collaboration commerciale ce qui confirme votre statut d’indépendant et il est précisé que vous n’êtes pas salarié et donc pas lié par un contrat de travail. Je le sais car je me doutais de la raison de votre venue et j’ai vérifié ce matin.

Pour éviter que la conversation ne s’envenime Antoine prétexta un rendez-vous et mit fin à l’entretien. Avant de partir Max lui précisa tout de même qu’il travaillait de 9 heures à 18 heures pour l’imprimerie moyennant une rémunération horaire et qu’a priori ça ressemblait plus à un travail de salarié qu’à celui d’indépendant…

Antoine espérait ne pas s’être « auto-piégé » : il se souvenait ne pas avoir sollicité l’UNIIC  pour rédiger ce contrat qu’il avait fait dans l’urgence un soir en utilisant un modèle fourni par son expert-comptable qui l’avait trouvé sur internet…

Mais au fait :
Comment sécuriser les relations avec un autoentrepreneur ?
Un contrat conclu avec un autoentrepreneur peut-il être requalifié en CDI ?
Quelles sont les conséquences d’une requalification pour l’employeur ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Chloé MONLOUIS, étudiante en 4ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC. Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Risques Psychosociaux

Suite à une campagne de sensibilisation sur les RPS qui sème le trouble dans les imprimeries, vous êtes nombreux à nous interpeller quant à sa pertinence. Voici ce que nous pouvons vous dire:

Les Risques Psycho Sociaux existent depuis toujours et entrent dans notre réglementation depuis 2010 ! On doit s’en préoccuper aujourd’hui comme hier.
C’est le rôle du Document Unique de retracer le Risque Psycho Social, la pénibilité, les émissions dans l’atmosphère et bien d’autres choses encore…

Il est souvent délicat de repérer ce risque qui se trouve à la jonction de l’individu et de sa situation de travail.

À cet égard, plusieurs types de risques sont à distinguer :

  • le stress provenant du sentiment de ne pas atteindre les exigences ou les attentes demandées ;
  • les violences internes commises par des travailleurs : conflits majeurs, harcèlement moral ou sexuel ;
  • les violences externes, exercées par des personnes extérieures à l’entreprise à l’encontre des salariés ;
  • les problèmes personnels et/ou familiaux.

Seuls le médecin du travail et l’équipe pluridisciplinaire peuvent traiter ce problème grave s’il apparaît dans votre entreprise.

Adhérents de l’UNIIC, avant de mettre en place des affichages et procédures inutiles et de vous engager dans des démarches longues et coûteuses, consultez vos interlocuteurs habituels à l’UNIIC. Et tenez votre Document Unique à jour !

Print’Story – Episode 54

Une fois de plus Serge vient signaler à Antoine l’absence de Léo :

– Il est régulièrement absent de son poste de travail depuis plusieurs mois et il faut à chaque fois, et au pied levé, trouver un ou une intérimaire pour charger l’encarteuse.
– Il ne prévient jamais ?
– Jamais et au début il apportait des justificatifs du médecin mais désormais, il ne se donne même plus la peine de justifier ses absences. Objectivement je pense qu’il faut s’en séparer et le remplacer par quelqu’un de motivé…
– Bon, vu le préjudice relatif à ses absences et la désorganisation de l’entreprise qu’elles génèrent je pense pouvoir faire le nécessaire mais je n’ai pas envie que ça nous coute un bras d’autant qu’il est totalement fautif !

Antoine s’interroge malgré tout sur la légalité d’un licenciement fondé sur des absences justifiées ou injustifiées…

Mais au fait :
Comment gérer une absence justifiée pour maladie ? Quel est le régime applicable ?
Selon quelles modalités peut-on envisager un licenciement lorsque des absences justifiées perturbent le fonctionnement de l’entreprise ?
Un licenciement pour faute grave est-il envisageable en cas d’absences injustifiées ?
Qu’est-ce qu’une faute grave ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Chloé MONLOUIS, étudiante en 4ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC. Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org

Cartouches et imprimantes : deux déchets, un traitement

Les cartouches et toners faisaient l’objet d’un tri spécifique. Et bien c’est fini ! Ils relèveront à partir de début août de la REP Déchets Equipements Électriques et Électroniques (DEEE).

En clair, vous pouvez les évacuer en même temps que vos systèmes de climatisation ou encore avec vos imprimantes et ce, gratuitement puisque vous aurez payé l’éco-contribution lors de l’achat de vos cartouches.

Une gestion des déchets donc simplifiée et un coût plus faible.

Et, pour terminer cerise sur le gâteau, l’UNIIC vous amène sur un plateau l’offre de l’éco-organisme Ecologic : enlèvement gratuit à partir de 500kg de déchets, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un regroupement (collecte interentreprises).

Si vous souhaitez plus d’informations n’hésitez pas à contacter Matthieu Prévost, Responsable environnement de l’UNIIC : matthieu.prevost@uniic.org

Print’Story – Episode 53

Pour compenser le départ en congés de l’hôtesse d’accueil, Antoine avait laissé à son assistante Cathy et à Claude, le comptable, le soin de recruter une remplaçante pour le mois de juillet.

Lorsqu’il arrive ce matin-là il fait la connaissance d’Inès, au demeurant fort sympathique, mais il est très surpris de découvrir une jeune fille voilée.

Il demande à Claude et Cathy de le rejoindre dans son bureau pour éclaircir la situation et ils lui confirment qu’elle n’était pas voilée lors de son entretien d’embauche. Ils lui apprennent aussi que, bien qu’elle ne soit là que depuis deux jours, un client a déjà fait une remarque sur cette jeune fille qui porte un voile religieux.

Antoine décide donc de convoquer Inès et entre de suite dans le vif du sujet :

–  Je respecte totalement vos convictions mais comme vous n’êtes ici que pour un mois, je vous demanderai de ne pas porter le voile au travail.
–  C’est incroyable, qui cela peut-il gêner ?
–  Pas moi mais certains clients qui ne comprennent pas…
–  C’est dans ma culture je ne l’enlèverai pas !

Antoine lui présente alors le règlement intérieur qu’elle a reçu et accepté lors de son embauche et lui lit l’article qui impose un principe de neutralité, interdisant en conséquence le port de signes ostensibles devant les clients.

–  Je ne l’ai pas lu mais ça ne change rien pour moi.
–  Et pourquoi ne le portiez-vous pas lors de votre entretien d’embauche… ?
–  Je me doutais bien que ça poserait problème…

Antoine ne pouvait en vouloir à Cathy et Claude, il se serait sans doute fait piéger aussi… En attendant il était bien ennuyé…

Mais au fait :
Sous quelles conditions un employeur peut-il restreindre le port de signes visibles au sein de son entreprise ?
Quelles sont les conséquences d’un refus du salarié de se plier à cette neutralité ?

Pour lire les réponses de l’UNIIC, rendez-vous dans la rubrique dédiée.

Réponses élaborées par Sabrina SEHRINE, étudiante en 3ème année de droit à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne et stagiaire au service social de l’UNIIC . Elle a travaillé sous la direction d’Iris DELLOYE- NICLAS, responsable du service Juridique et Social de l’UNIIC – iris.delloye@uniic.org